Aurélien Bellanger
Aurélien Bellanger
Le 15 avril 2019, le monde entier a vu la toiture de Notre-Dame partir en fumée et la flèche érigée par Viollet-le-Duc s'abattre en crevant ses voûtes. Après une nuit éprouvante, on découvrit que la cathédrale avait survécu, comme si l'incendie ne l'avait purifiée que des interventions contestées du célèbre architecte. Car il existe un paradoxe Viollet-le-Duc, que le récit de son ultime voyage éclaire enfin : comment le plus moderne des architectes se retrouva-t-il à errer dans un Moyen Âge fantasmagorique ? Ou à hanter la vie d'Ancelin, un jeune tailleur de pierre qui a grandi, un siècle plus tard, dans un manoir imaginé pendant ce voyage... L'architecte de Notre-Dame nous plonge dans les derniers mystères de notre histoire, de la chute du Second Empire à l'apparition de l'État islamique, des chevaliers arthuriens aux complotistes fascisants, de l'univers atemporel des compagnons à celui des multinationales du BTP, de Hugo à Trump.
"Comprendre Benjamin, c'était comprendre le monde moderne. C'est en tout cas l'équation parfaite qui m'est apparue. Il ne me restait plus alors qu'à faire rentrer la BNF dans celle-ci." En 2014, un poète se suicide à la Bibliothèque nationale de France, où il vient de donner une conférence sur le grand penseur du vingtième siècle Walter Benjamin. Sidérées par cette nouvelle, les trois seules personnes qui ont assisté à la conférence cherchent à comprendre ce qui a pu provoquer cet acte irrémédiable. Édith, universitaire, Ivan, critique de cinéma, et Thibault, architecte, sont des inconditionnels du philosophe allemand. Mais quel lien le trio entretient-il avec le Groupe Benjamin, une organisation d'extrême gauche qui réalise des actions militantes énigmatiques ?
"Comprendre Benjamin, c'était comprendre le monde moderne. C'est en tout cas l'équation parfaite qui m'est apparue. Il ne me restait plus alors qu'à faire rentrer la BNF dans celle-ci." En 2014, un poète se suicide à la Bibliothèque nationale de France, où il vient de donner une conférence sur le grand penseur du vingtième siècle Walter Benjamin. Sidérées par cette nouvelle, les trois seules personnes qui ont assisté à la conférence cherchent à comprendre ce qui a pu provoquer cet acte irrémédiable. Édith, universitaire, Ivan, critique de cinéma, et Thibault, architecte, sont des inconditionnels du philosophe allemand. Mais quel lien le trio entretient-il avec le Groupe Benjamin, une organisation d'extrême gauche qui réalise des actions militantes énigmatiques ?
Une nuit d’août en Normandie, une baleine déchiquetée par la tempête, un bar enfumé où l’on parle de révolution. Aurélien Bellanger mêle récit intime, obsession des grottes et quête de sens dans un texte aussi drôle que profond.
Dialogue épistolaire entre deux figures majeures de la littérature française, Kaoutar Harchi et Aurélien Bellanger, sur un enjeu de société majeur : le racisme.« Mais où va-t-on ? Quel est ce monde ? » Entre janvier et juin 2025, les écrivain·es Kaoutar Harchi et Aurélien Bellanger se sont écrit une lettre par mois. Sans parler des blessé·es est le recueil de cette correspondance. Réagissant à une actualité sans cesse plus brutale, chacun·e y explore, avec sa sensibilité propre, ce qui perce de toute part : la violence envers les enfants, le racisme structurel, la domination coloniale, la déshumanisation des Palestinien·nes. Au fil de leurs lettres, une question affleure : que peut la littérature face au chaos du monde ? Aurélien Bellanger Aurélien Bellanger est romancier. Les derniers jours du Parti socialiste (Seuil, 2024) est son dernier ouvrage paru. Kaoutar Harchi Kaoutar Harchi est écrivaine et sociologue. Ainsi l'animal et nous, (Actes Sud, 2025) est son dernier ouvrage paru.
