Pauvreté & Exclusion
Pauvreté & Exclusion
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"Les pauvres font tout pour toucher des aides." "Les pauvres ne savent pas gérer leur argent, ils sont responsables de leur pauvreté." "Les pauvres sont incapables d'élever leurs enfants, il vaut mieux les placer." "La France distribue trop d'aides aux étrangers." (...) Les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté ont la peau dure, comme celle des crocodiles. Gangrenant trop souvent le débat public, elles nourrissent la pauvrophobie et aggravent la fracture sociale. Ce petit livre, illustré par des dessins de presse (Gros, Pancho, Gelück...), propose de faire le point sur ces idées reçues pour mieux les combattre et montre que la lutte contre la maltraitance institutionnelle et l'éradication de la misère sont un même combat. Un focus sur 20 idées reçues particulièrement tenaces !
À Détroit, Akio, 13 ans, est devenu Serpent, un tueur à gages sans passé. Quand il croise Lynne, une jeune aveugle, sa quête d’argent pour lui rendre la vue bascule dans une spirale de violence et de rédemption.
Comment l’école peut-elle briser le cercle vicieux de la pauvreté ? Éducation et pauvreté : quelle école pour (s’) en sortir ? interroge les limites et les leviers de l’institution scolaire face aux inégalités sociales.
Quand Nicolas Rouillé, écrivain dépourvu d'expérience dans le médico-social, annonce qu'il a trouvé un emploi en maison de retraite, on lui demande: «Tu vas torcher les vieux? T'as pas trouvé pire comme boulot?» Dans un établissement public qui se remet tout juste de la pandémie de COVID, il fait la rencontre de Mme Lopez, Mady, Suzanne, M. Lacaze et de bien d'autres résident·es attachant·es qui luttent, se laissent porter ou perdent pied. Rapidement, il s'intègre à une équipe d'auxiliaires de vie, d'aides-soignantes et d'infirmières dont la force de travail est tout aussi invisibilisée qu'essentielle. Nourri par un sens aigu du détail et de l'observation, T'as pas trouvé pire comme boulot? est le récit du quotidien d'une maison de retraite dans toute sa banalité, ses extravagances et ses souffrances. C'est surtout la chronique d'une institution où le manque structurel de moyens met à mal le travail des soignantes pour une fin de vie digne des aîné·es.
Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage de l'endettement et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit. Fruit de longues années de terrain, ce livre montre comment la dégradation des politiques du logement et la déréglementation du marché de l'immobilier fabriquent et entretiennent l'endettement chronique et la pauvreté, une violente épidémie qui s'avère très rentable pour certains et qui frappe surtout les plus vulnérables, en l'occurrence les femmes noires. Ouvrage magistral et captivant qui offre un regard précis et juste sur la pauvreté et un implacable plaidoyer pour le droit à un habitat digne pour tous
Huit millions de personnes en France ne peuvent pas se nourrir comme elles le souhaiteraient, obligées pour certaines de recourir aux dons, contraintes pour d'autres de se rabattre sur des produits low cost... À l'opposé de cette réalité, une offre alternative à celle de l'industrie agro-alimentaire, de meilleure qualité (bio, locale...), se développe depuis vingt ans, mais n'est accessible qu'aux ménages ayant un certain revenu. Bien manger est devenu un luxe. Cette enquête décrypte les rouages d'un système et explore de nouveaux modèles pour l'alimentation de demain. Lutter contre la précarité alimentaire, c'est agir tout au long de la chaîne, du champ à l'assiette. C'est repenser la place que nous faisons à l'alimentation, dans nos vies et dans notre société.
