Martine Delvaux
Martine Delvaux
Dix ans après le Brexit, Géopolitique du Royaume-Uni décrypte les nouveaux défis d’une nation en quête d’équilibre entre héritage impérial et modernité. Un essai clair et documenté pour saisir les enjeux d’un pays au cœur des mutations mondiales.
Et si le vrai pouvoir se jouait toujours entre les mêmes ? Martine Delvaux démasque les rouages du boys club, ce réseau invisible où se perpétue la domination masculine.
C'est l'histoire d'un film qui ne s'est pas fait. C'est l'histoire de trois artistes, Hollis Jeffcoat, Joan Mitchell et Jean Paul Riopelle, dont les vies ont été entremêlées. C'est l'histoire d'un accident. C'est l'histoire de la place qu'occupent les femmes dans le monde de l'art. C'est l'histoire de mon amour pour une artiste, Hollis Jeffcoat, sur qui j'ai essayé d'écrire un film. M. D. Martine Delvaux fait le récit d'une enquête passionnée, qui s'ouvre dans le Paris des années 1970, sur une jeune peintre américaine inconnue, à l'ombre de deux artistes célèbres.
Ce n'étaient jadis que bavardage, ragots ou affaires de moeurs. Non, il n'y avait rien de pourri au royaume du savoir! Pour maintenir l'ordre social, il fallait taire le harcèlement et les agressions, ne pas nommer le boys club, en être complice. Or des féministes ont rompu la digue, et ce livre nous arrive porté par cette vague de dénonciations spectaculaires. Étudiantes et professeures se penchent ici sur une histoire aussi ancienne que taboue: la relation entre désir et pédagogie. Quel est le rapport entre professeur.e.s et étudiantes, et qu'arrive-t-il lorsque la séduction s'en mêle? Quelles histoires cette relation raconte-t-elle, pervertit-elle ou permet-elle d'inventer? Ce livre ne prétend pas trancher la question du sexe, de l'amour et du pouvoir au sein des universités. Il en montre plutôt la complexité, tout en convoquant la communauté universitaire à une résistance féministe solidaire.
«Il me fallait un dispositif, une provocation, peut-être un garde-fou pour continuer d'observer cet objet à la fois banal et étrange qu'est ma vie. L'observer en suivant de nouvelles lignes : le chemin que me propose le film Thelma & Louise. Mon film choisi, mon film aimé, le film qui a marqué ma vie, le film qui encore aujourd'hui me fait pleurer. J'ai voulu remonter le cours du temps en m'installant dans la Thunderbird avec Thelma et Louise, pour retrouver celle que j'étais en 1991, cette jeune femme qui n'est pas si différente de la femme que je suis aujourd'hui. J'ai suivi le scénario du film à la manière de marques topographiques sur le chemin de ma propre vie : deux femmes, une voiture, un voyage, un viol, un révolver.»
Il a laissé une étendue de ruines dans sa vie. Le coup de foudre et la passion ont dégénéré en conflit, puis en guerre, à la vitesse de l'éclair. Pourtant, elle était certaine d'être en train de vivre une grande histoire, l'histoire de sa vie. Les cascadeurs de l'amour n'ont pas droit au doublage, mais elle a pu écrire ce livre - une ultime missive envoyée du front, le champ de bataille de la rupture. Pour son troisième roman, Martine Delvaux s'applique à coudre ensemble avec adresse les clichés effilochés de l'amour dans un livre bel¬liqueux, rageur et libérateur. Un livre qui solde pour de bon les comptes du ratage amoureux.
Des corps féminins en rangées, qui se meuvent en synchronie. Ils ne se distinguent que par le détail d'un vêtement, d'une courbe, d'une teinte de cheveux. Les filles en série créent l'illusion de la perfection. Ce sont des filles-machines, filles-marchandises, filles-ornements. Toutes reproduites mécaniquement par l'usine ordinaire de la misogynie. Les filles sont des filles parce qu'elles sont en série. Mais la figure des filles en série est double: à la fois serial girls et serial killers de l'identité qu'on cherche à leur imposer. Entre aliénation et contestation, les filles en série résistent à leur chosification, cassent le party, libèrent la poupée et se mettent à courir. Cet essai percutant, paru pour la première fois en 2013, se déploie comme une chaîne qui se fait et se défait, depuis les Cariatides jusqu'aux Pussy Riot. Dans cette édition revue et augmentée, Martine Delvaux s'attaque à la blancheur des filles en série et analyse de nouvelles formes de résistance investies par les ballerines, les survivantes d'agressions et Beyoncé.