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' Il avait basculé du côté des puissants, du côté de ceux qu'on n'aimait pas mais qu'on avait appris à craindre, et qui avaient appris en retour à savourer les flatteries hypocrites qu'on leur adressait, moins comme des signes de respect que comme des marques de déférence. ' Sébastien Bitereau, originaire de la Drôme, est un jeune comptable d'exception. Lorsqu'il rencontre par hasard l'animateur vedette de La roue de la fortune, il le choisit comme mentor et le suit à Paris. Entre amitiés, trahisons, drogues, sexe et démonstrations de luxe, il est plongé presque malgré lui dans les coulisses du monde télévisuel des années 1990. Visionnaire, il prend le pari de miser sur ce que tous considèrent comme une folie, et devient le producteur du meilleur filon de la décennie : la téléréalité...
' Il avait basculé du côté des puissants, du côté de ceux qu'on n'aimait pas mais qu'on avait appris à craindre, et qui avaient appris en retour à savourer les flatteries hypocrites qu'on leur adressait, moins comme des signes de respect que comme des marques de déférence. ' Sébastien Bitereau, originaire de la Drôme, est un jeune comptable d'exception. Lorsqu'il rencontre par hasard l'animateur vedette de La roue de la fortune, il le choisit comme mentor et le suit à Paris. Entre amitiés, trahisons, drogues, sexe et démonstrations de luxe, il est plongé presque malgré lui dans les coulisses du monde télévisuel des années 1990. Visionnaire, il prend le pari de miser sur ce que tous considèrent comme une folie, et devient le producteur du meilleur filon de la décennie : la téléréalité...
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La France est devenue un paysage lointain. Dans un village oublié par l'histoire, un château se délabre au bord d'une rivière. Les travaux d'une ligne à grande vitesse vont pourtant réveiller quelque chose qui sommeillait ici depuis la nuit des temps. Une machination secrète que chacun va chercher à faire jouer en sa faveur. Le village devient alors le théâtre d'une lutte acharnée entre les opposants au projet et ses promoteurs. D'autres entrevoient, derrière le passage du train, des enjeux plus complexes. Un capitaine d'industrie croit discerner les frontières de son futur empire. Un préfet retraité est admis dans une société secrète. Un activiste solitaire rêve d'un événement qui relancerait l'histoire. Un vieil aristocrate défend d'étranges théories. Un archéologue est confronté à la plus grande découverte de sa carrière. Les intérêts, les complots, les temps s'entremêlent et menacent de se neutraliser. Tout peut encore advenir. Bientôt, le TGV viendra sceller l'énigme. Prix de Flore
La France est devenue un paysage lointain. Dans un village oublié par l'histoire, un château se délabre au bord d'une rivière. Les travaux d'une ligne à grande vitesse vont pourtant réveiller quelque chose qui sommeillait ici depuis la nuit des temps. Une machination secrète que chacun va chercher à faire jouer en sa faveur. Le village devient alors le théâtre d'une lutte acharnée entre les opposants au projet et ses promoteurs. D'autres entrevoient, derrière le passage du train, des enjeux plus complexes. Un capitaine d'industrie croit discerner les frontières de son futur empire. Un préfet retraité est admis dans une société secrète. Un activiste solitaire rêve d'un événement qui relancerait l'histoire. Un vieil aristocrate défend d'étranges théories. Un archéologue est confronté à la plus grande découverte de sa carrière. Les intérêts, les complots, les temps s'entremêlent et menacent de se neutraliser. Tout peut encore advenir. Bientôt, le TGV viendra sceller l'énigme. Prix de Flore
"Nommé conseiller technique aux grands projets d'aménagement, j'étais relativement bas dans la hiérarchie du cabinet, mais il était entendu que c'était un leurre, car le Prince me réservait une place privilégiée. Le président voulait à ses côtés un philosophe, pas un technicien. Il voulait que je l'aide à dessiner quelque chose qui porterait son empreinte et qui marquerait sa place dans l'histoire de France." Au soir du 6 mai 2007, le jeune urbaniste Alexandre Belgrand est au Fouquet's, dans le tout premier cercle du pouvoir. Suivront deux années de travail acharné, d'intuitions soudaines et d'amitiés nocturnes au sein du triangle d'or parisien. Alexandre aura alors l'orgueil de se croire indestructible. Sa disgrâce, imprévue et cruelle, le conduira jusqu'à l'Est maudit de la grande métropole.