Le « pognon de dingue » mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on « traverse la rue », les « centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes »... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. À l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du RSA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : « On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps », « Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail », « On doit avant tout sa réussite à soi-même ». Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents offciels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun. Les auteurs Jean-Christophe Sarrot est journaliste au sein d'ATD Quart Monde. Paul Maréchal est délégué national d'ATD Quart Monde en France. Avant-propos d'Élodie Espejo-Lucas, militante d'ATD Quart Monde. Préface de Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France. Nos partenaires : CFDT, CGT, Oxfam France
Cartographie des inégalités sociales (niveaux d'éducation, logement, pratiques culturelles...) au-delà du revenu : une synthèse inédite des classes sociales à l'échelle européenne Les classes populaires européennes ont été touchées de plein fouet par la crise : l'expérience du chômage et de la précarité fait partie de leur quotidien et constitue un marqueur qui les distingue des autres classes. Un autre trait récurrent est la pénibilité physique au travail, qui touche davantage les actifs peu ou pas qualifiés dans la quasi-totalité des pays européens. Pourtant, ces inégalités dans le monde du travail n'ont guère été prises en charge politiquement : la délégitimation du monde ouvrier s'est accompagnée d'une occultation de la déstabilisation des classes populaires. Ces trente dernières années, les contours de l'Europe n'ont cessé de s'élargir, contribuant à y rendre plus visibles les inégalités. Experts et journalistes analysent ces évolutions à l'aide d'indicateurs de performance économique - productivité, taux de chômage - sans jamais s'interroger sur les conditions de travail ou les disparités selon les couches sociales. Dans un contexte où la crise économique et les réponses néolibérales incitent les peuples à se replier sur chaque espace national, il est temps de se demander ce qui rapproche et ce qui distingue les travailleurs européens. À partir de grandes enquêtes statistiques, cet ouvrage prend le parti d'une lecture en termes de classes sociales : contre la vision d'individus éclatés touchés par la crise, l'objectif est de rendre visibles les rapports de domination entre groupes sociaux. Une étape préalable nécessaire pour explorer les conditions de possibilité d'un mouvement social européen. Cédric Hugrée est chargé de recherche au CNRS et travaille sur la sociologie des inégalités dans l'enseignement supérieur français et celles entre classes sociales en France et en Europe. Étienne Penissat est chargé de recherche au CNRS, travaille actuellement sur les inégalités entre classes sociales en Europe et en France et sur les représentations ordinaires de l'espace social. Directeur de recherche au CNRS, Alexis Spire travaille sur la sociologie des inégalités et a publié plusieurs ouvrages sur les politiques d'immigration et l'impunité fiscale chez Grasset, Raisons d'agir et La Découverte.
Les vingt-cinq organisations réunies dans ce livre ont en commun de lutter, chacune dans leur domaine, contre le chômage et la précarité, ces réalités qui minent la société française depuis plus de quarante ans. Dans le prolongement de leur action, elles prennent ici la plume pour contrecarrer idées reçues et contrevérités, présenter des expériences novatrices et montrer le vrai visage des chômeurs, victimes et non coupables, mais surtout acteurs et citoyens engagés de notre société. Une invitation à la solidarité pour multiplier les initiatives et porter ensemble, grâce à une large mobilisation citoyenne, un véritable changement ! Un ouvrage coordonné par Jean-François Yon et écrit avec Agnès Willaume. Militant et responsable associatif, Jean-François Yon a notamment été président, de 2004 à 2010, du Mouvement national des chômeurs et précaires ; il a également été à l'initiative de la création d'une des associations locales de ce mouvement, à Vannes en 1994, « Ensemble contre le chômage ». Traductrice de formation, Agnès Willaume travaille dans l'édition depuis une dizaine d'années. Elle est également chargée de communication dans un mouvement d'éducation populaire. Ken Loach a reçu la Palme d'or à Cannes en juin 2016 pour son film Moi, Daniel Blake, qui retrace le parcours du combattant des chômeurs et précaires au Royaume-Uni.
Des Juifs allemands pendant la deuxième guerre mondiale aux Tutsi du Rwanda, des Gitans en France aux Noirs d'Afrique du Sud durant l'apartheid, toutes ces populations ont été, en leur temps, confrontées à la discrimination et à la stigmatisation qui les ont désignées comme des boucs émissaires responsables des maux de leur société d'appartenance. À l'aide de multiples exemples tirés de témoignages, d'enquêtes sociologiques et de travaux d'historiens, cet ouvrage entreprend d'étudier les déterminations complexes, à la fois culturelles, idéologiques, économiques et politiques, de la construction progressive du bouc émissaire. Derrière la diversité des situations et des cultures, par-delà les spécificités sociales et historiques, le cheminement de l'analyse met en évidence des constantes qui donnent à ce phénomène une dimension d'universalité. Cherchant du côté des ressorts inconscients qui participent de la construction de l'identité et de la confrontation de l'humain avec la mort, ce travail propose une méthode d'approche qui se démarque de la sociologie classique en faisant appel à d'autres disciplines telles que l'anthropologie et la psychanalyse de groupe.
