Yves Couturier
Yves Couturier
L'activité en travail social est souvent méconnue, parfois mystérieuse, mais constitue néanmoins toujours une importante source d'apprentissage. Le présent livre propose des outils conceptuels et méthodologiques pour développer les compétences d'analyse et d'auto-analyse de cette activité de façon à soutenir le développement professionnel des travailleuses sociales, qu'elles soient en formation, en stage ou en emploi. Toute personne intéressée par le développement professionnel en travail social ou y contribuant, que ce soit en formation initiale ou continue, en supervision, dans les organismes de régulation ou de contrôle de la qualité et même en gestion, y trouvera des outils et des exemples concrets utiles à l'accomplissement de son travail. Enfin, la travailleuse sociale réflexive souhaitant soutenir son propre développement professionnel découvrira également dans cet ouvrage de nombreuses sources d'informations pour réaliser cette intention.
Comprendre les origines du choix de carrière des jeunes en faveur du travail social aide à entrevoir une part du futur de la profession. L'histoire du futur se profile donc ici, dans ce livre, à travers la parole des témoins ayant livré des récits riches et étonnants à propos de leur décision de s'engager dans une formation en travail social. Les 16 témoignages rassemblés dans cet ouvrage ouvrent une fenêtre sur l'évolution en cours du rapport des travailleuses sociales et travailleurs sociaux du futur à leur formation et à leur projet professionnel. Ils permettront à toute personne envisageant une carrière dans le domaine de nourrir sa réflexion et d'anticiper les évolutions de la profession de même que ses éventuels invariants. Le choix du travail social: histoires orales du futur s'inscrit dans la continuité du travail archéologique amorcé dans le livre Histoires orales du travail social (2021, PUQ). Le présent opus entreprend le chemin usuel de l'historiographie en questionnant des étudiants et étudiantes en début de trajectoire de formation.
Ce livre met en récit les histoires orales de travailleuses et travailleurs sociaux ayant travaillé dans tous les domaines de la discipline depuis les années 1950 au Québec. Certains témoins sont des personnes très connues du grand public, d'autres sont connues de la grande famille du travail social québécois, et d'autres encore ont fait une carrière loin des feux de la rampe. Mais tous peuvent témoigner de l'évolution de la discipline depuis 70 ans. Travailler le social, qu'est-ce que ça veut dire ? La mise en lumière de ces divers témoignages montre comment l'époque a profondément marqué la trajectoire personnelle et professionnelle de chacun. Elle révèle aussi au lecteur le mouvement d'évolution rapide de la discipline et de la profession, lui permet d'identifier les moteurs de cette importante transformation et de mesurer l'ampleur du chemin parcouru. À travers ces 19 histoires orales, c'est la grande histoire du travail social et du Québec qui est racontée d'une manière unique, car vivante. Le rapport à l'innovation, au pouvoir et au domaine de la santé sont autant de thèmes autour desquels s'articule cette évolution. Les lecteurs du domaine social expérimentés comme ceux en formation et en début de carrière pourront mieux comprendre sur quel socle se fonde le travail social d'aujourd'hui pour se développer et prospérer. Yves Couturier (Ph.D.) est professeur et chercheur au Département de travail social de l'Université de Sherbrooke. Il travaille sur la thématique de l'analyse du travail en travail social, sur la collaboration interprofessionnelle, les pratiques de coordination et l'organisation des services sociaux et de santé. Louise Belzile (Ph.D) a exercé comme intervenante sociale durant de nombreuses années dans le milieu communautaire et dans le réseau de la santé et des services sociaux. Elle est aujourd'hui chargée de cours à l'Université de Sherbrooke, chercheuse indépendante et spécialiste des outils cliniques dans le domaine du vieillissement.
Yves Couturier, écrivain du fil de l'eau et du temps, nous revient plus romantique que jamais, rapportant ce que lui inspire leur course et la traduit par cette histoire d'un genre nouveau pour lui, mais avec le même talent et la même sensibilité. C'est ce qui fait la force de cette fiction dans laquelle on accompagne Thibault sur la route qui doit le conduire à un entretien d'embauche... On se laisse emmener confiant puis au fur et à mesure que l'on avance, le trajet devient insolite, affolant, angoissant... On découvre avec lui une campagne désertée, sans plus une âme qui vive... Thibault s'aperçoit qu'il est coupé du monde... Impossible de joindre ni famille ni aide, il roule... jusqu'à une rencontre, un rendez-vous|? Un autre rendez-vous|? Dans un autre monde|? Car avec Yves Couturier rien n'est anodin, tout est prétexte à relier une chose à une autre|! Lui donner un sens. Rien ne sert jamais à rien|! Les petits ruisseaux font toujours les grandes rivières, et le Temps jamais ne les arrête mais Yves nous incite à prendre celui de le regarder passer et nous pencher au bord de l'eau qui coule... De toutes façons ses mots nous transportent... toutefois, plus comme des radeaux que des navires de croisière...Ses phrases romanesques charrient le réalisme...