Rien ne semble destiner Pascal Ertanger, adolescent solitaire né à Vélizy, à devenir l'un des hommes les plus riches du monde. Mais éditeur de jeux en BASIC, pornographe amateur, pirate récidiviste et investisseur inspiré, il saura toujours anticiper les évolutions du marché. La théorie de l'information est son histoire : une épopée économique française. De l'invention du Minitel à l'arrivée des terminaux mobiles, de l'apparition d'Internet au Web 2.0, du triomphe de France Télécom au démantèlement de son monopole, les télécommunications ont fait basculer les hommes dans une ère nouvelle. Pascal Ertanger s'en voudra l'unique prophète. Jusqu'où peut aller le pouvoir d'un milliardaire? Mêlant la technique à l'aventure, la science à la poésie, Aurélien Bellanger nous offre un roman époustouflant sur notre époque et les âges à venir.
Rien ne semble destiner Pascal Ertanger, adolescent solitaire né à Vélizy, à devenir l'un des hommes les plus riches du monde. Mais éditeur de jeux en BASIC, pornographe amateur, pirate récidiviste et investisseur inspiré, il saura toujours anticiper les évolutions du marché. La théorie de l'information est son histoire : une épopée économique française. De l'invention du Minitel à l'arrivée des terminaux mobiles, de l'apparition d'Internet au Web 2.0, du triomphe de France Télécom au démantèlement de son monopole, les télécommunications ont fait basculer les hommes dans une ère nouvelle. Pascal Ertanger s'en voudra l'unique prophète. Jusqu'où peut aller le pouvoir d'un milliardaire? Mêlant la technique à l'aventure, la science à la poésie, Aurélien Bellanger nous offre un roman époustouflant sur notre époque et les âges à venir.
« Pourquoi, parmi tous les musées du monde, j'ai choisi d'aller dormir au milieu des Poussin à deux kilomètres de chez moi ? Aimer Poussin, le classique des classiques, il y avait eu, dans cette préférence affichée dès mon adolescence, une part incompressible de snobisme. Passer la nuit au milieu des Poussin était une manière de revenir sur mes années jeunesses. Et sur l'absence de celles de Poussin. Car ce peintre apparait immédiatement classique. De ses années parisiennes, ses années et oeuvres de jeunesse, nous ne connaissons presque rien. Tout ce que nous savons, d'ailleurs, c'est Balzac qui l'a inventé, en faisant du jeune apprenti peintre le héros du Chef-d'oeuvre inconnu. Les hasards du calendrier ont voulu qu'au moment de cette nuit au Louvre, j'étais justement en train de redécouvrir mon propre chef d'oeuvre inconnu : une oeuvre honteuse et immontable. Il y a vingt ans, en arrivant à Paris, j'avais en effet accroché une petite caméra à mon cou, avec laquelle j'ai filmé mes années d'apprentissage. Il y a là quarante-huit heures de film que j'avais décidé, pour la première fois, de visionner en entier. J'en étais pile à la moitié, à la moitié de ma jeunesse quand j'ai passé une nuit entouré des oeuvres de ce grand peintre sans jeunesse. Et comme je comprenais qu'il ait caché celle-ci, moi qui étais rendu depuis plusieurs jours à la mienne. Car la jeunesse a toujours quelque chose de honteux. Surtout quand on voudrait qu'elle soit celle d'un jeune artiste. Qui devra multiplier les expériences et les échecs, découvrir sa personnalité, rejouer l'éternelle comédie de la montée à Paris et des débuts dans la vie. Au peintre de l'éternelle maturité qu'est Poussin, j'ai donc essayé de prêter une oeuvre de jeunesse, maladroite et fervente : la mienne. »A. B.