Dans un monde dominé par l'économie néolibérale et donc le capitalisme financier, l'atomisation de l'individu, le piège de la revendication identitaire donnent l'illusoire impression d'être libre, d'être de plus en plus « soi-même », en accord avec son moi « authentique ». Cette impression n'est pourtant qu'une des conséquences de l'envahissement inéluctable dans nos vies de la pensée néolibérale qui se réjouit de n'avoir en face d'elle que des individus isolés centrés sur leurs propres revendications et ne sachant plus faire collectif pour lutter contre les violences, les discriminations systémiques. Ainsi, après avoir passé en revue certains des multiples déterminismes au sein desquels se meut l'être humain (économiques, psychologiques, sociaux, etc.), ce livre tente de tracer une voie réelle d'émancipation en s'attachant à démontrer que la liberté, pour qu'elle ne ressemble pas qu'à un slogan, doit s'ancrer dans des collectifs pérennes et non dans la superposition de revendications autour de l'identité faisant collectif au gré de moments jugés favorables à leur prise en compte.
Les discours sur l'islamophobie sont nombreux et les médias régulièrement sur le banc des accusés comme soutien, voire initiateurs, de regards biaisés à l'égard des musulmans. Depuis une analyse de contenu des productions relatives à l'islam et aux musulmans d'un des deux quotidiens belges francophones sur l'année 2020, l'auteure cherche à saisir comment une presse écrite « de qualité » rencontre les très nombreux défis qui se posent pour couvrir l'actualité de la manière la plus juste possible.
Et si la transition écologique et sociale passait par une stratégie de rupture assumée ? Manifeste d´un citoyen engagé propose des pistes concrètes pour concilier justice sociale et préservation de la planète.
L’accompagnement interculturel n’aura plus de secrets pour vous : Un accompagnement transculturel centré sur la personne offre outils concrets, retours d’expérience et théories pour transformer chaque rencontre en opportunité d’échange.
Et si le racisme était une maladie sociale aux conséquences sanitaires irréversibles ? Malades du racisme rassemble des témoignages poignants et des analyses expertes pour révéler comment les discriminations ethno-raciales brisent les corps et.
Peut-on continuer de cloisonner les pratiques de solidarité en France et celles menées à l'international ? A contrario peut-on espérer trouver des pistes de renouvellement en croisant ces deux types d'expérience ? Cette réflexion s'appuie sur l'analyse de quatre organisations menant les deux types d'actions, pour partir à la recherche d'un tel « effet croisement ». En faisant par ailleurs le lien avec une vision des relations internationales autre que vue en termes d'opposition Nord/Sud Marc Lévy s'interroge sur le devenir de notre Etat-providence, pour ce qui est de l'action sociale en France. Se demander s'il faut aider les autres renvoie les acteurs de la solidarité à des questions difficiles mais salutaires, pour réagir aux contraintes des logiques caritatives d'urgence, et s'affirmer comme les acteurs politiques de cette solidarité dont nous avons besoin.
La possibilité d'une mobilité sociale ascendante était l'une des promesses phares de l'Allemagne d'après-guerre - une promesse tenue pendant un temps : la Coccinelle a laissé place à l'Audi, les enfants d'artisans sont devenus ingénieurs, de nombreux citoyens ont pu accéder au rêve d'une maison avec jardin. Mais aujourd'hui, l'ascenseur social semble enrayé : un diplôme universitaire n'est plus une garantie de statut ni de sécurité, les contrats de travail sont de plus en plus précaires, les employés participent de moins en moins aux bénéfices de leur travail. Certains ne se retrouvent plus dans cette société libérale vers les marges de laquelle ils se sentent repoussés. Le fossé entre les riches et les pauvres se creuse - un constat que la grande majorité des Européens font depuis quelque temps déjà et qui prend une ampleur croissante à l'heure actuelle. Oliver Nachtwey explore les causes profondes de cette rupture et s'intéresse au potentiel de conflit qu'elle génère. Une nouvelle conscience de classe binaire se manifeste dans le « contraste entre une élite et la majorité de la population ». Dans la société du déclassement, cela ouvre la voie à un courant autoritaire « qui se débarrasse des fondements libéraux de notre société ». Il convient alors de reconsidérer la responsabilité de la politique pour inverser la tendance.