Et si l’absence devenait le cœur même de l’histoire ? Blanc dehors raconte la quête d’une femme face au silence de son père disparu, entre mémoire et fiction.
Ce livre est un hommage aux images à la fois tendres et violentes de la photographe Nan Goldin. Goldin est une guerrière, une gardienne de la mémoire. Elle lutte pour qu'on n'oublie pas la vie des femmes, des sidéens, des bannis. Depuis la mort brutale de sa soeur aînée adorée, elle se bat pour le souvenir de ceux qu'elle a perdus. Goldin est une gorgone dont le regard sidère. Elle demande de poser les yeux sur ce qui est étranger, elle exige que les secrets soient dénudés. Martine Delvaux met ici ses pas dans les pas de Goldin, et avance avec elle dans la colère, la rébellion et l'amour fou. L'écrivaine trouve chez la photographe une oeuvre-soeur, un écho de sa propre esthétique et de son engagement à dire, coûte que coûte, ce qu'elle sait et ce qu'elle voit.
"La ligne de crête" rend compte de ce qui lie l'auteur à sa Haute-Savoie. L'étrange alchimie qui opère quand on aborde un lieu familier. C'est une évocation des couleurs, silence, lumières, rythme, et sons propres à la montagne. Un récit qui n'est pas descriptif mais une invitation à errer, plus qu'à randonner, au pays de l'écriture. Il nous entraîne dans une très belle et fraîche échappée.« C'est peut-être l'attente qui fait le lieu » Évocation de la montagne, la Savoie par un poète. Prose poétique. Jacques Ancet fut lecteur de français à l'Université de Séville puis agrégé d'espagnol. Il a enseigné plus de trente ans dans les classes préparatoires aux grandes écoles. Aujourd'hui il se consacre à son travail d'écrivain et de traducteur près d'Annecy, où il réside. Son oeuvre est couronné de nombreux prix.
« Écrire tout ça aujourd'hui, ce n'est pas faire le récit d'un désamour, c'est raconter le contramour, comme on dit contralto, contrattaquer ou à contrecourant, révéler la cadence, le rythme qui sous-tend cette histoire, et en même temps, refaire le chemin à l'envers. » Il y a quelques années déjà, Martine Delvaux publiait le récit d'une rupture amoureuse. Elle reprend ici cette histoire d'amour et de perte de manière à la démaquiller, pour dire toute la vérité, rien que la vérité. Avec ce texte intime, elle fait entendre une voix aimante et féministe sur l'écriture de la vie, et sur la force réparatrice de la littérature.
Le tumulus de la ferme de Clair-Bois, que nous avons fouillé en 1967, 1968 et 1969 est d'un type très particulier, et, à bien des égards, exceptionnel, C'est un des rares tertres funéraires de la Côte d'Or construit non en pierre, mais en sable et terre ; l'emploi de ces matériaux offre le grand avantage d'assurer une meilleure conservation des vestiges métalliques et osseux, du mobilier et des matières périssables végétales, le bois en particulier. Le tumulus a été édifié en plusieurs fois et chaque étape est un agrandissement. Quatre fossés circulaires et concentriques ont été aménagés à la périphérie. C'est une nécropole importante, puisqu'elle renferme plus d'une centaine de sépultures ; ce nombre inusité et considérable a permis de réaliser une étude anthropologique détaillée et fructueuse sur un ensemble humain groupé. L'étude du matériel archéologique recueilli montre que la nécropole a été utilisée pendant une période courte et ininterrompue allant de la fin de Hallstatt à la Tène Ic. C'est le seul tumulus connu existant dans cette région plate et basse, située à l'Est de Dijon, plaine encore marécageuse au siècle dernier. Il a été édifié à mi-distance de deux habitats proches, dont l'un lui est contemporain.