"L'Europe à l'apogée de sa puissance était déjà un continent à l'agonie : la bête avait mordu la mer comme elle aurait lâché la proie pour l'ombre." Autrefois monarchie prospère, la petite principauté du Karst, nichée au coeur des Balkans, semble aujourd'hui oubliée de tous. Ida, une riche banquière d'origine karste, a retrouvé à New York le prince héritier déchu. Elle est persuadée qu'ensemble ils parviendront à restaurer la splendeur de son pays natal. Mais d'autres intérêts sont en jeu et Ida devra affronter des résistances inattendues, menaçant le fragile équilibre de l'Union européenne. Le destin du continent de la douceur est sur le point de basculer...
"L'Europe à l'apogée de sa puissance était déjà un continent à l'agonie : la bête avait mordu la mer comme elle aurait lâché la proie pour l'ombre." Autrefois monarchie prospère, la petite principauté du Karst, nichée au coeur des Balkans, semble aujourd'hui oubliée de tous. Ida, une riche banquière d'origine karste, a retrouvé à New York le prince héritier déchu. Elle est persuadée qu'ensemble ils parviendront à restaurer la splendeur de son pays natal. Mais d'autres intérêts sont en jeu et Ida devra affronter des résistances inattendues, menaçant le fragile équilibre de l'Union européenne. Le destin du continent de la douceur est sur le point de basculer...
1990-2024 : trois décennies pour assister à l’effondrement d’un parti historique. Les Derniers Jours du parti socialiste dissèque, avec une ironie mordante, les trahisons.
«Le seul ouvrage qui ait montré le but, sans néanmoins l'atteindre tout à fait ; l'unique qui ait agréablement lié la luxure et l'impiété, et qui donnera enfin l'idée d'un livre immoral » : c'est en ces termes que Sade, dans l'Histoire de Juliette, rend hommage à Thérèse philosophe. Paru anonymement en 1748, ce roman est un classique - sinon le classique - de l'édition clandestine d'erotica au XVIIIe siècle. Véritable best-seller de la littérature audacieuse, souvent attribué à Boyer d'Argens, il ouvre aussi de brûlants dossiers d'ordre religieux et moral, et l'on a pu soupçonner Diderot d'en être l'auteur. Prenant prétexte d'un fait divers - le procès qui opposa, en 1730, un jésuite à sa pénitente qui l'accusait de l'avoir débauchée -, il dénonce l'influence pernicieuse de la religion sur la santé des esprits, et revendique, par le « raisonnement» comme par l'« exemple», le droit des corps à disposer d'eux-mêmes. D'où l'inévitable question : 1748, année érotique, ou année théorique chaude pour la philosophie ? L'une ne va peut-être pas sans l'autre...
