Biographies & Monographies
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Quelle place le capitalisme occupe-t-il dans la vie des enfants?? Et dans quelle mesure les industries culturelles prennent-elles part à la fabrique de l'enfance?? C'est à partir d'un cas singulier appartenant au secteur florissant du loisir éducatif, les parcs à thème de l'entreprise KidZania, que cet ouvrage explore ces questions. Dans ces espaces de jeu mondialisés à la forme de ville miniature, installés dans des malls de quartiers aisés de grandes métropoles, les enfants de 4 à 12 ans sont invités à jouer à travailler, à gagner de l'argent et à consommer auprès de vraies entreprises et institutions. L'enquête, conduite sur plusieurs années dans les parcs de Santiago du Chili et de Dubaï, dévoile comment les lieux se présentent comme des espaces de représentation et de performance de la société de marché, mais également des arènes de débats sur les formes de vie à l'heure du capitalisme tardif. Produits de l'industrie culturelle de l'enfance, ces espaces mettent au jour les intrications puissantes entre les sphères des loisirs, de l'éducation, de l'économie et de la culture, et mènent à s'interroger sur la façon dont les enfants grandissent dans les espaces urbains globalisés.
En région bruxelloise, les demandes architecturales de densification verticale à travers la surélévation d'un bâti existant font leur retour en force depuis quelques années. Dans la capitale, de nouveaux projets sont en cours de réalisation. L'art de la surélévation semble connu et maîtrisé. Paradoxalement à ce constat, ce n'est pas ce qui ressort du discours architectural et institutionnel rencontré lors d'entretiens consacrés à la question. Beaucoup d'acteurs de ce secteur semblent manquer d'outils théoriques et référentiels pour adopter un discours et une approche clairs sur le sujet. Au regard de la littérature architecturale bruxelloise, cette thématique y est quasi inexistante, alors qu'elle existe depuis le début du XXe siècle. Cet ouvrage axe son étude de la surélévation en la confrontant au style architectural néoclassique ayant une valeur patrimoniale intéressante et se retrouvant dans un grand nombre de maisons bruxelloises sujettes à la surélévation.
Fantastiques ? Spectaculaires ? Macabres ? De foire ? Toujours est-il que fin XIXe, sur le boulevard de Clichy, alors que le Chat Noir et son maître quittent Rochechouart pour la rue de Laval, des cabaretiers ont redoublé d'ingéniosité pour créer des façades très étranges et des thèmes chargés d'Histoire aux connotations bibliques et moyenâgeuses. Certains cabarets furent éphémères et disparurent avec les bouleversements de la société début XXe siècle. D'autres administrateurs plus visionnaires se sont adaptés à un nouveau style de spectacles qui est toujours d'actualité. Alors, pourquoi ces diables, ces cercueils, ces truands et ces bagnards ont-ils existé et captivé le public avant de disparaître ? L'auteur s'interroge et recherche l'origine de cet engouement artistique aux effluves d'amertume, dissimulés derrière la dérision festive et parodique d'un ancien mur...
Décryptez l'art de Bramante en moins d'une heure! Peintre de formation, Bramante est dès ses débuts fascinépar la représentation de l'espace. S'installant à Milan à la fin des années1470, il se tourne vers l'architecture et participe à divers projets, mais sansparvenir à s'imposer. C'est lorsqu'il arrive à Rome, en 1500, que sa carrièreprend son véritable essor : influencé par l'art antique, il conçoit désormaisses constructions dans le plus pur respect des normes dites classiques. Sonstyle est dès lors considéré comme l'apothéose de l'architecture renaissante. Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur:Le contexte culturel dans lequel Bramante s'inscritLa vie de l'artiste et son parcoursLes caractéristiques et spécificités de son artUne sélection de réalisations de BramanteSon impact dans l'histoire de l'artLe mot de l'éditeur :« Dans ce numéro de la série 50MINUTES | Artistes, TatianaSgalbiero aborde le siècle, la vie et l'oeuvre de l'un des plus grandsarchitectes de la Renaissance italienne : Bramante. Après avoir retracé sonparcours, d'Urbino à Rome en passant par Milan, l'auteure analyse l'évolutionde son style, ainsi que quelques-unes de ses réalisations majeures, par exemplele choeur de Santa Maria presso San Satiro, le Tempietto di San Pietro inMontorio ou encore la cour du Belvédère. Enfin, on se penche également, dans cenuméro, sur l'influence que Bramante a exercée sur ses contemporains etsuccesseurs, dont Raphaël et Palladio. » Stéphanie Felten À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | ArtistesLa série « Artistes » de la collection 50MINUTES aborde plusde cinquante artistes qui ont profondément marqué l'histoire de l'art, du MoyenÂge à nos jours. Chaque livre a été conçu à la fois pour les passionnés d'artet pour les amateurs curieux d'en savoir davantage en peu de temps. Nos auteursanalysent avec précision les oeuvres des plus grands artistes tout en laissantplace à toutes les interprétations.