Cet ouvrage invite le lecteur dans le quotidien des habitantes de la rue. Au travers de récits déployés, l'auteur donne à comprendre les rapports qu'entretiennent ces femmes au temps et à l'espace dans la grande précarité. Les systèmes de relations et les modes de (sur)vie mettent en lumière des logiques de débrouille et d'ajustements qui viennent contrecarrer les conduites à risques et les dangers affrontés quotidiennement par ces femmes.
Le terme « habitat inclusif » désigne des formes d'habitat extrêmement diversifiées permettant à des personnes en situation de handicap de continuer à vivre chez elles mais aussi dans la Cité. Objet récent d'une politique publique et d'une inscription dans la loi, l'habitat inclusif apparaît pourtant voué à de nombreuses confusions, notamment sur sa finalité même. Avec la reconnaissance législative de ces pratiques d'habitat, l'« habitat inclusif est devenu un concept ». Mais il n'existe pas d'usages anodins des concepts : ils peuvent devenir des mots d'ordre ou bien des pièges. Ce petit dictionnaire s'efforce à ne pas brader les mots, leur porter toute l'attention qu'ils méritent.
Anna, Clotilde, David, Jossian, Julie, Manon, Mohamed, Sébastien, Valoucka : des jeunes plus ou moins diplômés, cumulant stages, petits boulots et vrais emplois précaires, dans la restauration, la manutention, la communication, le nettoyage, le médical. Ils voudraient devenir animateur, avocat, ingénieur, et pourquoi pas paysan, ou bien s'essayer à l'humanitaire, à la création d'entreprise. Mais pour l'heure, ils sont confrontés à la privation d'emploi, et à tout ce que cela implique dans la vie quotidienne. Écouter leurs récits, c'est découvrir des personnalités et des trajectoires de vie singulières, inattendues, épatantes même. C'est se confronter à leur réalité qui renverse le mythe du « quand on veut, on peut » si répandu aujourd'hui. Ces jeunes sont bousculés par les duretés de la vie sociale, mais toujours en mouvement, s'efforçant de comprendre ce qui leur arrive, guettant l'opportunité à saisir. Ils regardent l'avenir avec leurs envies et leurs impatiences, leurs inquiétudes et leurs espoirs. Leur destin est aussi un peu le nôtre. Photographies de Aymeric Warmé-Janville.
Dans cet ouvrage, l'auteur fait l'historique de la chambre de bonne en tant qu'élément architectural. Il dresse des comparaisons avec des espaces exigus similaires, présents dans des films ou des documentaires. L'auteur revient sur les rapports qui s'établissent entre le chercheur et les personnes filmées. L'analyse de dix courts-métrages réalisés dans ce cadre, puis l'exposé critique des entretiens réalisés, permettront de dégager une sociologie des habitants des chambres de bonne à Paris. Un DVD, Quelques mètres carrés, accompagne cette étude.
Nos écrans reflètent-ils vraiment la diversité de nos sociétés ? Les inégalités de représentation à l’écran interroge les stéréotypes persistants et les discriminations à l’œuvre dans les médias.
L’itinérance des femmes reste un angle mort de nos sociétés. Ce livre collectif, fruit d’une recherche participative au Québec, brise le silence en donnant la parole à celles que l’on ne voit pas.
Derrière la pointe visible de l’iceberg se cachent des réalités méconnues : L’itinérance au Québec lève le voile sur les mécanismes sociaux, territoriaux et relationnels qui poussent des milliers de personnes à la marge.
La honte n’est pas une fatalité. Dans Sortir de la honte, José Raisson partage son parcours de libération après quarante ans de silence et propose une méthode concrète, illustrée par des témoignages.
Kinshasa, 2024 : des milliers d’enfants rejetés, accusés de sorcellerie. Enfants de la rue à Kinshasa lève le voile sur ce drame social et propose des solutions concrètes pour les réintégrer.