By Grand Central Station I Sat Down and Wept is the title of Canadian writer Elizabeth Smart's classic hymn to love, which novelist Angela Carter once described as being "like Madame Bovary blasted by lightning." Later, Carter wrote privately to a friend, saying that she would hate any daughter of hers to have to write such a novel, adding, "By Grand Central Station I Tore Off his Balls would be more like it, I should hope." And now along comes Montreal novelist Martine Delvaux with The Last Bullet Is for You. This stream-of-consciousness novel takes the form a love letter, but it is the last one. One last letter filled as much with the memory of love as the desire for revenge. Love is war, wrote Ovid, and this book is a battleground. Writing is both an act of passion and the means to end it once and for all. Writing is the last bullet, shooting through the love story and into what is left of the lover: a ghost, a fiction. And maybe that's what he was from the start.
Les filles sont des filles parce qu'elles sont en série. Des corps féminins en rangées. Ils se meuvent en synchronie. Ils ne se distinguent que par le détail d'un vêtement, d'une courbe, d'une teinte de cheveux. Les filles en série sont mises à leur place et créent l'illusion de la perfection. Ce sont des filles-machines, des filles-marchandises, des filles-ornements. Toutes reproduites mécaniquement par l'usine ordinaire de la misogynie. Mais la figure des filles en série est double: à la fois serial girls et serial killers de l'identité qu'on cherche à leur imposer. Casseuses de party, ingouvernables, elles libèrent la poupée et se mettent à courir. Entre aliénation et contestation, les filles en série résistent à leur chosification, à l'instar des grévistes féministes de 2012. Cet essai percutant se déploie comme une chaîne qui se fait et se défait, depuis les Cariatides jusqu'aux Pussy Riot.
Avril 1931, à Paris. En s'asseyant à la terrasse d'un café boulevard de Strasbourg, le narrateur découvre les activités d'un étrange personnage... Il décide par curiosité de le suivre dans les rues de la capitale afin de savoir ce qu'il manigance. Mais était-ce une décision bien raisonnable ?Révélation inattendue d'un métier est l'une des nouvelles les plus rares de l'écrivain Stefan Zweig, où tout n'est que suspense.
Une amitié s'est nouée il y a presque vingt ans entre un homme et une femme, la narratrice du roman. C'est elle qui raconte ces années, qui fait l'inventaire des petites phrases prononcées et des grandes, et laisse entrer le lecteur dans un univers clos, jusque-là jalousement fermé aux autres.
Une petite fille grandit dans un village nouveau. Le père a disparu avant sa naissance. La mère a épousé un autre homme et souhaité s'installer loin de la ville. Le village est morne et ils y resteront des étrangers. Entre les enfants les liens se tissent quand même et dans les champs de fraise, ses amies s'appellent Manon-juste-Manon, BB ou encore Valence Berri. Elles rêvent d'Hollywood, mâchent de la Hubba Bubba, passent leur été à sauter dans la piscine du camping juste à côté. Tout semble normal. Mais une menace plane sur cet univers doucereux. Au village et dans la banlieue aseptisée où la famille déménagera dix ans plus tard il arrive que des filles disparaissent. Rose amer raconte le regard effrayé d'une petite fille, puis d'une adolescente, sur la violence diffuse de l'ordinaire.
La carpe Diem et son ami le brochet bullent tranquillement au pied de leur barrage. Soudain un éclair jaillit à l'assaut de l'obstacle. « Je dois passer, c'est une question de vie ou de mort ! » déclare Salmo Doublaxel. Un saumon ! Un de ces poissons du temps jadis, symbole de la pureté des eaux ! Les amis en restent la gueule pendante. Comment est-ce possible ? Le saumon atlantique est un animal sauvage qui, jusqu'au xixe siècle, était très abondant dans les cours d'eau français. Et pourtant ! Que savons-nous de lui ? Apprenons à connaître son environnement, son mode de vie et de reproduction, mais aussi les raisons pour lesquelles ce beau poisson a disparu de certains fleuves et pourquoi son milieu naturel doit être protégé. Didier Mounié est un scientifique (doctorat d'ichtyologie) qui a travaillé longtemps dans la protection des poissons jusqu'à ce que l'envie d'écrire des histoires lui vienne. Anne LETUFFE a suivi des études d'arts appliqués à Toulouse. L'illustration se conjugue au papier. Elle le déchire, le froisse... Elle ajoute un peu de tissus, des feuilles, du sable...
