Bretagne
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De Jacques Cartier à Irène Frachon, en passant par Anne de Bretagne et Jo Velly, voici 20 portraits qui ont façonné l’âme bretonne.
Les Histoires de Bretagne ne manquent pas mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, elle s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent. De nouvelles figures émergent alors, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles, ainsi que de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Sans jargon, d'un rythme de lecture facile, ce livre s'adresse au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien.
La Bretagne armoricaine rejoignit dans la douleur la couronne française. Une « union » orchestrée par le glaive, le sang et la corruption. On est bien loin du « roman national » cher aux manuels d'histoire. Outre les faits, le présent ouvrage rappelle les textes de droit public dont les engagements furent piétinés par la monarchie puis la république. Il rapporte tout particulièrement les aspects politiques et juridiques de l'histoire de la Bretagne par référence aux règles de droit public international. Un utile contrepoint aux discours officiels. Avocat honoraire, Gilbert Filior mesure combien il est utile d'aborder l'histoire à la lumière du droit, et réciproquement. À la trame chronologique, son ouvrage ajoute donc cet éclairage juridique révélateur. Adieu, donc, poncifs, la place est faite ici à une réalité indiscutable.
En se référant aux Bonnets rouges de 1675, les Bonnets rouges de 2013 ont semblé faire de la Bretagne une éternelle terre de résistance et de contestation. Mais qu'en est-il vraiment ? La question sous-tend cet essai qui replace les fureurs armoricaines dans le paysage politique de la France d'Ancien Régime et fait le point sur la révolte des Bonnets rouges et du Papier timbré advenue sous Louis XIV en Bretagne et dans le Sud-Ouest. L'originalité des Bretons ne tient peut-être pas tant au fait de s'être révoltés qu'à l'existence d'une mémoire de la révolte qui nourrit et se nourrit d'un « mythe rébellionnaire breton » constitutif de l'identité bretonne. Mythe de la révolte qui vient ici éclairer la mise en perspective des Bonnets rouges de 2013 et des Gilets jaunes de 2018.
Du plus loin qu'il m'en souvienne, nous, Bretons, avons toujours été indépendants, rebelles à la moindre autorité. Xavier Grall écrivait « que l'on recevra en Bretagne ceux qui sont en règle avec leur âme sans l'être avec la loi... ». Je crois que l'auteur léonard de langue française exprimait là ce que nous sommes réellement : des êtres humains épris de liberté. Notre péninsule de fougères et de genêts, bordée par l'océan, est la patrie de toutes les libertés. Nous sommes prompts à nous révolter, à vouloir toujours défendre la veuve et l'orphelin, à prendre faits et causes pour les uns et les autres, fussent-ils nos ennemis. Nous sommes sensibles à ce que l'on nomme aujourd'hui développement durable, à ces notions de partage et de coopération, si chères à nos coeurs. Nous, Bretons, sommes prêts à accueillir ceux qui souffrent, ceux qui sont seuls et loin de chez eux. Nous ne supportons pas l'injustice. Nous sommes un peuple ouvert, prêt à accueillir le monde en détresse. À condition que l'on respecte notre histoire, nos traditions, notre territoire et nos langues. Notre manière si particulière d'être au monde.
Vous voulez savoir comment les Bretons ont débarqué en Armorique ? Quels sont les symboles de la Bretagne et leur histoire ? Qui est Anne de Bretagne ? Vous vous intéressez à la légende arthurienne ainsi qu'aux corsaires ? Vous aimez les Transmusicales de Rennes ou les machineries de l'île de Nantes ? Alors ce livre est fait pour vous... De symbole en symbole, l'ouvrage propose de retracer l'Histoire de la Bretagne, de la fin de l'Antiquité à aujourd'hui. Il revient sur quelques idées reçues tout en posant des questions essentielles sur les enjeux actuels et à venir du territoire au plus près de la recherche...
À partir de 1905, Marie Le Gac-Salonne écrit une centaine d'articles dans des journaux parisiens et régionaux sous le pseudonyme de Djénane. Elle adhère à l'Union française pour le suffrage des femmes dès sa création puis en devient déléguée pour les Côtes-du-Nord en 1912, menant une propagande active pendant plus de vingt-cinq ans. En Bretagne, l'étiquette « féministe », source de scandale, est difficile à revendiquer pour une bourgeoise, mais l'engagement de Marie Le Gac-Salonne a valeur d'exemple.
La publication du journal d'un curé briéron au XIXe siècle veut être l'occasion de réhabiliter les registres paroissiaux tenus régulièrement par les pasteurs jusqu'à la Première Guerre mondiale. Souvent peu connus, parfois maltraités parce qu'abandonnés dans les greniers des presbytères, ils présentent pourtant un intérêt de premier ordre pour la diversité des renseignements qu'ils peuvent comporter sur le clergé et les fidèles, en un mot sur la vie des chrétientés au siècle passé. Dans ces documents nous sont livrées des scènes variées du microcosme villageois dont on peut essayer de reconstituer le puzzle pour brosser par la suite un tableau d'ensemble de la vie diocésaine, mais aussi départementale. L'histoire des mentalités qui se veut être une histoire totale ne peut négliger cette source d'information de première main dont il est urgent d'entreprendre la sauvegarde.
