Thomas Legrand
Thomas Legrand
« Encourager la Nation à croire que tout sera résolu par un homme, sans qu'elle intervienne elle-même, sans qu'elle choisisse et décide, c'est donner aux mauvais politiciens une chance inespérée. »Pierre Mendès France, La vérité guidait leurs pas Avec le déclin des grandes idéologies et de l'influence des partis, la conquête de l'Élysée est devenue une aventure plus personnelle que politique. Les journalistes sont les chroniqueurs de l'épopée des candidats, de leurs trahisons, leurs chutes et leur impuissance croissante. Plus que de leurs idées. Ces simplifications de la vie politique sont aujourd'hui démultipliées par les réseaux sociaux et toujours plus de Françaises et de Français semblent tentés par le choix de l'autoritarisme. Qui osera proposer la fin de l'élection présidentielle au suffrage universel direct ? Arrêtons (vraiment) d'élire des présidents bouscule nos certitudes en interrogeant les mécanismes qui sous-tendent nos décisions politiques les plus fondamentales.
Plongez dans Les Évasions perdues - Stablack, l'université de la collaboration, une BD poignante inspirée d’un fait historique méconnu : le camp de Stablack, où les nazis formaient une élite française pour leur « nouvelle Europe ».
« Bobo » : un néologisme que tout le monde utilise, souvent comme un qualificatif péjoratif (contraction de « bourgeois-bohème ») désignant une partie mal définie de la population. Bizarrement, ce mot a un sens, mais pas de définition. En réalité, il recouvre un groupe social que la sociologie universitaire refuse de déterminer sous prétexte que « bobo » serait une construction journalistique, polysémique et floue. Thomas Legrand et Laure Watrin tentent malgré tout de définir ce mot, et les mots qui y sont attachés, soit parce qu'ils font partie du vocabulaire des bobos, soit parce qu'ils aident à cerner le périmètre de la boboïtude. AMAP, bio, mixité, vinaigre blanc, solidaire, citoyen, contradiction, butternut, vegan, bistronomie, local, glocalisation, jardins partagés, carte scolaire, gentrification, récup'... 100 mots comme autant de détails dont le tout dessine une population à la fois ouverte et autocentrée, parfois exaspérante, mais qui invente ou contribue à promouvoir les rapports sociaux et les modes de vie d'un monde globalisé, hyperconnecté et sous contrainte écologique.
Pourquoi et comment passer de la société de l'avoir à la société de l'êtreLa crise écologique et civilisationnelle à laquelle nous sommes confrontés nous invite à une profonde évolution. Elle porte en elle la promesse d'un nouveau monde qui passe par une transformation radicale de notre modèle de développement pour faire de l'accomplissement de chacun notre nouveau projet politique. En s'appuyant sur une grande diversité de connaissances scientifiques, les enseignements des traditions de sagesse, et sa propre expérience personnelle, Thomas Legrand propose une nouvelle vision pour nos sociétés, plaçant en son coeur la réalisation de notre potentiel humain et le droit à " être " de tous les êtres vivants. La présentation de la " politique de l'être " dans de nombreux domaines - petite enfance et éducation, travail et santé, agriculture et alimentation, justice, économie et gouvernance -, rend compréhensible par tous et place au coeur du débat public le besoin impérieux d'un changement de conscience planétaire. Cette vision d'ensemble pleine d'espoir donne à voir le nouveau monde tel qu'il est en train d'émerger, et les propositions politiques pour le faire advenir, fondées sur des exemples concrets qui fleurissent déjà partout sur Terre.
L'incroyable histoire de la Ve République retrace l'histoire de notre constitution, à la fois déséquilibrée, imparfaite, mais solide et résistante aux tumultes de l'histoire. À la façon d'un reporter qui explorerait ces six décennies d'histoire politique, Thomas Legrand fait parler les fondateurs et les praticiens de ces institutions, tout en en expliquant les rouages et les évolutions. De de Gaulle à Macron, ce sont, au bout du compte, soixante ans de paix et de relative stabilité, inédites dans l'histoire violente de notre pays, qui sont racontées ici et expliquées sous la plume de Thomas Legrand et le crayon de François Warzala.