Cet ouvrage interroge l'oeuvre de Fernand Pouillon à partir d'une question centrale : pourquoi certaines architectures traversent-elles le temps quand d'autres s'effacent ? Loin d'un hommage ou d'une monographie descriptive, il analyse la pérennité comme un fait architectural, social et éthique. L'étude de ses réalisations en France et en Algérie met en lumière une pratique du projet fondée sur l'ancrage au lieu, la rigueur constructive et la responsabilité envers l'habitant. À distance du modernisme standardisé et de l'architecture-spectacle, Pouillon développe une modernité enracinée, où bâtir devient un acte moral autant que technique. Ce livre montre que la pérennité ne se réduit pas à la matière, mais engage la mémoire, les usages et la transmission. À l'heure des crises contemporaines, l'oeuvre de Pouillon rappelle que l'architecture ne dure que si elle demeure habitée et signifiante.
Cet ouvrage explore l'architecture religieuse de la ville d'Alger durant la période coloniale. À travers une analyse détaillée des édifices, des lieux de culte et de leurs transformations au fil du temps, l'auteur interroge l'influence de l'histoire coloniale sur la construction et la perception de ces espaces. L'étude propose une lecture croisée des aspects architecturaux et cultuels, en tenant compte des contextes historique et politique de l'époque. Ce travail met en lumière les enjeux de mémoire et de préservation des bâtiments religieux en Algérie, en soulignant leur état actuel et les défis de leur conservation dans le contexte contemporain. Le livre invite à une réflexion sur la sauvegarde et la valorisation de ce patrimoine méconnu, tout en offrant un regard critique sur les rapports entre architecture et pouvoir colonial.
Ce livre interroge une tendance de l'architecture qui a pris un relief tout à fait remarquable à la fin du XXe siècle : celle du recours à l'architecture dite iconique associée à des starchitectes. Plus précisément et dans un contexte mondialisé, il met la lumière sur l'émergence de l'architecture iconique au Maroc et ce, à travers deux projets « iconiques » ; le théâtre CasArts et le théâtre Mohammed VI conçus respectivement par Christian De Portzamparc et Zaha Hadid. Ces deux édifices culturels surviennent dans un contexte où l'édifice iconique se pose comme enjeu urbain à Casablanca et Rabat, villes en quête de métropolisation.
Le château de Pierrefonds, restauré par l'architecte Viollet-le-Duc à la demande de Napoléon iii, est l'un des chantiers les plus prestigieux de la seconde moitié du xixe siècle. L'abondance des sources permet d'en relater l'histoire en décrivant les hommes du bâtiment, ceux de la pierre (tailleurs, bardeurs, appareilleurs, sculpteurs), du métal (serruriers, plombiers, couvreurs), du bois (charpentiers, menuisiers) et de la couleur (peintres).L'ouvrage s'attache également à définir la place de Viollet-le-Duc, son rôle, ses méthodes, ses rapports avec le commanditaire, avec les artisans et ses collaborateurs directs (inspecteurs, entrepreneurs, vérificateurs).L'objectif est donc d'analyser le processus de restauration dans ses choix pratiques comme dans ses orientations technologiques et d'apprécier comment la culture matérielle du chantier façonne la mémoire et l'identité collective d'un groupe.