Rompant avec une tradition qui décrit l'atmosphère monacale des ateliers de copistes du Moyen Âge, ce roman met en scène un scribe très laïque, Raoulet d'Orléans - personnage réel,il fut l'un des copistes attitrés de Charles V -, bon vivant, hâbleur, peu chatouilleux sur les mystères de la religion.Animant un atelier familial au coeur de Paris, actuelle rue Boutebrie, il a pourtant copié des bibles à tour de bras mais, incapable d'établir le silence et de se concentrer très longtemps sur ses rectangles de parchemin, il a pour habitude de fréquenter les tripots des barrières, ceux de Montfaucon notamment, le grand gibet de Paris.Au-delà de l'intrigue qui se noue autour d'un mystérieux faussaire venu s'immiscer dans les commandes royales de Raoulet, ce roman en fome de parabole médiévale restitue l'ombre de l'imprimerie qui plane sur le siècle et suggère une méditation sur l'avènement contemporain du numérique.
Everywhere you look patriarchal society reduces women to a series of repeating symbols: serial girls. On TV and in film, on the internet and in magazines, pop culture and ancient architecture, serial girls are all around us, moving in perfect sync-as dolls, as dancers, as statues. From Tiller Girls to Barbie dolls, Playboy bunnies to Pussy Riot, Martine Delvaux produces a provocative analysis of the many gendered assumptions that underlie modern culture. Delvaux draws on the works of Barthes, Foucault, de Beauvoir, Woolf, and more to argue that serial girls are not just the ubiquitous symbols of patriarchal domination but also offer the possibility of liberation.
Un livre qui nous fait du bien ! ~Un jour, un étrange petit bruit se fait entendre, quelque part derrière un des murs de la grande maison. Un cliquetis tenace et agaçant qui va bouleverser la vie de tous ses habitants : du couple avec ses deux enfants, aux étudiants sous les toits, en passant par le vieux monsieur grognon, ou la concierge qui veille au grain. Progressivement, les masques vont tomber - mais, qui est vraiment " la dame du troisième " ?-, les dialogues s'instaurer, les drames se dénouer. Un livre pour nous faire du bien !
Pourquoi faut-il cette apocalypse, ce déchirement de tout pour se découvrir aimé ? En nous livrant sa première oeuvre théâtrale, tout imprégnée d'une poésie profonde et mystique, Ephraïm nous dévoile, de manière surprenante, le secret de la survie de l'homme appelé à une « assomption » d'amour par l'offrande totale du coeur. La nef éblouie, comme suspendue au-dessus des flots, est désormais immobile, le monde entier qui l'entoure est dévasté par un mystérieux cataclysme. En cette heure extrême et cruciale, un homme et une femme, passagers de l'Absolu, vont se dégager du désespoir ambiant pour vivre l'éblouissement de l'amour. Saisis par l'irrésistible désir de contempler le visage de l'Amour, ils vont monter plus haut que tout amour, vers Celui qui existait avant qu'aucun être humain ne commence à aimer. Le monde est en flamme, mais ils brûlent d'un autre feu. Ils brûlent non de leur soif mais de la Sienne qui les dévore. Ici commence la vraie passion qui répond à l'unique Passion. C'est parce qu'ils sont les seuls à pouvoir répondre à Sa soif d'Amour que le monde ne sera jamais complètement détruit.
Her father has taken off, and the world is full of dangers she doesn't understand. Her friends have names like Manon-just-Manon, BB, and Valence Berri, and things seem pretty okay, most of the time, except that girls keep disappearing.