Économie mondiale
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Et si le capitalisme moderne ne reposait plus sur la contrainte, mais sur la capture de nos désirs ? Capitalisme, désir et servitude déconstruit les mécanismes par lesquels le système économique transforme nos aspirations en servitude consentie.
Qu'est-ce qui réunit Smith, Polanyi, Friedman, Keynes, Marx et Schumpeter ? Chacun, à sa manière, refuse les grilles de lecture de son temps et la pensée économique mainstream. Face aux mutations enfantées par les révolutions industrielles, ils sont tous des penseurs de l'alternative : ils questionnent l'intervention étatique, le risque d'épuisement de la croissance, son contournement par l'innovation et, surtout, la dose tolérable d'inégalités dans une société. Confrontés aux conséquences des grandes crises économiques contemporaines et des guerres industrielles, ces six auteurs clés posent les jalons de la macroéconomie. En s'appuyant sur de nombreuses citations, cet ouvrage analyse finement la pensée de ces six économistes et propose des mises en perspective pour comprendre les débats politiques contemporains.
Depuis les années 1960, l'essor de certains pays, notamment en Asie, a contribué à masquer le faible développement de l'Amérique latine, voire le retard d'autres pays, comme l'Afrique subsaharienne. Aujourd'hui, plus d'un milliard d'habitants dans le monde vivent encore dans la pauvreté. Les acteurs politiques privilégient actuellement la mise en oeuvre d'interventions au niveau des populations pauvres plutôt que des politiques macro-économiques et structurelles adaptées. François Bourguignon entreprend d'interroger le bien-fondé de ce choix, d'évaluer les savoirs acquis et d'identifier la nature des contraintes politiques dans le contexte de la mondialisation.
"J'en ai lu des livres sur l'Afrique, depuis le temps que je l'aime et que je m'acharne à la comprendre. Peu d'entre eux m'ont autant éclairé." Érik Orsenna C'est en Afrique, désormais, que se jouent la démographie et la croissance de notre planète. Parmi les premières régions touchées par le réchauffement climatique, ce continent porte aussi en germe les drames humanitaires et écologiques de demain. À rebours des idées reçues, cet ouvrage dresse un panorama complet de la réalité africaine, pour comprendre le présent et appréhender l'avenir. Cette nouvelle édition mise à jour aborde successivement les questions de politique, d'économie et de culture, sans omettre les sujets d'actualité que sont le terrorisme, la pauvreté, l'aide au développement... Conçu par un ancien diplomate ayant consacré l'essentiel de sa carrière à l'Afrique, il constitue un outil unique de découverte et d'étude, agrémenté d'une douzaine de cartes.
"J'étais pro-européen comme tout le monde. Parce que c'est comme ça. Parce que l'on vous répète du berceau à la tombe que l'Union européenne est formidable. Parce que, aimant les autres peuples européens, l'idée d'une union pouvait paraître a priori sympathique, vue rapidement de l'extérieur. Parce que l'on vous répète que la France serait trop petite seule dans la mondialisation. Parce que l'Europe, c'est la paix. Parce qu'en sortir serait la catastrophe. Avec du recul et en creusant le fonctionnement de cette organisation politique, tous les arguments en faveur de l'UE sont pavloviens, basés sur des slogans et sur la peur. Vous allez le comprendre : lorsque l'on analyse l'UE en profondeur et que l'on décide rationnellement qu'il vaut mieux s'en libérer, c'est un combat des faits face à un dogme. C'est d'ailleurs tout l'objet de ce livre, répondre au dogme, à la religion de l'UE, par des faits." Ch.-H. G. Préface d'Idriss Aberkane Brexit, rejoignons les Britanniques et reprenons en main notre démocratie et notre liberté
Nous vivons dans un monde où les soubresauts de l'économie font les gros titres : de l'assouplissement des réglementations bancaires aux États-Unis à l'établissement de tarifs douaniers susceptibles de déclencher des guerres commerciales internationales. Les racines de cette situation sont profondes. Dans Crashed, l'historien Adam Tooze montre que les bouleversements d'aujourd'hui ont une origine commune dans la crise économique de 2008 et ses répercussions. Si la crise financière a d'abord été présentée comme une péripétie locale, ce qui s'est passé à Wall Street à partir de 2008 a en réalité bouleversé toutes les régions du globe : des marchés financiers occidentaux aux usines et chantiers en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine. La crise a déstabilisé l'Ukraine, semé le chaos en Grèce, suscité la question du Brexit et préparé le terrain à Trump. C'est la crise la plus grave endurée par les sociétés occidentales depuis la fin de la Guerre froide. Reconstituant l'histoire, l'auteur analyse en détail les décisions et le positionnement des acteurs qui ont dominé l'actualité économique, politique et internationale de ces dix dernières années. Il le fait au prisme de multiples thématiques originales : itinéraires du développement économique et de la dette à la surface du globe ; inégalités politiques issues de l'interdépendance financière des pays ; effets de la crise sur l'ascension spectaculaire des réseaux sociaux et le malaise des classes moyennes. Toujours avec la rigueur de l'historien, Adam Tooze prolonge son étude jusqu'à aujourd'hui et s'interroge sur la perspective d'un ordre mondial progressiste, stable et cohérent à l'avenir.