À la fin de l'année 2015, une équipe d'archéologues est intervenue dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Manses. L'opération archéologique alors menée a notamment permis de documenter l'emplacement de sépultures, tout en essayant d'apporter des éléments de datation et de détailler les gestes funéraires portés autour des défunts à l'époque moderne. Étude des ossements humains et analyses de laboratoire ont aidé à comprendre ces rituels... avant que les archéologues n'interviennent.
Frank Lloyd Wright (1867-1959), le célèbre architecte et théoricien de l'architecture organique, et l'historien et critique Lewis Mumford (1895-1990) ont joué un rôle crucial dans l'histoire de l'architecture et de l'urbanisme, comme en témoignent les quelque cent cinquante lettres qu'ils ont échangées de 1926 à 1959. Cette correspondance passionnante, clairvoyante et spirituelle, mais non dépourvue de tensions, illustre à merveille le débat intellectuel sur l'architecture américaine et internationale du XXe siècle. C'est l'architecte, alors âgé de presque soixante ans et dans une phase difficile au milieu de sa carrière, qui prend l'initiative d'écrire au jeune critique new-yorkais, tout juste trentenaire, pour le remercier de son soutien. Toujours au fait de l'évolution contemporaine de l'architecture, les deux hommes évoquent, au fil du temps, leurs oeuvres respectives, leurs alliés et leurs adversaires, l'avènement du Style international et les événements politiques qui bouleversent l'Europe et les États-Unis. Ils s'opposent à la sévère orthodoxie de modernistes comme Le Corbusier et prônent tous deux un meilleur usage de l'architecture et de la technologie au profit de l'humanité et de l'environnement, un point de vue qui faisait presque exception dans le panorama architectural de l'entre-deux-guerres. Affectueux et élogieux, Wright tient à l'approbation de Mumford et aspire à un rapport plus étroit. Plus prudent, souhaitant conserver son indépendance en tant que critique, Mumford refuse les multiples invitations de Wright à lui rendre visite dans son domaine de Taliesin, mais il n'en admire pas moins l'oeuvre de l'architecte qui l'inspire. La Seconde Guerre mondiale interrompt brutalement cet échange profond et fécond, Mumford étant partisan de l'intervention des États-Unis en Europe, et Wright pacifiste et protectionniste. La correspondance ne reprendra que dix ans plus tard, à l'initiative de Wright. Une fois réconciliés, malgré leurs désaccords politiques et esthétiques, ces deux géants de la culture américaine, à la fois conservateurs et iconoclastes, multiplient les témoignages d'affection et d'admiration. Sous la direction de Bruce Brooks Pfeiffer, éminent spécialiste et ancien élève de Wright, et de Robert Wojtowicz, professeur d'histoire de l'art et exécuteur littéraire du fonds Lewis et Sophia Mumford, cette édition est agrémentée d'une riche et rigoureuse introduction, de notes sobres et précises, ainsi que d'une note du traducteur sur le style des deux correspondants. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Lucien d'Azay.
L'encerclement de la capitale iranienne, par les montagnes au nord et à l'est, ainsi que la faiblesse du vent, aggravent la pollution atmosphérique et causent régulièrement une inversion thermique, avec un grand smog. Dans le cas de l'assainissement, l'état alluvial du sol au sud et l'état rocheux de la terre au nord ralentissent la réalisation du système d'égouts de la capitale iranienne. La dispersion gestionnaire, l'absence d'une gouvernance urbaine convenable et la pluralité des acteurs transforment la scène urbaine en une arène de conflits politiques. Le Gouvernement réformiste (1997-2005) tentera de concentrer toutes les affaires urbaines au sein de la municipalité, mais l'idée ne sera pas retenue sous le gouvernement suivant (2005-2013) qui portera les Conservateurs au pouvoir. Ali Gharakhani est docteur en Aménagement de l'espace, Urbanisme de l'université Paris Ouest Nanterre La Défense.
