Méthodologie économique
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Qu'est-ce que le capitalisme ? Le mot est couramment utilisé, mais sait-on clairement ce qu'il signifie et ce qui le distingue d'autres systèmes économiques mais aussi politiques ? Car plus qu'un système économique, le capitalisme est une forme d'organisation de la société, un aménagement des liens sociaux et une croyance collective qui policent nos comportements. À partir d'une approche historique, Pierre-Yves Gomez met au jour la structure du capitalisme en la comparant à celle d'autres civilisations. Il montre en particulier l'importance qu'y joue l'État-nation, la place ambiguë du « marché », le rapport à l'environnement naturel qu'il impose et pourquoi la recherche du profit constitue la clé de voûte de sa culture. Une analyse décapante et rigoureuse qui permettra au citoyen éclairé de se faire sa propre opinion sur l'avenir de nos sociétés.
Comment peut-on être protectionniste ? Pour le discours économique dominant, c'est le libre-échange qui a apporté la prospérité générale, la paix internationale et le bonheur des peuples. Mais ce discours n'entretient-il pas sciemment la confusion entre autarcie et protectionnisme, surtout si l'on envisage celui-ci comme une forme de régulation, à l'image des écluses régulant le cours d'un fleuve ? Le retour du protectionnisme est aujourd'hui une évidence. Il a une histoire, qui remonte à la naissance de l'économie politique « classique ». Parmi ses principaux théoriciens : Georg Friedrich List (1789-1846) ou encore Henry Charles Carey (1793-1879). Or, le protectionnisme peut-il réellement avoir de l'avenir dans un monde ouvert et globalisé ? C'est ce que Jacques Sapir explore dans cet ouvrage. Sans être exhaustif mais avec un grand souci de clarté, il donne une vue fidèle du déploiement de la pensée protectionniste et des arguments qui plaident en sa faveur. Ce faisant, il déconstruit quelques idées reçues bien ancrées et prouve notamment que c'est le protectionnisme, et non le libre-échange, qui est à l'origine de la croissance économique...
Ce livre d'introduction réussit l'exploit de simplifier la présentation de l'économétrie. Les méthodes économétriques sont présentées avec l'objectif de répondre à des questions pratiques liées à l'analyse du comportement des agents économiques, l'évaluation de politiques publiques ou la réalisation de prévisions. Ce manuel de référence : permet de comprendre et d'interpréter les hypothèses d'un modèle à la lumière de nombreuses applications empiriques et distingue clairement le type de données analysées. couvre les données en coupe transversale et les séries chronologiques. aborde les données de panel. offre également une introduction aux modèles à variable dépendante limitée, essentiels en économie appliquée et en gestion. Chaque chapitre propose le cours, un résumé, des mots clés, ainsi qu'un large éventail d'exercices, dont un grand nombre repose sur l'utilisation de bases de données économiques disponibles sur le web. Le lecteur peut ainsi reproduire les exemples empiriques développés dans les chapitres de l'ouvrage et maîtriser toutes les étapes de la modélisation économétrique. Étudiants : + de 450 exercices à télécharger Enseignants : identifiez-vous et accédez à des ressources en anglais (PPT, corrigés des exercices). Les « + » : o Résumés de chapitres o Études de cas et exemples o Questions de réflexion avec corrigés o Mots-clés et glossaire
Depuis la fin des années 1970, la plupart des pays industrialisés formulent une supplique lancinante : que la croissance revienne ! Or partout en Europe la croissance semble essoufflée. Parallèlement, la prise de conscience de l'urgence de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, intimement liées à l'activité économique et responsables pour partie du dérèglement climatique, est de plus en plus forte. Poursuivre la croissance à tout prix, est-ce raisonnable sur une planète marquée par la finitude, notamment des ressources naturelles ? D'où l'interrogation qui traverse tout cet ouvrage : la croissance est-elle encore réalisable et souhaitable ?
De nombreux escrocs sont séduisants. Les économistes sont de ceux-là. Car les promesses qu'ils font sont irrésistibles : croissance des revenus, augmentation du nombre d'emplois, réduction du temps de travail pour les uns, accumulation défiscalisée du patrimoine pour les autres, reprise de l'activité par les innovations... On ne refuse pas une promesse d'économiste. Et pourtant, notre environnement lui-même exprime à sa manière le ras-le-bol des déchets que notre système économique tente par tous les moyens de lui faire avaler. Il serait temps pour nos sociétés de cesser de gober les mensonges des économistes qui accompagnent cette prédation à grande échelle de nos ressources, de notre climat et du vivant. Ce petit livre, tout simplement armé d'une certaine expérience en matière de transmission des théories économiques, vise à donner à chacun, dans les termes les plus familiers possible, les moyens de ne plus être abusé par les économistes. Il suit en cela la mise en garde formulée par la grande économiste Joan Robinson : « Le but de l'étude de l'économie n'est pas d'acquérir un ensemble de réponses toutes faites aux questions économiques, mais d'apprendre à éviter d'être trompé par les économistes ».