L'ambition des Nouvelles Routes de la Soie, aussi appelées BRI (Belt and Road Initiative) est de relier la Chine à l'ensemble du continent eurasiatique et à l'Afrique par des voies de communication terrestres et par le renforcement des voies maritimes. La priorité est donnée au co-développement économique entre les 65 pays et régions concernés et la Chine, grâce à une connectivité et une participation active. Ce projet considérable va de pair avec la volonté du président chinois Xi Jinping de faire retrouver à la Chine sa place éminente.
Karine Clément, sociologue et enseignante à l'université Paris 8, a longtemps séjourné en Russie où elle a effectué de nombreuses enquêtes dans une douzaine d'entreprises. Elle en a ramené des témoignages qui nuancent à la fois le tableau noir d'un monde en voie de disparition et l'image colorée d'une population qui se « débrouillerait » et regorgerait de ressources et d'inventivité. Elle explore la vie quotidienne des ouvriers russes et scrute leur subjectivité en leur cédant la parole. Elle nous montre comment ils parviennent, malgré les contraintes qui pèsent sur eux, malgré le poids des rapports de domination, à se forger des espaces d'autonomie individuelle ou collective. Artisans de la chute de l'Ancien Régime, les prolétaires russes ont été sommés d'être libres, en même temps qu'on les privait des moyens de leur liberté. Et tout en perdant les protections des ouvriers soviétiques, ils ont hérité de leurs chaînes. Une fois de plus, ils ont été floués par l'histoire. Le régime ne s'est libéralisé que pour mieux continuer à les exploiter. La tâche est d'autant plus facile que les nouveaux maîtres du Kremlin manient à leur aise la ficelle historique qui permet de jeter le discrédit sur une classe ouvrière qui passe pour avoir été la « classe dirigeante » de l'État soviétique. Là où l'on ne voit souvent dans la Russie d'aujourd'hui que désordre et instabilité, l'auteure nous propose des logiques explicatives d'ensemble où l'instabilité est au coeur de la logique du système qui s'est mis en place sur les décombres de l'URSS.
Plus de quinze ans après la définition du concept de médiation culturelle, celui-ci a acquis une reconnaissance incontestable. Aujourd'hui, il n'est plus possible d'envisager un projet à vocation scientifique et/ou culturelle sans un volet consacré à la médiation. Quelles avancées et quelles dérives a rencontré le concept devenu désormais une discipline enseignée ? À travers une série de contributions, voici un portrait à multiples facettes de la médiation, ses extensions et, en creux, un état des questions en cours.