Les associations de solidarité sont des acteurs essentiels du lien social. En France, elles se mobilisent partout, des grandes agglomérations jusqu'aux communes rurales pour aider les plus vulnérables. La crise sanitaire et la situation économique récente ont accentué les formes de précarité au sein de la population : financière, relationnelle, énergétique, numérique... Cet ouvrage vise à rendre compte des dynamiques et des innovations associatives pour répondre à ces problèmes, en mettant notamment en avant la notion d'engagement. Des acteurs de terrain établis dans toute la France, oeuvrant dans des petites ou grandes associations, témoignent sur les questions d'adaptation aux nouveaux publics, de place du bénévolat, ou bien de logiques de coopération.
Selon la Fondation Abbé Pierre, le nombre de Sans Domicile Fixe a doublé depuis 2012 et est estimé à 300 000 personnes. Les réponses apportées par les différents acteurs concernés (État, Département) sont multiples et variées. Nombre de rapports de la Cour des comptes font état de l'échec d'une politique coûteuse et insatisfaisante. Cet ouvrage s'intéresse à l'accompagnement du parcours résidentiel des ménages sans domicile par les travailleurs sociaux du SIAO et « de terrain ». Guidée par les tensions entre l'accompagnement à l'ancrage et l'injonction à la mobilité territoriale, nous aurons à évaluer comment les travailleurs sociaux font face à ce paradoxe, dans un département aussi vaste qu'hétérogène : celui de la Seine-et-Marne.
Avec le décès de George Floyd le 25 mai 2020 à Minneapolis aux États-Unis, les problématiques sociales et politiques liées au racisme se sont à nouveau révélées au monde dans leur brutalité la plus absolue, relançant avec acuité le débat politique et intellectuel sur l'antiracisme, ses orientations et sa prise en charge par les politiques publiques. Les manifestations des 2 et 13 juin organisées en France à la suite de cet évènement offrent la possibilité de (ré)interroger dans le cadre de ce dossier, d'une part, la pensée et l'action antiracistes portées et véhiculées dans certains milieux académiques, militants, médiatiques, et d'autre part, ce qu'elles disent des enjeux et reconfigurations de l'antiracisme dans le contexte français.
vec le décès de George Floyd le 25 mai 2020 à Minneapolis aux États-Unis, les problématiques sociales et politiques liées au racisme se sont à nouveau révélées au monde dans leur brutalité la plus absolue, relançant avec acuité le débat politique et intellectuel sur l'antiracisme, ses orientations et sa prise en charge par les politiques publiques. Les manifestations des 2 et 13 juin organisées en France à la suite de cet évènement o rent la possibilité de (ré)interroger dans le cadre de ce dossier, d'une part, la pensée et l'action antiracistes portées et véhiculées dans certains milieux académiques, militants, médiatiques, et d'autre part, ce qu'elles disent des enjeux et recon gurations de l'antiracisme dans le contexte français.
On a longtemps expliqué les compétences et l'excellence sportives, individuelles et collectives des athlètes est-africains par l'altitude et l'altérité biologique supposée des « Noirs ». Cet ouvrage présente une explication alternative à celle du sens commun. Leur domination dans les courses de fond résulte en fait de deux processus : un processus historique de construction progressive de cultures locales de l'athlétisme en Éthiopie et au Kenya depuis les années 1960 ; et un processus ontogénétique (à l'échelle de la vie d'un homme) de socialisation corporelle et axiologique dans cette culture de l'athlétisme par certains jeunes Éthiopiens et Kényans.
La Corse est un territoire connu comme lieu de villégiature estivale. La Corse moins médiatisée est un territoire où résident à l'année 320 000 habitants, dont 1/5e vit en dessous du seuil de pauvreté. C'est plus globalement à la question du vieillissement dans ces conditions de vie rurales et à la place des personnes âgées dans nos sociétés que s'intéresse cette enquête. Cette catégorie, les personnes âgées, est une catégorie "abandonnée" pour certains, protégée par la solidarité des villages pour d'autres. Au coeur de la montagne, face à la mer, la vie s'organise de façon parfois surprenante, et ce sont ceux qui continuent à vivre dans leurs petits villages qui nous donnent des réponses.