"L'architecture m'a cueilli dans ma prime jeunesse, dans ma ville médiévale dont le nom, Sarlat, était difficile à lire au milieu des cartes noires symbolisant les bois drus des forêts du Périgord noir. C'était une architecture de surprises faite de ruelles pour se cacher, pour se courser, de remparts pour se percher, faite de textures de toits et de murs, de lourdes pierres plates aux subtiles nuances de gris cendré réchauffées par le soleil ou approfondies par la pluie. Alors, j'ai voulu entrer aux Beaux-Arts pour jouer et me perdre avec ces situations, celles des matières, des lumières, des nuances... On n'est pas né dans la ville d'Étienne de La Boétie et dans le pays de d'Artagnan pour oublier ses convictions, mais au contraire pour les défendre bec et ongles et pour dire non à la maladie du style international parachuté qui, aux Beaux-Arts, s'imposait sur tous les projets étudiés sans aucun contexte géographique ou culturel..." Dès ses débuts, Jean Nouvel élabore une vision de son art dans la cité et compose des textes qui sont autant de contributions à une pensée humaniste. Soucieux depuis cinquante ans des enjeux de l'architecture, il pose sans relâche la question philosophique et politique : l'art de l'architecture peut-il permettre à chacun de vivre mieux et à tous de vivre ensemble ? Associant réflexions théoriques, prises de parole, textes poétiques, visions pour des projets, Mes convictions constitue la révélation d'une pratique littéraire continue, demeurée largement secrète et désormais rendue publique.
"L'architecture m'a cueilli dans ma prime jeunesse, dans ma ville médiévale dont le nom, Sarlat, était difficile à lire au milieu des cartes noires symbolisant les bois drus des forêts du Périgord noir. C'était une architecture de surprises faite de ruelles pour se cacher, pour se courser, de remparts pour se percher, faite de textures de toits et de murs, de lourdes pierres plates aux subtiles nuances de gris cendré réchauffées par le soleil ou approfondies par la pluie. Alors, j'ai voulu entrer aux Beaux-Arts pour jouer et me perdre avec ces situations, celles des matières, des lumières, des nuances... On n'est pas né dans la ville d'Étienne de La Boétie et dans le pays de d'Artagnan pour oublier ses convictions, mais au contraire pour les défendre bec et ongles et pour dire non à la maladie du style international parachuté qui, aux Beaux-Arts, s'imposait sur tous les projets étudiés sans aucun contexte géographique ou culturel..." Dès ses débuts, Jean Nouvel élabore une vision de son art dans la cité et compose des textes qui sont autant de contributions à une pensée humaniste. Soucieux depuis cinquante ans des enjeux de l'architecture, il pose sans relâche la question philosophique et politique : l'art de l'architecture peut-il permettre à chacun de vivre mieux et à tous de vivre ensemble ? Associant réflexions théoriques, prises de parole, textes poétiques, visions pour des projets, Mes convictions constitue la révélation d'une pratique littéraire continue, demeurée largement secrète et désormais rendue publique.
Un titre inédit, simple et accessible sur la Cité radieuse de Marseille (50 000 visiteurs par an)
Cet ouvrage interroge les capacités de l'architecture à faire face aux défis climatiques, aux conflits et à l'instabilité du monde. Comment continuer à habiter sur cette planète, en inventant, avec ces défis, de nouveaux modes de vie ? Vivre avec l'existant, les proximités, l'abîmé, les vulnérabilités, la nature, les intelligences réunies. This book explores architecture's ability to meet the challenges of climate change, conflict, and instability in the world. How can we continue to live on this planet while inventing new ways of life in the face of these challenges? Living with the Existing, the Immediate, the Broken, Vulnerabilities, Nature, Combined Intelligences.