Les changements du monde rural, en particulier en France, sont aujourd'hui bien connus. Si la campagne agricole a longuement façonné la société française, « l'agricole » ne fait plus « le rural » : le rural est devenu résidentiel, récréatif, et son caractère d'espace naturel est largement reconsidéré. La question de la gestion des espaces ruraux est donc posée. Le rural est-il un espace intégré dépendant de la ville ? Doit-il - ou peut-il - être gouverné comme tel ? Les spécificités du rural doivent-elles au contraire engendrer des finalités différentes, entre efficacité et équité territoriale ? Les mutations des espaces ruraux et l'évolution de la gouvernance obligent à repenser l'analyse économique de ces espaces. L'économie rurale n'est plus seulement une branche de l'analyse économique qui s'intéresserait à l'agriculture, à l'agroalimentaire et à l'espace dit « rural ». En effet, elle s'est ouverte aux concepts et aux méthodes de l'économie spatiale et régionale, de l'économie de l'environnement, de l'économie néo-institutionnelle, de l'économie publique, de l'économie politique. Ces apports ont permis de renouveler les méthodes et les cadres d'analyse, illustrés par les travaux et les réflexions livrés dans cet ouvrage. Repenser l'économie rurale, c'est appréhender le rural, objet désectorialisé, comme un terrain d'application remarquable pour un ensemble d'approches variées. C'est aussi tracer des perspectives pour la recherche, à partir de questionnements aussi bien au plan local que global. Cette contribution collective fournit un panorama de réflexions sur l'évolution des espaces ruraux, en France et à l'étranger. Les auteurs s'appuient sur les sujets abordés par Philippe Perrier-Cornet et sur sa vision pour repenser « l'économie rurale » en tant que discipline, qu'activité économique des espaces ruraux et gestion du rural.
Ce que nous appelons « la » crise, celle qui a débuté en 2008, a sans doute plus que d'autres suscité cette question : l'économie de marché est-elle juste ? Ou, au contraire, porterait-elle en elle-même les inégalités, le chômage de masse, la pauvreté, en un mot, « l'horreur économique » ? Ce volume est le premier d'une série de six publications, faisant suite aux conférences organisées à l'Académie royale de Belgique, avec pour ambition de cultiver ce jardin du bien et du mal et de fournir à ses lecteurs une sorte de « boîte à outils » leur permettant de se forger leur propre opinion. Il pose la question de la vraie nature du marché. Dans certaines conditions, le marché peut arriver spontanément à un équilibre et cet équilibre a des propriétés étonnantes, notamment du point de vue de la justice sociale. Mais que signifient-elles vraiment ? Quels sont les critères de cette justice : au fond, qu'est-ce que la vie bonne, celle qui, dit-on, « mérite d'être pleurée » ? Jean-Pierre Hansen est ingénieur et économiste. Pendant plus de vingt ans, il a dirigé de grandes entreprises d'énergie et de services collectifs, actives en Europe et au grand international. Il préside ou est membre des conseils de sociétés industrielles et financières ainsi que d'organismes socioéconomiques. Membre de l'Académie royale de Belgique, il enseigne au Département d'Économie de l'École Polytechnique (Paris) et à
On entend souvent dire avec cynisme que «l'argent mène le monde». Mais l'argent n'est pas le seul pouvoir économique et le présent livre porte sur un pouvoir qui est à la portée de tous: celui de contribuer par ses choix de consommation au développement d'une économie responsable.Désireuse de partager les résultats de plusieurs années de recherches et de travail sur le terrain, Laure Waridel décortique dans cet ouvrage les rouages commerciaux qui contribuent à accroître les inégalités entre producteurs des pays du Sud et consommateurs des pays du Nord.Laure Waridel analyse en particulier le cas du café, retraçant sa route, de la plantation à la tasse. Elle en présente les principaux intermédiaires et explique les impacts sociaux et environnementaux des choix de consommation que l'on fait.Puis, elle rapporte l'expérience de la coopérative de café UCIRI, située dans le sud du Mexique, qui fut l'une des premières organisations paysannes à exporter du café équitable et biologique en Europe. À travers son émouvant témoignage, l'auteure raconte l'histoire de cette petite communauté autochtone fière, tenace et courageuse, dont elle a partagé le quotidien, les espoirs et les difficultés. Une histoire édifiante qui décrit l'importance mais aussi les limites du commerce équitable et montre la nécessité d'instaurer un système économique mondial au service des populations plutôt que des multinationales. Ce livre est un appel à l'action!
Qu'est qu'une Petite Économie Insulaire (PEI) française ? Quelles sont les spécificités de sa trajectoire historiographique, sociale, économique, culturelle, sociétale, institutionnelle et identitaire d'une PEI française ? Quels sont les enjeux et perspectives pour une telle économie impactée par l'antériorité coloniale ? Avec clarté, interdisciplinarité et altruisme, l'ouvrage s'inscrit dans la perspective d'une réflexion sur le fait postcolonial dans le contexte d'une Petite Économie Insulaire, ancienne colonie française, la Guadeloupe. Plusieurs des dimensions spécifiques de l'île y sont abordées : économique, géographique, historiographique, identitaire, sociétale, entrepreneuriale et managériale. S'inscrire dans une réflexion sur le fait postcolonial, en France, traduit la volonté d'une meilleure connaissance des racines précoloniales et coloniales. L'auteure entreprend une analyse fine, en contournant l'écueil de la subjectivité ou d'une conversion communautariste. Johanna Pierre-Justin Virapatirin est enseignant-chercheur à l'IUT de la Guadeloupe Université des Antilles. Docteure en sciences de gestion, ses recherches portent principalement sur les styles de management dans les cultures postcoloniales.