Découvrez l’œuvre majeure de John Stuart Mill, penseur libéral du XIXe siècle, qui révolutionna l’économie politique en alliant libre concurrence et justice sociale.
L'Afrique regorge de richesses minérales - or, diamant, cobalt, bauxite - mais reste paradoxalement le continent le plus pauvre. Pourquoi ce contraste saisissant ? Cet ouvrage propose une analyse claire et rigoureuse des causes profondes de ce déséquilibre. De la traite négrière à la colonisation, des indépendances fragiles aux formes contemporaines de dépendance, il met en lumière les mécanismes historiques, politiques et économiques qui ont enfermé l'Afrique dans un rôle d'extracteur de matières premières, sans transformation ni valeur ajoutée. À travers les exemples emblématiques de la Guinée et de la République démocratique du Congo, l'auteur décrypte les logiques de contrats inéquitables, de fragilité institutionnelle et d'absence de vision industrielle. Mais loin de tout fatalisme, ce livre ouvre des perspectives : il montre que l'Afrique peut reprendre le contrôle de ses ressources, renforcer ses capacités et construire une véritable souveraineté économique. Un ouvrage essentiel pour comprendre les racines d'un paradoxe majeur - et entrevoir les chemins possibles de sa résolution.
Décryptage complet du secteur automobile marocain, devenu premier exportateur national et moteur de l’économie.
Et si la souveraineté africaine passait d’abord par la monnaie ? Penser la monnaie au service du panafricanisme propose une refonte audacieuse des systèmes monétaires.
Et si l’Afrique s’affranchissait enfin du franc CFA ? La création de la monnaie unique commune africaine propose une analyse percutante des enjeux monétaires du continent et plaide pour une souveraineté financière africaine.
"Ce que signifie être économiste" - George Akerlof, prix Nobel d'économie. Au lendemain de la crise financière et de la « Grande Récession », la science économique semble n'avoir de science que le nom. Dans cet ouvrage piquant et composé de main de maître, Dani Rodrik examine, en éminent critique du dedans, la science économique dans ses moments de performance comme d'impuissance. Il soutient que la science économique peut se révéler un outil efficace pour améliorer le monde - mais seulement si les économistes abandonnent les théories universelles et s'attachent à bien comprendre le contexte. Le propos du livre est de démontrer que les modèles mathématiques tant vilipendés de la discipline constituent sa véritable force, les outils qui en font une science. Trop souvent, cependant, les économistes prennent un modèle pour la panacée. Or des situations différentes exigent des modèles différents. Qu'il s'agisse de la croissance des inégalités au niveau mondial, des conséquences du libre-échange ou du déficit budgétaire, Rodrik explique comment l'utilisation des modèles adéquats peut procurer de nouvelles et précieuses perspectives sur la réalité sociale et la politique officielle. À la fois critique vigoureuse de la discipline et plaidoyer en sa faveur, ce livre montre la voie d'une science plus humble, mais plus efficace.
"L'économie ouverte (1948-1990)" est le 4e tome de la "Nouvelle histoire économique de la France contemporaine" et retrace la période située entre les trente glorieuses, la crise, les années qui ont vu l'apogée de l'État Providence, jusqu'à la France post-industrielle.
Et si le budget national devenait le levier clé du développement africain ? Budgeting Sensitive to Demographic Dividend propose une méthode révolutionnaire pour transformer la structure démographique en croissance économique durable.
Transformez les défis démographiques en leviers de croissance avec Budgétisation sensible au dividende démographique de Latif Dramani.
Et si la finance pouvait allier éthique, solidarité et efficacité ? Finance islamique et tontine explore comment deux modèles — l’un ancré dans la tradition africaine, l’autre dans les principes de la Sharia.
Au cœur des montagnes du Sud-Kivu, découvrez comment le capital social transforme la production agricole dans une région marquée par les conflits et la résilience.
Et si le Sénégal détenait déjà les clés de son propre essor ? Le succès du Sénégal propose une analyse sans concession des blocages économiques et sociaux du pays, et surtout, un plan d’action concret pour libérer son potentiel.
En Côte d’Ivoire, 86% des terres rurales se transmettent par héritage : une réalité méconnue que ce livre éclaire à travers une enquête de terrain inédite. Comment les traditions coutumières résistent-elles à la modernité juridique ?
Terres ancestrales, capital global : et si les communautés rurales réinventaient la résistance face à l’accaparement des sols au XXIe siècle ?
