Bernard Guidot
Bernard Guidot
Après avoir commis « Les bonnes histoires du commissaire », Bernard Guidot récidive. Toujours avec la même verve, souvent caustique, il évoque maintenant ses souvenirs de jeunesse, notamment à Meursault. Puis il brosse de la vie estudiantine dijonnaise d'il y a un demi-siècle, ô combien différente de celle d'aujourd'hui, une fresque haute en couleurs. Il raconte de plaisantes aventures et dévoile enfin quelques dessous, sinon troublants, du moins cocasses de son ancien métier. C'est un livre aux passages quelquefois lestes, mais rempli d'humour.
Au Moyen Âge vivre, c'est se battre et survivre, triompher d'obstacles constamment présents et incessamment renouvelés : tourbillon de violence et d'agressivité pratiquant une impitoyable sélection naturelle. La longévité des individus suppose un débordement de vitalité intacte. L'obligation d'une vie dans l'instant privilégie la force de l'âge, la saine maturité ; dès lors, la vieillesse se réduit à un triste épilogue, l'enfance étant conçue comme un fade préambule.