Ce livre part du constat qualifié de « paradoxe de la gouvernance » pour décrire le caractère paradoxal et contradictoire, entre une volonté affichée par les pouvoirs publics de consacrer les principes d'une « gouvernance renforcée » et la réalité sur le terrain infirmant cette volonté. Le tourisme marocain se trouve tiraillé et confiné entre une gouvernance « de forme » caractérisée par son aspect institutionnellement « parfait » et « utopique » et une gouvernance « de fait » dont les règles du jeu sont prescrites et maintenues par des groupes d'intérêt.
La lutte contre la pauvreté a depuis fort longtemps constitué l'une des préoccupations majeures de la communauté internationale sans qu'elle ne puisse, à aucune étape historique, parvenir à son éradication. Au Maroc, des millions de personnes de catégories sociales gisent toujours dans le gouffre de la misère. L'auteure étudie le rôle joué par les microcrédits, comme mécanisme, dans la lutte contre ce fardeau. Il s'avère que la pauvreté et les politiques adoptées à l'échelle nationale vont dans des sens opposés. En outre, les microcrédits ne constituent qu'une solution ségrégationniste qui perpétue la persistance de grands écarts entre les catégories sociales.
La crise que la région du Kasaï a connue entre août 2016 et fin 2017 a auguré d'un régime de violence et laissé des stigmates qui tourmenteront de nombreuses générations. Cet ouvrage met en lumière la dynamique complexe de la crise du Kasaï non encore suffisamment documentée sur le plan scientifique et se focalise sur les enjeux et les défis majeurs de la gestion de l'après-conflit au Kasaï central, épicentre de la crise.
This book is about the economics and management of the process of innovation: a key for growth and wealth. This book does not target a new theoretical contribution but presents the results of applied field research over a long period of time and in many different geographical and sectoral contexts as well as different size of organizations. This is based on the authors' long academic experience as professors, senior researchers and lecturers in Europe, China and in The United States with focus in the field of economics and management of technology and innovation at bachelor, master and doctoral levels.
Ce livre expose les grands principes de gouvernance des banques centrales, la pertinence du choix des régimes de change, les stratégies de mise en oeuvre de la politique monétaire commune, les résultats obtenus ainsi que les perspectives envisageables pour l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Il est le fruit d'une réflexion issue d'une longue expérience dans la pratique, l'analyse et la recherche économique, monétaire et financière.
Pour favoriser l'innovation, les gouvernements s'efforcent, par des politiques de clusters et pôles de compétitivité, de guider et soutenir les initiatives locales. Depuis les années 1990 la Russie a favorisé l'émergence de "milieux innovateurs" dans des territoires disposant d'atouts productifs significatifs. La politique de "clusters" territoriaux d'innovation initiée en 2012 s'efforce d'encourager une gouvernance locale dite "inclusive".
Les opérations intragroupes ou opérations de "prix de transfert" représenteraient entre 30 et 60 % du commerce mondial. La "multinationale" est traquée par le fisc. Les paradis fiscaux et le dumping fiscal, tant décriés, semblent prospérer toujours. Comment les réglementations évoluent et qu'est-ce que cela implique pour les entreprises multinationales ? Quelle importance accorder à ces opérations et quels impacts pour les Etats ? Ce livre définit, contextualise et analyse les opérations de prix de transfert en accordant une vision claire des enjeux associés à ces transactions et détaille les libertés et les contraintes qui pèsent sur les groupes mondiaux.
L'auteur analyse ici l'option pour l'intégration économique et présente ses indéniables avantages, les instruments qui permettent de réaliser cette intégration, ainsi que les contraintes liées à celle-ci et les techniques utilisées pour la réaliser. Il apparaît que les régions africaines qui connaissent un niveau avancé d'intégration économique sont celles qui ont réalisé l'intégration ou l'harmonisation juridique la plus avancée.