Et si la clé du développement durable se trouvait dans l’engagement local et la jeunesse ? Ecosystème communautaire propose des solutions concrètes pour transformer les défis sociaux et économiques en opportunités, grâce à l’agriculture.
Et si les réponses aux défis économiques actuels se trouvaient dans les idées d’un penseur du XIXe siècle ?
Et si la transition écologique devenait une opportunité plutôt qu’une contrainte ? Génération Circulaire démontre, chiffres et témoignages à l’appui, comment l’économie circulaire peut transformer notre modèle économique en un cercle vertueux.
Le Sénégal à l’ère du pétrole : voici l’analyse experte et accessible des enjeux économiques, juridiques et géopolitiques qui redéfinissent l’avenir du pays.
Depuis 2017, en France, l'idée d'un revenu de base progresse dans le débat public tout en se nourrissant de nombreuses réflexions théoriques. L'auteur entend partager ses convictions sur un mode particulier de financement de cette allocation universelle. Pour lui en effet, seule une séparation nette entre les revenus du travail et une allocation pour tous peut conduire et à la faisabilité et à l'acceptation générale d'un tel changement de paradigme. Il se distingue en cela des propositions émises par d'autres défenseurs du revenu de base, lesquelles s'appuient principalement sur un partage des revenus.
Depuis la fin des années 2000, le design fiction et le science fiction prototyping ont changé la manière d'innover. Ces techniques de créativité proposent aux entreprises, aux institutions étatiques, aux associations et aux armées d'utiliser la science-fiction pour concevoir des prototypes, pour imaginer les applications concrètes d'inventions technologiques. La prospective utilise depuis longtemps la science-fiction, et les films d'entreprises comme General Motors, Apple ou Orange étaient à l'avant-garde de ce nouveau courant, nommé science-fiction institutionnelle. De nombreux exemples sont tirés d'anthologies de science-fiction d'entreprises comme Microsoft, ANA, Sony ou la MAIF. Les oeuvres d'institutions étatiques ou d'universités révèlent la vitalité et la créativité de nombreux acteurs publics. Enfin, ce courant est particulièrement influent dans les armées occidentales, comme en témoigne le récent programme de la Red Team française. La science-fiction institutionnelle réactive la pensée créative du système capitaliste. Prenant le relais d'une tendance dystopique depuis une vingtaine d'années, ce nouveau courant pourrait bien contribuer à trouver des solutions originales aux nombreux problèmes économiques, environnementaux et géopolitiques auxquels est confronté le monde.
L'économie politique, comme science de la société, ne pourrait exister sans le recours à différentes fictions : tel est le constat qui guide la relecture de l'oeuvre d'Adam Smith par les auteurs. Ils cherchent ainsi à repérer la façon dont l'économiste non seulement invente une nouvelle discipline, l'économie, mais surtout traite du monde de son temps. Par son rapport complexe au champ imaginaire, Smith donne corps aux espoirs d'émancipation des Lumières. Il souligne les impasses historiques du Vieux Continent, abîmé par les abus de pouvoir des États et la jalousie de marchands, et rêve d'une renaissance de la modernité européenne dans les colonies de la jeune Amérique. Les auteurs étudient ce champ imaginaire, structuré par quatre régimes de fiction : l'illusion de la richesse, la désymbolisation du monde productif, la projection d'un renouveau de modernité européenne dans le monde colonial, l'utopie du commerce mondial. En espérant que les lecteurs prolongeront ensuite le geste de Smith aujourd'hui, en inventant, non pas d'autres imaginaires que l'économie, mais d'autres imaginaires en économie.