Ils font merveille car ils sentent la mort gourmande. Ils se battront jusqu'au dernier afin de ne point être jetés en dehors de cette caverne encore tout imprégnée du passé des leurs, ici, là, ce ne sont que mortels corps à corps disputés à la lueur du foyer. Il faut tuer pour ne pas être tué. Il faut mourir pour que les proches ne meurent pas. Les coups pleuvent. À main nue ou à main armée... tout est permis pour repousser la mort qui attend, là, dans l'ombre dansante des flammes. Et puis, il faut se protéger tout en repérant ceux qui ont besoin d'aide.
Roman n'a pas seize ans quand il descend travailler à la mine de charbon. Entouré de ses frères, il fait connaissance avec ce monde qui hante ses rêves. Il est au puits de l'Etançon lors de la catastrophe... « Copyright Electre »
Cet ouvrage ne cherche pas à dire pourquoi travailleuses sociales et infirmières devraient travailler davantage ensemble mais bien comment elles le font concrètement, au fil des jours. S'inspirant de la sociologie du travail et des sciences du langage, l'auteur observe avec attention la pragmatique de l'intervention interdisciplinaire dans les métiers relationnels. Le praticien, provenant tant du travail social que des sciences infirmières, trouvera dans ce livre une façon d'exposer les coups de mains au coeur de sa pratique professionnelle.
Les Rendez-vous de Toussaint pour permettre à Yves Couturier de conter les vivants et les morts de la famille de Rémi dans laquelle il nous fait entrer avec respect et émotion. Des grands-parents aux belles-filles, passant par les petits- enfants, les cousins, les cousines, les voisins, les amis, les destins se cousent et se décousent au fil des affections ou des afflictions. Le maître, un auteur qui tisse leurs jours comme un tissu, solidement certes mais surtout délicatement sans déchirer ni froisser. Un cousu main, une broderie rare, jamais désuète. Nostalgiques, tristes parfois mais jamais amers, nous ne manquerions ces rendez-vous. Un dé d'or à Yves Couturier qui, aussi, signe haut et fort ses sentiments comme ses engagements. Et, dans une grande dignité, un fini tragique. « Le vent du nord papote avec quelques vieux corbeaux noirs. La Toussaint d'hier a battu son record de chrysanthèmes. Les morts rêvent de toutes les couleurs. Le Bon Dieu a fait salle comble. Les hosties étaient à point. Le vin de messe d'un cru exceptionnel. Maintenant, au fond des mouchoirs, les larmes dorment mêlées à la morve. »
La prison n'est pas une punition réservée exclusivement aux coupables, mais à tous les membres de leur famille... Yves Couturier est l'auteur de nombreux romans, tous écrits avec générosité, humour, engagement et poésie. Poésie au sens réel du mot, celle qui tire simplement les larmes. Dans ce roman Yves raconte le quotidien d'une mère et de sa petite fille dont le mari et père est en prison. Tour à tour Yves Couturier est la mère ou la petite. Scabreux défi qu'il relève, maître contorsionniste, avec son coeur d'abord, son talent ensuite. Bourré de belles phrases et de belles idées un texte d'une rare sensibilité qui ne peut que toucher. « Romane, elle, c'est motus et bouche décousue ! Envie de crier, de hurler... que son papa est en prison... et que c'est pas bien fait pour lui... mal fait pour nous ! Finalement, se taire. Pleurer. Se taire. Son père ! Ce n'est pas elle qui l'a choisi ; c'est moi ! Le père de Romane aurait pu aussi porter cravate noire et chausser souliers noirs. Affaire de look ! Le père de Romane aurait su conduire grosse berline à options comprises et mâcher un chlorophylle chewing-gum pour faire dents blanches. Histoire de se la jouer ! Le père de Romane aurait aimé monter chevaux avec pur sang. Une passion comme une autre ! Babou aurait pu... tout cela. Non ! Il est en prison. »