« N'engage pas le débat lors d'un diner car celui qui n'a pas faim aura le dernier mot. » Cette citation de Richard Whateley résume bien cet ouvrage d'Ousmane Sonko. Loin du tumulte soulevé par le débat sur la découverte, et surtout la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal dont il a été un des acteurs, il a opté pour une démarche pragmatique, au moyen du support de l'écrit, pour édifier une opinion abusée et profane en cette matière complexe. Il éclaire, argumente et documente, démêle et explique tous les enjeux liés aux affaires traitées : « Au-delà du pétrole et du gaz, l'affaire, révélée par le dossier PETRO-TIM, a des implications insoupçonnées aux plans démocratique, institutionnel, administratif, judiciaire, citoyen, national et international. C'est pourquoi nous avons senti l'impérieuse urgence de ce livre de clarification et de mémoire ». Au fil des lignes, ce qui frappe le plus, c'est la trame et la précision argumentaire et documentaire ; la maîtrise d'un sujet qui, a priori, ne relève pas de la formation intrinsèque de l'auteur. L'ouvrage apparaît ainsi comme un bréviaire pour qui veut comprendre la problématique des ressources naturelles du Sénégal, singulièrement pétrolières et gazières.
Tokyo est entré dans la compagnie des grandes capitales occidentales, mais la question qui revient est encore de savoir si la démocratie a fait souche au Japon. Ceux qu'on appelle « révisionnistes » aux États-Unis ont forcé les japonologues à la reprendre sérieusement. Le recueil que voici s'en inspire, mais ne s'y restreint pas. Le Japon intriguait beaucoup d'esprits curieux quand croissaient sa masse et sa puissance. Ils s'étonnent aujourd'hui que la force de l'État paraisse suspendue par exemple, que le pouvoir du yen ne s'impose pas plus. D'où vient donc chez les Japonais ce mépris de fortune ? On peut s'en faire une idée quand on lit les critiques qu'ils s'adressent eux-mêmes. L'État s'est occupé du développement plus que des lois. Il y a eu une main cachée dont l'action dans l'ensemble était très favorable. Avoir ce qu'on veut sans le vouloir, et vouloir ce que l'on n'a pas - comme dit la comptine alsacienne - provoque, le moment venu, une introspection salutaire. « L'indifférence, c'est par là que commence la fin de la nation » dit la bande d'un livre neuf qui attire les lecteurs au Japon, en 1994. Le caractère multiforme de ce livre est sa justification. De chaque partie, devrait pouvoir renaître le tout. Le monde des politiciens et celui de l'administration dans leur décor dépourvu d'armes et plutôt sobre de lois, le pacifisme tenant lieu d'internationalisme, l'idéal marchand renaissant comme une valeur comparable à la croissance industrielle, l'incrédulité qui frappe la valeur propre de l'argent, reviennent à une même chose que l'on pourrait appeler le livre du dedans.
Les crises environnementales et les crises socio-économiques affectent notre quotidien. Face à ces crises "naturelles" répétitives, l'intérêt porté à notre environnement et à son évolution s'accroît. Parallèlement, les crises socio-économiques et financières se produisent et se reproduisent sans sembler vouloir s'arrêter. Comment réduire la vulnérabilité de nos sociétés vis-à-vis de ces crises? Comment adapter nos sociétés pour les rendre moins vulnérables? Le premier pas passe par la description du fonctionnement des interactions entre société, nature et technique.
Les départements d'Outre-mer aux Antilles françaises ont un statut ambigu : départements, ils font partie intégrante de la France, dépendances de la France, ils sont en vérité des néocolonies. Cet essai théorique veut mettre en avant les mécanismes majeurs de la domination de caste aux Antilles, ainsi que ceux de l'aliénation, sur lesquels repose vraisemblablement toute forme de néocolonialisme contemporain, et avec lui les principales articulations politiques et économiques du monde occidental.
Se basant sur la crise économique mondiale de 2007, qui a débuté aux Etats-Unis, l'auteur nous explique qu'elle ne constitue qu'un début. La crise actuelle est étudiée en comparaison avec celle de 1929, jugée de moindre ampleur. Le programme d'un candidat de la "vraie" gauche pour les élections de 2012 est présenté en conclusion.