Cet ouvrage interroge les capacités de l'architecture à faire face aux défis climatiques, aux conflits et à l'instabilité du monde. Comment continuer à habiter sur cette planète, en inventant, avec ces défis, de nouveaux modes de vie ? Vivre avec l'existant, les proximités, l'abîmé, les vulnérabilités, la nature, les intelligences réunies. This book explores architecture's ability to meet the challenges of climate change, conflict, and instability in the world. How can we continue to live on this planet while inventing new ways of life in the face of these challenges? Living with the Existing, the Immediate, the Broken, Vulnerabilities, Nature, Combined Intelligences.
Entrez dans le Palais de Versailles, légendaire, méconnu, pour une visite d'exception. Dominique Avart, chef du protocole, vous offre une traversée gracieuse et passionnée. Habitué des invités d'exception, il sait mieux que personne faire découvrir et aimer Versailles. Suivez-le dans les pièces les plus célèbres : galerie des glaces offerte au couchant, chambre de la reine et ses mille secrets, alcôves méconnues, cabinets de bois et de songes, portes qui s'effacent derrière une tenture. Entre ses mains, un lourd trousseau ouvre tous les passages, dans le temps, l'histoire, mais aussi la rêverie. Parfois, on croit deviner une petite fille qui marche ; un duc qui patiente, mains nouées ; ou mieux, un fantôme ravissant... C'est un palais de chair et d'histoire où l'on croise Colbert, la Pompadour, des artificiers de génie, Molière ou Marie-Antoinette. Mais c'est aussi un trésor : plafonds inoubliables, tapisseries merveilleuses, horloges à mystères, et partout, des tissus, des bois précieux, des tableaux célèbres. Dominique Avart raconte le palais et aussi quelques-unes de ses grandes visites : Lady Di seule au regard lointain, Leonardo Di Caprio après Titanic qui s'allonge sur le parquet, Lagerfeld connaisseur, des dirigeants du monde préoccupé, Jane Birkin gracieuse. La vie et le temps semblent jouer dans une torsade de mots, de danses, de rires, parfois de sanglots, vite estompés par l'eau des fontaines... Versailles est magique et gigantesque, ici Versailles vous est donné dans son intimité.
Depuis des siècles, Notre-Dame de Paris s'élève majestueusement au coeur de la capitale, témoignant de la grandeur de l'histoire française et du génie de ses bâtisseurs. Dans cet ouvrage captivant, Jean-François Blondel nous entraîne à la découverte de cette cathédrale mythique, en mettant en lumière le travail extraordinaire de deux maîtres d'oeuvre qui ont façonné son destin : Maurice de Sully, l'évêque visionnaire qui posa les premières pierres au XIIe siècle et Eugène Viollet-le-Duc, l'architecte passionné qui, au XIXe siècle, redonna à l'édifice sa splendeur d'antan. Après l'incendie dévastateur de 2019, Notre-Dame entame une nouvelle étape de son histoire : sa reconstruction. L'auteur nous plonge dans les coulisses de ce chantier monumental, où tradition et innovation se mêlent pour ressusciter ce joyau du patrimoine mondial. Mais ce livre va au-delà de la simple chronique d'une restauration. Jean-François Blondel montre comment cette dernière phase de reconstruction devient un symbole puissant, un modèle de résilience individuelle et collective. Elle incarne l'esprit de solidarité qui unit la nation française, prouvant que même dans les moments les plus sombres, il est possible de se relever et de reconstruire ensemble. Notre-Dame de Paris. Lorsqu'une cathédrale renaît de ses cendres est bien plus qu'un livre sur une cathédrale : c'est une réflexion profonde sur l'identité, la mémoire et la capacité d'un peuple à se réinventer face à l'adversité.