En 1925, des femmes se présentent aux élections municipales sous la bannière communiste, alors même qu’elles n’ont pas le droit de vote, et encore moins celui d’être élues. Parmi elles, Joséphine Pencalet à Douarnenez, en Bretagne. Fille de marin, elle fait partie de ces sardinières, les Penn Sardin, qui quelques mois plus tôt ont défrayé la chronique pour avoir mené une grève dure, longue et victorieuse. Elle est élue. C’est une première dans la vie politique française. Mais la victoire est de courte durée. L’élection est invalidée et Joséphine Pencalet tombe dans l’oubli jusqu’à sa redécouverte progressive à la faveur des initiatives de passeurs de la mémoire locale et du renouveau féministe. Mais qui était vraiment Joséphine Pencalet ? Une Louise Michel bretonne ? Une féministe avant l’heure ? Pour répondre à ces questions, Fanny Bugnon se penche sur les archives, les traces et les silences laissés par cette femme au destin tout à la fois ordinaire et remarquable. Retraçant son itinéraire, elle dévoile les enjeux sociaux, politiques et économiques qui ont traversé la condition féminine au cours du XXe siècle, bien au-delà du port breton. Maîtresse de conférences en histoire contemporaine et études sur le genre à l’université Rennes 2, Fanny Bugnon a publié : Le Sexe interdit. La sexualité des Français et sa répression (L’Iconoclaste, 2022, avec Pierre Fournié) et Les « Amazones de la terreur ». Essai sur la violence politique des femmes, de la Fraction armée rouge à Action directe (Payot, 2015).
Après Paris, les routes de France et la langue française, Lorànt Deutsch vous invite au pays de Chateaubriand. L'histoire de la Bretagne au rythme de ses villes et villagesBreizh : la Bretagne en breton... Une péninsule où, il y a 6 000 ans, des peuplades venues des confins du monde ont planté dans le sol des pierres de plusieurs tonnes qui se dressaient comme autant de suppliques vers le ciel... De Carnac à Sables-d'Or les- Pins où se développa le tourisme moderne, en passant par Dinard où s'ancra la légende du roi Arthur, c'est toute l'histoire de la Bretagne qui reprend vie ici. Avec sa fidélité celtique, sa foi chrétienne teintée de druidisme, ses femmes influentes et parfois chefs de guerre, et sa duchesse Anne adulée autant que maltraitée après sa mort, mais qui fut pour beaucoup dans le futur rattachement de la Bretagne à la France. Et nous voici bientôt à Brest dont Richelieu voulut faire le plus grand port français, à Lorient d'où l'on s'embarquait pour aller pêcher la morue à Terre-Neuve, à Pont-Aven où nous rencontrons les fauvistes, les symbolistes et les nabis... En cours de route, nous découvrons une population indépendante et généreuse, qui a aboli le servage huit siècles avant la France, refusé la violence des guerres de Religion, et qui a décidé, aujourd'hui, de suivre un nécessaire progrès : préserver sa nature avec l'agroécologie tout en maintenant sa musique, ses langues et ses traditions.
La vérité bretonne." Cette enquête rend à la Bretagne et aux Bretons leur identité et leurs racines. Pourquoi ? Parce que les Bretons ne connaissent pas leur histoire. Hormis Du Guesclin, le roi Arthur avec la série Kaamelott et Anne de Bretagne, ce passé reste confisqué. Par qui et pourquoi ? C'est le sens de cette recherche. Historien et Breton, j'ai voulu comprendre. J'ai puisé dans l'histoire de la Bretagne pour trouver des explications, des réponses, des remèdes. Il m'a fallu cinq ans d'écoute, d'échanges et de réflexion pour saisir ce malaise qui dépasse largement la Bretagne et les Bretons et déborder sur l'histoire de France. Pièce après pièce, j'ai reconstitué le puzzle d'un curieux fonctionnement que l'on cache. En réagissant à l'actualité, souvent dans l'émotion, toujours avec la même volonté d'éclaircir ce passé brumeux, j'ai tenté, lors de cette traversée, sur des mers calmes, agitées et tempétueuses, de faire le point. Et de rétablir la vérité. " F. M.
Comment peut-on être Breton ? Comment le devient-on ? De quelle singularité la Bretagne peut-elle être créditée ? Comment comprendre le décalage entre la fierté des Bretons et leur image vue et transmise par d'autres ? Pourquoi cette identité insubmersible ? La réponse à ces questions est au coeur de ce livre, car l'identité bretonne est née d'une histoire chahutée et mouvante : inscrite dans la longue durée de plus d'un millénaire, la dévalorisation des Bretons, des Bas-Bretons surtout, ne cesse d'étonner quand on la compare à la réalité d'un territoire longtemps autonome, indépendant, riche économiquement, notamment au temps des ducs, aux XIVe et XVe siècles. Joël Cornette, éminent connaisseur de la Bretagne, met en valeur, dans un essai clair et concis, la puissance de cet « État breton » envoie d'affermissement à la fin du Moyen Âge, avant d'analyser ce que l'annexion forcée par le royaume de France, en 1532, a signifié. Déconstruisant les lieux communs qui se sont cristallisés sur cette péninsule et ses habitants, il retrace une histoire méconnue et souligne l'originalité d'une identité bretonne trop longtemps décriée.