Le décollage économique de Pékin et des autres pays Brics (Inde, Russie, Brésil, Afrique du Sud) bouleverse la donne économique mondiale. Or ces pays ont un grand besoin des matières premières dont regorge l'Afrique afin de développer et soutenir leurs économies. Ce livre propose de démêler l'écheveau des stratégies économiques des partenaires du continent africain et de pénétrer les arcanes de la diplomatie et des relations économiques internationales.
L'énergie est un enjeu majeur au XXIe siècle, s'inscrivant dans une problématique géopolitique plus large, dans la mesure où la géoénergie laisse apparaître, encore actuellement, une prédominance des énergies fossiles, au premier rang desquelles se situe le gaz. Actuellement, le gaz se positionne comme une énergie alternative et en cours d'évolution. Le gaz de schistes va-t-il représenter une révolution géoéconomique ?
S'inscrivant dans un courant d'analyse économique qui accorde une forte territorialité aux phénomènes économiques, cette étude évalue cette problématique à propos du cas marocain. Le territoire est considéré comme un moteur de développement. Le développement naît du partenariat entre les acteurs locaux réunis autour d'un projet où le territoire est un support de relations sociales plus qu'un cadre spatial prédéterminé.
Un guide pratique et accessible pour mieux comprendre les apports de Joseph Stiglitz Partisan des idées du célèbre économiste John M. Keynes, Joseph Stiglitz ne partage pourtant pas tous les postulats de son aîné et apporte sa propre pierre à l'édifice en développant de nouvelles théories. Parmi ses apports majeurs, on retrouve notamment sa contribution au développement de l'économie de l'information. Dénonçant par ailleurs certaines politiques des grandes institutions telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, il tente d'installer un véritable dialogue entre économistes et non-initiés, en prônant un accès équitable aux informations pour que chacun puisse comprendre les enjeux de notre société. Ce livre vous aidera à : o Découvrir l'économiste incontournable qu'est Joseph Stiglitz o Mieux percevoir les enjeux de l'économie de l'information o Comprendre sa vision o Et bien plus encore ! Le mot de l'éditeur : « Avec l'auteur, Mouna Guidiri, nous avons cherché à présenter aux lecteurs un des plus grands économistes de notre époque, un prix Nobel incontournable. » Juliette Nève À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Culture économique La série « Culture économique » de la collection 50MINUTES propose des documents qui invitent tous les curieux à réfléchir sur les enjeux et les réalités qui façonnent le monde économique actuel. Nous avons conçu la collection Business & Economics en pensant aux nombreux professionnels obligés de se former en permanence en économie, en management, en stratégie ou en marketing. Nos auteurs combinent des éléments de théorie, des pistes de réflexion, et dans certains cas des études de cas et de nombreux exemples pratiques pour permettre aux lecteurs de développer leurs compétences et leur expertise.
Les différentes réformes budgétaires et comptables, entreprises depuis la fin des années 1990, visent une meilleure performance de la gouvernance financière. Le Trésor Public, étant au coeur de la politique économique de l'Etat, devrait poursuivre ses réformes internes, en termes d'innovation, de répartition et de coordination des attributions et tâches, afin de pouvoir répondre aux différents enjeux et défis de performance exigés par les perspectives financières internationales, sous-régionales et nationales.
La crise a mis à vif les déséquilibres économiques de nos sociétés européennes. Les prochaines années auront un parfum de crépuscule car l'État-providence risque de devoir se transformer en État-banquier. Il devra aussi reformuler ses propres systèmes sociaux. Nos communautés traverseront donc un profond changement de modèle, touchant à la trame de nos valeurs collectives. Ceci ramène à un des grands défis de nos communautés européennes : la répartition des richesses, c'est-à-dire l'alignement des intérêts privés et des bénéfices sociaux. Cet opuscule rassemble des questionnements et des intuitions relatifs à la crise économique contemporaine, et plus particulièrement à l'endettement public, à l'impôt et à la monnaie qui formulent conjointement la représentation de l'État. Bruno Colmant est Docteur en Économie Appliquée (ULB). Il enseigne la finance appliquée et l'économie dans plusieurs institutions universitaires belges (Solvay Business School, Louvain School of Management et Vlerick Business School) et étrangères. Il est membre de la Classe Technologie et Société de l'Académie royale de Belgique