L'architecte Antoni Gaudí est mondialement connu et sa production d'une originalité inégalée. Son oeuvre, unique en son genre, constitue l'un des pôles d'attraction de Barcelone.Il est vrai que son art ne se comprend qu'au regard de la foi, lui qui a conçu la Sagrada Familia, son chef-d'oeuvre, comme une bible de pierre, une « forêt de symboles » pour élever l'âme vers Dieu. L'Église a d'ailleurs initié son procès de béatification, ce qui ferait de lui le premier architecte laïc reconnu bienheureux.Si tous ont entendu parler de l'architecte, qui connaît l'homme ? Cette biographie en français, parmi les toutes premières, sonde le mystère de ce génie, incompréhensible sans le cheminement intérieur de celui qui fut d'abord un jeune dandy avant de renoncer au tourbillon barcelonais. Les péripéties et rebondissements sont absents de la vie sociale de Gaudí. L'architecte catalan n'est pas un héros, mais un aventurier de Dieu, à tel point qu'il finira sa vie dans la solitude et la pauvreté.Son parcours de marginalité et d'humilité n'est pas sans soulever beaucoup de questions abordées ici : était-ce un génie ou un fou ? A-t-il été influencé par la franc-maçonnerie ? Quels sont ses liens avec la terre et la culture catalanes ? À quoi ressemblait le quotidien de ce moine architecte ? À l'ombre de la cathédrale se dessine alors le portrait d'un homme à la dimension de son oeuvre ! Patrick Sbalchiero est docteur en histoire (EPHE), journaliste, et auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont certains traduits en plusieurs langues. Il est l'un des spécialistes reconnus de l'histoire des expériences mystiques et des faits non élucidés.
À la fois enquête, biographie et inventaire architectural, L'Architecte Fantôme retrace la vie et l'oeuvre d'Octave Van Rysselberghe, un des créateurs les plus insaisissables et les plus secrets de la période Art Nouveau. Peu soucieux d'une réputation post-mortem, pionnier d'un renouveau de l'architecture, il n'a laissé aucune archive, aucun écrit, sous le prétexte que seuls les bâtiments comptaient. Françoise Levie a réalisé une extraordinaire enquête, traquant chaque indice, chaque détail, allant de découverte en déconvenue, pour finir par dépister des plans sous la neige dans un container. Biographe et réalisatrice de documentaires, Françoise Levie aime rendre vie à des femmes et des hommes oubliés ou méconnus. Que ce soit le fantasmagore Étienne-Gaspard Robertson, le nationaliste congolais Panda Farnana, la peintre pop Évelyne Axell, l'utopiste Paul Otlet ou Anna Boch, la première acheteuse d'une toile de Van Gogh. Aux Impressions Nouvelles, elle a publié L'homme qui voulait classer le Monde, Paul Otlet et le Mundaneum (Grand Prix du Parlement de la Communauté française).
En 1879, à Hauterives dans la Drôme, le facteur Cheval effectue chaque jour dix heures de marche pour boucler sa tournée de 32 kilomètres... Pas un instant de repos pour ce fils de paysan qui n'est allé que six ans à l'école. Et pourtant, la maturité venant, il se lance dans l'une des aventures les plus extraordinaires du siècle. Trente-trois années durant, sans aucune connaissance de l'architecture, il va bâtir pour l'amour de sa fille Alice un Palais idéal "vu en songe". Un palais aujourd'hui classé monument historique et visité par le monde entier... Auteur et réalisateur, Nils Tavernier a été bouleversé par la destinée étonnante de ce simple facteur devenu un artiste reconnu. Sa vie lui a inspiré un film magnifique ainsi que le présent livre, première grande biographie de Ferdinand Cheval nourrie d'archives inédites, notamment de son journal.
En 1879, à Hauterives dans la Drôme, le facteur Cheval effectue chaque jour dix heures de marche pour boucler sa tournée de 32 kilomètres... Pas un instant de repos pour ce fils de paysan qui n'est allé que six ans à l'école. Et pourtant, la maturité venant, il se lance dans l'une des aventures les plus extraordinaires du siècle. Trente-trois années durant, sans aucune connaissance de l'architecture, il va bâtir pour l'amour de sa fille Alice un Palais idéal "vu en songe". Un palais aujourd'hui classé monument historique et visité par le monde entier... Auteur et réalisateur, Nils Tavernier a été bouleversé par la destinée étonnante de ce simple facteur devenu un artiste reconnu. Sa vie lui a inspiré un film magnifique ainsi que le présent livre, première grande biographie de Ferdinand Cheval nourrie d'archives inédites, notamment de son journal.
