Valéry Giroux
Valéry Giroux
Trophées, nourriture, sujets d'expérimentation, ressources, souffre-douleurs, jouets, vêtements... Depuis le Néolithique au moins, les êtres humains considèrent les animaux comme des moyens. Pourtant, les critères sur lesquels repose cette hégémonie de notre espèce n'ont pas la pertinence qui leur permettrait de justifier de tels traitements. C'est ce suprémacisme humain que l'antispécisme entend dénoncer. Dans ce court essai, Valéry Giroux bat en brèche les caricatures, et montre que l'antispécisme, par analogie avec l'antiracisme, est avant tout une base de réflexion éthique et politique. En affirmant que l'humanité doit renoncer à certains des privilèges qu'elle s'est injustement octroyés aux dépens des animaux, elle défend l'idée qu'un monde délivré du spécisme serait non pas encore parfait, mais incontestablement plus juste.
Trophées, nourriture, sujets d'expérimentation, ressources, souffre-douleurs, jouets, vêtements... Depuis le Néolithique au moins, les êtres humains considèrent les animaux comme des moyens. Pourtant, les critères sur lesquels repose cette hégémonie de notre espèce n'ont pas la pertinence qui leur permettrait de justifier de tels traitements. C'est ce suprémacisme humain que l'antispécisme entend dénoncer. Dans ce court essai, Valéry Giroux bat en brèche les caricatures, et montre que l'antispécisme, par analogie avec l'antiracisme, est avant tout une base de réflexion éthique et politique. En affirmant que l'humanité doit renoncer à certains des privilèges qu'elle s'est injustement octroyés aux dépens des animaux, elle défend l'idée qu'un monde délivré du spécisme serait non pas encore parfait, mais incontestablement plus juste.
Plus qu'un régime ou un mode de vie, le véganisme est un mouvement social et politique visant à libérer les animaux du joug humain. S'opposant au carnisme, les véganes renoncent autant que possible à utiliser des produits ou des services issus de leur exploitation. Leurs arguments rencontrent aujourd'hui un écho de plus en plus favorable parmi les consommateurs, alors même que les animaux, sur terre et dans la mer, n'ont jamais été tués dans de si grandes proportions. Cet essai est l'occasion pour ses auteurs de montrer que la société que les véganes appellent de leurs voeux (et préfigurent par leurs pratiques quotidiennes) repose sur une conception élargie de la justice. Une justice qui devrait embrasser l'ensemble des êtres doués de sensibilité.
Dans son ouvrage La libération animale, Peter Singer développe trois grandes idées : le principe d'égale considération des intérêts, le rejet du spécisme et la nécessité de mettre un terme à certains types d'exploitation des animaux. Cette oeuvre phare a connu un retentissement immense, à tel point que sa publication, en 1975, a été présentée comme le moment clef dans l'émergence du mouvement éponyme. L'objet de ce recueil est de revenir sur le lien entre le mouvement de libération animale et les théories de Peter Singer qui, à tort ou à raison, en est perçu comme le père fondateur.