'Quand Guillaume Erner m'a appelé pour me proposer d'écrire une chronique quotidienne dans "Les Matins" de France Culture, j'ai dû raccrocher en catastrophe : ma fille menaçait d'avaler un Playmobil. On s'est cependant rappelés très vite, et quelques jours plus tard, je lisais à l'antenne ma première chronique. Jamais texte n'avait été relu avec autant de soin, de minutie et de délicatesse - et prononcé de façon plus hachée, avec une bouche trop sèche et un coeur trop rapide. On ne réalise pas, avant d'avoir à parler dans un micro, à quel point trois minutes peuvent être longues. Et à quel point, aussi, on les aimera passionnément. J'étais censé, à l'origine, passer la dernière semaine d'août à dévaler les Alpes du col de la Croix-de-Fer à Nice en passant par l'Izoard. Aucun regret, évidemment, et d'ailleurs les sensations seraient très similaires, notamment quand je m'adonnerais à l'un de mes exercices favoris, la description de paysages : l'écriture d'une chronique prend à peu près le temps qu'il faut pour escalader un col. Tout le jeu, je crois, c'est de varier les perspectives tout en tenant solidement son itinéraire - le principe de la route en lacets, avant la grande descente du direct. On ne sait jamais, au début, ce qu'on va dire. On sent, pourtant, dès la première phrase, si cela sera facile ou difficile, fluide ou interloqué. C'est comme une toute petite onde, au début, qui va progressivement grandir, ou se rapetisser - les deux phénomènes sont inquiétants à leur manière. C'est là tout le charme de l'exercice : ne jamais savoir ce qu'on dira, ni comment on le dira. Tenter quelque chose, et puis recommencer - lier son écriture au cycle infini des jours. Écrire comme on se réveille ou comme on s'endort : c'est un privilège rare. Est-ce pour cela que j'ai voulu donner à ces chroniques une forme un peu universelle, et tenter de passer d'un ressenti personnel à une définition collective du temps - passer de la chronique quotidienne à la chronique du temps? En cherchant, pour ce recueil, une entrée assez large pour compiler le plus de chroniques possible sous une thématique commune, j'ai découvert que ce dont j'avais parlé le plus souvent, c'était de cet universel si particulier et si problématique qu'on appelle la France : la France et ses paysages, la France et ses particularismes innombrables, la France et ses passions politiques - la France, de l'élection d'Emmanuel Macron au mouvement des Gilets jaunes. Aurélien Bellanger.
'Quand Guillaume Erner m'a appelé pour me proposer d'écrire une chronique quotidienne dans "Les Matins" de France Culture, j'ai dû raccrocher en catastrophe : ma fille menaçait d'avaler un Playmobil. On s'est cependant rappelés très vite, et quelques jours plus tard, je lisais à l'antenne ma première chronique. Jamais texte n'avait été relu avec autant de soin, de minutie et de délicatesse - et prononcé de façon plus hachée, avec une bouche trop sèche et un coeur trop rapide. On ne réalise pas, avant d'avoir à parler dans un micro, à quel point trois minutes peuvent être longues. Et à quel point, aussi, on les aimera passionnément. J'étais censé, à l'origine, passer la dernière semaine d'août à dévaler les Alpes du col de la Croix-de-Fer à Nice en passant par l'Izoard. Aucun regret, évidemment, et d'ailleurs les sensations seraient très similaires, notamment quand je m'adonnerais à l'un de mes exercices favoris, la description de paysages : l'écriture d'une chronique prend à peu près le temps qu'il faut pour escalader un col. Tout le jeu, je crois, c'est de varier les perspectives tout en tenant solidement son itinéraire - le principe de la route en lacets, avant la grande descente du direct. On ne sait jamais, au début, ce qu'on va dire. On sent, pourtant, dès la première phrase, si cela sera facile ou difficile, fluide ou interloqué. C'est comme une toute petite onde, au début, qui va progressivement grandir, ou se rapetisser - les deux phénomènes sont inquiétants à leur manière. C'est là tout le charme de l'exercice : ne jamais savoir ce qu'on dira, ni comment on le dira. Tenter quelque chose, et puis recommencer - lier son écriture au cycle infini des jours. Écrire comme on se réveille ou comme on s'endort : c'est un privilège rare. Est-ce pour cela que j'ai voulu donner à ces chroniques une forme un peu universelle, et tenter de passer d'un ressenti personnel à une définition collective du temps - passer de la chronique quotidienne à la chronique du temps? En cherchant, pour ce recueil, une entrée assez large pour compiler le plus de chroniques possible sous une thématique commune, j'ai découvert que ce dont j'avais parlé le plus souvent, c'était de cet universel si particulier et si problématique qu'on appelle la France : la France et ses paysages, la France et ses particularismes innombrables, la France et ses passions politiques - la France, de l'élection d'Emmanuel Macron au mouvement des Gilets jaunes. Aurélien Bellanger.