Apparu à la fin du XX° siècle, l'Art nouveau se revendique comme un « art total » rassemblant toutes les disciplines, mobilisant tout autant des compétences artisanales que des techniques nouvelles. Rompant avec le classicisme académique, le mouvement annonce le bouleversement intense que va connaître l'architecture au cours des décennies suivantes ; mais l'élan de liberté qu'il insuffle, et qui se manifeste tant dans l'expression formelle de ses réalisations que dans le décloisonnement disciplinaire qu'il provoque, ne connaîtra pas d'équivalent. Peu à peu éclipsé à partir des années 1910 par l'avènement du Mouvement moderne, l'Art nouveau laisse derrière lui des joyaux dont la qualité de mise en oeuvre et l'attention accordée aux détails (mobilier, luminaires, vitraux, ferronnerie...) ne cessent de nous surprendre. Poursuivant la série initiée par Jean Prouvé / Cinq maisons sur mesure, cet ouvrage offre un panorama inédit de l'Art nouveau à travers cinq réalisations emblématiques, à Bruxelles, berceau du mouvement, et Nancy, où émerge l'École de Nancy, son fer de lance en France. Chacun des hôtels particuliers, villas et maison présentés fait l'objet d'une description détaillée, exposant le contexte de la construction, la composition du plan et des façades, ainsi que la vie de l'édifice. Les photographies accompagnant ces textes, spécialement prises pour les besoins de l'ouvrage, retranscrivent toute la beauté et la poésie de cette architecture hors du commun.
C'est d'abord l'histoire d'un lieu prestigieux, la Maison du Peuple, bâtie en 1896 par Victor Horta en plein coeur de Bruxelles, inaugurée en grande pompe dans la clameur de L'Internationale et des slogans du monde ouvrier... L'architecte rompait avec le style prudent de ses prédécesseurs, innovait avec la ligne courbe, l'asymétrie, l'honneur rendu au fer, au verre, à la lumière. Bref, celui qui révolutionnait l'art de bâtir et devenait un des maîtres de l'Art Nouveau, offrait au jeune Parti Ouvrier Belge un lieu à la hauteur de ses aspirations. C'est l'histoire d'un quartier, d'une ville, de deux guerres traversées, mais aussi celle d'un mouvement ouvrier, des espérances qu'il a suscitées, et dont la Maison était en quelque sorte le coeur. L'histoire d'un monde fragile, n'ayant pas résisté à cette course au progrès qui mènera, 65 ans plus tard, à démolir la Maison du Peuple comme on efface un temps révolu. Depuis Hôpital silence, son premier livre publié en 1985 aux éditions de Minuit, Nicole Malinconi s'inspire de la réalité quotidienne, de l'ordinaire de la vie, des gens et des mots, ceci aboutissant à ce qu'elle qualifie elle-même d' « écriture du réel ». Parmi ses ouvrages : Hôpital silence suivi de L'attente (Espace Nord), Nous deux (Espace Nord, Prix Rossel 1993), Vous vous appelez Michelle Martin (Denoël), Séparation (Les Liens qui Libèrent), Un grand amour (Esperluète).
Aujourd'hui, plus de la moitié de la population mondiale vit en ville et le taux d'urbanisation atteindra 68 % en 2050. Les pays émergents joueront un rôle majeur dans ce futur d'une urbanisation généralisée mais c'est l'Inde qui contribuera le plus à cette croissance, devant la Chine et le Nigeria. À cette date, le nombre d'habitants dans les villes indiennes sera de 800 millions, contre 377 millions en 2011, soit une fois et demie la population totale de l'Europe. Ces chiffres sont vertigineux et rendent nécessaire une appréhension fine de ce qu'est la transition urbaine de l'Inde. Trois grandes lignes de force structurent cet ouvrage : la nature du processus d'urbanisation, les effets de libéralisation économique sur les villes indiennes et la persistance de très fortes inégalités. Marie-Hélène Zérah est directrice de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), membre du CESSMA (Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques) et en affectation au Centre for Policy Research (New Delhi, Inde).