Elinor Ostrom est mondialement reconnue pour son travail sur les communs. Relire ou découvrir son discours d'acceptation du Nobel d'économie de 2009 montre combien sa vision à la fois écologique et sociale ouvre des perspectives actuelles. Elle a su critiquer les modèles de l'économie dominante et mobiliser son savoir scientifique issu du terrain au profit d'une vision humaniste. Elle propose de remplacer le modèle abstrait d'individus réduits à des calculateurs à la recherche d'avantages vers des coopérateurs protégeant collectivement les ressources vitales. Sa théorie s'appuie sur de nombreuses recherches coopératives sur le terrain dans le monde entier. Dans sa préface, Benjamin Coriat remet en perspective les travaux d'Elinor Ostrom au sein des recherches actuelles sur les communs. Il donne des clés pour comprendre les travaux d'Elinor Ostrom et ouvre des perspectives pour le mouvement des communs. « Un aspect central de toute politique publique devrait être de faciliter le développement d'institutions tirant parti de ce qu'il y a de meilleur chez les êtres humains » Elinor Ostrom
Connaître les travaux des économistes et des sociologues qui, par le passé, ont marqué l'histoire de leur discipline est un exercice imposé pour tous les étudiants ou lycéens en sciences sociales. Mais c'est aussi, pour les non-initiés, un excellent moyen pour comprendre la logique des débats actuels d'experts sur l'emploi, la croissance, les inégalités... Le parti pris de ce livre n'est donc pas celui de l'exhaustivité, mais de la clarté : après le tome 1 de « Déchiffrer les grands auteurs de l'économie et de la sociologie » (des mercantilistes à Schumpeter et Keynes), ce tome 2 présente les auteurs majeurs de l'après-guerre (François Perroux, Milton Friedman, Friedrich Hayek, Pierre Bourdieu, John K. Galbraith, Albert Hirschman, Joan Robinson, Gunnar Myrdal ou Nicholas Kaldor). Avec cette qualité de style qu'on lui connaît pour rendre vivantes et accessibles les analyses de spécialistes, Denis Clerc expose de façon remarquablement limpide l'originalité scientifique de chacun des auteurs sélectionnés, et leurs polémiques - parfois vives - sur des débats toujours d'actualité : l'aggravation des inégalités nuit-elle à la croissance économique, comme le pense N. Kaldor ? Pourquoi J. Robinson, F. Hayek, M. Friedman ou J. Hicks plaident-ils pour, ou contre, l'intervention économique de l'État ? Peut-on relancer la croissance et l'emploi en créant de la monnaie ? Comment le prix Nobel A. Hirschman explique-t-il le rôle des idées et des mouvements sociaux dans l'évolution économique ?... Des débats académiques qui n'ont rien d'académique !
Analyser les modèles d'activité des établissements culturels patrimoniaux (bibliothèques publiques, musées de France, centres d'archives) permet de saisir leur organisation et leur fonctionnement et aide ainsi à favoriser leur pérennité dans un environnement contemporain composite plus ou moins menaçant. Au regard de leurs missions, quels sont aujourd'hui les modèles d'activité de ces établissements qui peuvent être qualifiés de viables, durables ou soutenables ? Voit-on se profiler de nouveaux modèles pour l'avenir ? Pourquoi, comment et avec quels effets une partie de ces établissements décident-ils de diversifier leurs activités en proposant à leurs visiteurs ou usagers des prestations et des interventions d'artistes de spectacle vivant ? Cet ouvrage offre un ensemble divers d'éléments de réponse rédigés par des spécialistes des musées, du patrimoine culturel et duspectacle vivant. Leurs investigations contribuent à mieux appréhender l'étendue de la charge de préserver le passé.
La publication de cette anthologie répond à la volonté de rassembler et rendre disponibles certains textes importants de l'approche institutionnaliste de la monnaie telle qu'elle s'est développée en France depuis le début des années 1980. De nombreux auteurs ont oeuvré dans ce sens, dans des écrits parus sur des supports variés (revues, ouvrages collectifs...) dont beaucoup ne sont plus édités aujourd'hui.Les sept textes sélectionnés, dont la rédaction s'étale sur une trentaine d'années, permettent d'esquisser les contours de cette approche spécifiquement francophone et d'identifier les apports principaux de ce corpus à la compréhension des phénomènes monétaires d'hier et d'aujourd'hui, de notre société et de sociétés autres. Ils illustrent aussi l'ambition de cette approche à proposer une alternative crédible aux conceptions instrumentales dominantes, et à saisir l'institution monétaire à partir de savoirs disciplinaires variés.
Né presque sur un coup de tête politique, l'Office National de l'Assainissement du Sénégal (ONAS) a vu le jour en 1996, propulsé dans une mission titanesque : prendre en main un secteur oublié, complexe et coûteux. Très vite, la réalité s'impose : infrastructures vieillissantes, recettes insuffisantes, et une survie assurée par une perfusion financière permanente. Dans l'ombre des grandes politiques publiques, ses équipes affrontent un travail ingrat, fait d'urgences parfois nocturnes, d'odeurs tenaces, de stress permanent et d'une pression constante pour livrer, coûte que coûte, des services de qualité au bonheur des populations. Au fil des années, la valse des Directeurs généraux, chacun imposant sa propre méthode, empêche l'installation d'un management solide et cohérent. Plus grave encore, l'assainissement autonome - pourtant clé pour un accès universel - reste cantonné aux marges, refusé comme pilier stratégique national. Ce récit, à la croisée du roman et du témoignage, dévoile les coulisses d'une institution qui, malgré tout, continue de se battre. Il lance un appel vibrant aux décideurs africains : hisser enfin l'assainissement autonome au rang des priorités, lui donner les moyens d'exister, et faire de l'assainissement pour tous une réalité, au Sénégal comme sur l'ensemble du continent.
Et si le Sénégal osait repenser sa monnaie ? Serigne Momar Seck, économiste et spécialiste de la macroéconomie, propose une analyse audacieuse des scénarios possibles pour l’avenir monétaire du pays.