L'eurodance est un courant musical transeuropéen contemporain des grandes utopies de la fin du second millénaire : la fin de l'histoire, le traité de Maastricht et le triomphe de la logistique. L'époque est aux grands projets d'infrastructure et à la coopération internationale, au laboratoire du Cern et au tunnel sous la Manche. L'Europe déchirée par l'histoire commence à croire à une paix possible. L'eurodance, la musique de fête de la jeunesse de ces années-là, est pourtant d'une tristesse infinie. L'eurodance est peut-être le dernier grand courant artistique transeuropéen. Ce texte propose de l'entendre comme une élégie européenne. C'est la première partie d'un spectacle appelé 1993, spectacle joué par des acteurs nés cette année-là, et mis en scène par Julien Gosselin.
L'eurodance est un courant musical transeuropéen contemporain des grandes utopies de la fin du second millénaire : la fin de l'histoire, le traité de Maastricht et le triomphe de la logistique. L'époque est aux grands projets d'infrastructure et à la coopération internationale, au laboratoire du Cern et au tunnel sous la Manche. L'Europe déchirée par l'histoire commence à croire à une paix possible. L'eurodance, la musique de fête de la jeunesse de ces années-là, est pourtant d'une tristesse infinie. L'eurodance est peut-être le dernier grand courant artistique transeuropéen. Ce texte propose de l'entendre comme une élégie européenne. C'est la première partie d'un spectacle appelé 1993, spectacle joué par des acteurs nés cette année-là, et mis en scène par Julien Gosselin.
Enfant de l'Ouest parisien, Alexandre Belgrand a grandi à l'ombre des tours de la Défense, au bord de la voie royale qui conduit du Louvre à la Grande Arche et qui sert de frise chronologique à l'histoire de France. Héritier autoproclamé de ce majestueux récit, il rejoint une école de commerce, certain d'intégrer à sa sortie l'élite de la nation. L'un de ses professeurs l'initiera alors à l'histoire secrète de la capitale, avant de le faire entrer au service de l'homme fort de la droite - 'le Prince' - en passe de remporter la prochaine présidentielle. Il lui aura fallu, auparavant, parfaire sa formation d'urbaniste au milieu du désert algérien, d'où il assistera, impuissant, au soulèvement des quartiers de l'Est parisien à l'automne 2005. Au soir du 6 mai 2007, il est au Fouquet's, dans le tout premier cercle, prêt à intégrer le cabinet du Prince. Suivront, pour Alexandre, deux années d'alcoolisation heureuse, de travail acharné et d'amitiés nocturnes au coeur du triangle d'or parisien. Il écrira l'un des discours les plus remarqués du Prince, prélude au lancement d'une grande consultation architecturale sur l'avenir de Paris ; c'est lui encore qui imaginera de doter la nouvelle métropole d'un grand métro automatique, le Grand Paris Express. Il aura alors l'orgueil de se croire indestructible. Sa disgrâce, imprévue et brutale, le conduira jusqu'à l'Est maudit de la grande métropole. C'est là que, dans sa quête de plus en plus mystique d'une ville réconciliée, il devra s'enfoncer, accomplissant son destin d'urbaniste jusqu'à son ultime conversion, ainsi qu'il le lui avait été prédit au milieu du désert : "Nous autres, urbanistes, nous parlons aux dieux plutôt qu'aux hommes."
Découvrez en un seul ebook les premiers chapitres des 21 romans phares de la rentrée littéraire 2014 chez Gallimard.
Quatre amis, deux couples, dînent sur une terrasse. Ce soir d'été, Louise, la compagne de Léa, se prépare à partir en reportage dans un pays en guerre. On parle de l'éclipse qui passera bientôt sur la France. Personne n'imagine alors que ce sera la dernière soirée avec Louise. Personne n'imagine alors qu'il faudra affronter le deuil et ses lames de fond, la violence de l'actualité et le revirement des passions. Un roman d'amour, celui d'une femme tiraillée entre l'homme de sa vie et le charme troublant d'une amie qui vient de perdre sa compagne, celui d'une femme confrontée au plus grand des tabous... Que devient le désir quand un drame survient ?