« Jamais, depuis que j'exerce le métier de journaliste et d'éditorialiste, je n'ai vu, lu, subi, comme tous mes confrères, tant de critiques, contradictoires, paradoxales, justifiées ou abusives, ou émanant d'édifiantes logiques complotistes ! À l'issue de cette année électorale imprévisible qui a connu le triomphe inattendu du macronisme, l'émergence surprise de la France insoumise, l'apogée fragile du "marinisme", le crépuscule du PS, l'autodestruction stupéfiante de la droite, il m'est apparu nécessaire de revisiter, à travers les éditos écrits au jour le jour, la campagne présidentielle qui a bouleversé notre vie politique. Pas pour me justifier ou défendre une corporation. J'y constate mes erreurs (pas que !), reviens sur mes doutes, explique les éléments de contexte, y révèle quelques "ficelles" de fabrication, quelques infos off, et relate l'état d'esprit à chaud qui a présidé à l'élaboration de chacun de ces "papiers". Pour se retourner, éberlué, sur le chemin parcouru et commencer à comprendre... »
L'élection présidentielle au suffrage universel direct, voulue par de Gaulle en 1962, nous plonge tous les cinq ans dans une période d ' illusion collective, nous conforte dans un affrontement binaire dépassé, entretient le mythe de l ' homme providentiel, interdit l ' esprit de compromis et personnalise tous les débats publics. Depuis 1995, les présidents ne réforment plus. Ils ont perdu le pouvoir et abîmé la fonction. Car ce ne sont pas les hommes mais la fonction qui est en cause. La plupart des responsables politiques en sont conscients mais tous considèrent que les Français sont attachés à l ' élection du président au suffrage direct. La réforme s'imposera pourtant. à l ' occasion d ' une crise, comme toujours. Et ce jour approche.
Vous le pensiez obsolète ? Pourtant le bobo n'a jamais été aussi présent. Il est de toutes les joutes politiques, de toutes les brèves de comptoir et de magazine, que l'on devise carte scolaire, terrorisme du bio, prix de l'immobilier ou causes de la montée de l'extrême droite. Que recouvre ce néologisme ridicule, assemblage new-yorkais de deux mots français ? Une construction médiatique rejetée par la plupart des sociologues. Un travailleur social au SMIC tout autant qu'un patron de start-up. Mais surtout, un bouc émissaire idéal. En ces temps de bobobashing, il faudrait être sacrément téméraire pour se revendiquer afi cionado de la Courgette solidaire. Pourtant, selon Laure Watrin et Thomas Legrand, eux-mêmes bobos, il est grand temps de réhabiliter ce pauvre hère. Car il est le promoteur des modes urbains de demain. Alors oui, il frôle parfois la caricature, vacille sans (presque) aucun scrupule entre un hédonisme individualiste et des élans de faiseur de lien social. Mais il redynamise le vivre-ensemble tout en restant connecté au monde. Il tente de concilier des contraires et de s'adapter dans une société morcelée... En ce sens, le bobo est l'un des fers de lance de la république du XXIe siècle. En déclinant ses engagements et ses marottes, ce livre s'engage non seulement à clarifi er son identité, mais aussi à redorer son blason.
Journaliste politique et éditorialiste sur France Inter, Thomas Legrand est l'une des voix les plus écoutées de France. Jour après jour, il scrute avec minutie le monde politique et dénonce haut et fort dérives, maladresses et autres dérapages. Dans ce dictionnaire pas comme les autres, l'auteur prend le temps de dépeindre avec humour et précision les acteurs et les enjeux d'une sphère politique toujours en ébullition. Parce qu'il sait combien les mots peuvent parfois ravir le pouvoir, Thomas Legrand décrit avec enthousiasme leurs évolutions et campent ceux qui les emploient pour le meilleur ou pour le pire : les hommes et les femmes qui font ce monde politique intrigant, romanesque et passionnant.
Et si Nicolas Sarkozy n'était qu'un Jacques Chirac en sueur ? À mi-mandat, on cherche encore la grande réforme. Au-delà d'une parole effrénée empreinte de volontarisme, on cherche encore la fameuse rupture, la modernité promise, la gouvernance modeste et transparente annoncée. Que sont devenus les marqueurs idéologiques du sarkozysme, le « travailler plus pour gagner plus » (impraticable), « la discrimination positive » (abandonnée), la « laïcité positive » (oubliée), la « réforme de la françafrique » (même pas essayée) ? La plupart des réformes sont embourbées dans l'inévitable embouteillage législatif. Pour aboutir finalement à des mesures le plus souvent vidées de leur substance. Le contraste entre une parole politique forte et des résultats squelettiques risque de porter un coup sévère à la crédibilité du discours politique. En fait de « retour du politique » revendiqué, nous avons un Président qui consomme comme aucun autre les études d'opinions qu'il commande à grands frais par le biais de ces nouveaux Mazarin que sont les sondeurs et les publicitaires de son entourage. La concentration des pouvoirs à l'Élysée, le manque de déontologie du pouvoir dans les nominations et quelques discours provocateurs, pourtant souvent non suivis d'effet, ont permis aux antisarkozystes pavloviens d'hurler à la menace contre la République ! Alain Badiou peut se demander « de quoi Sarkozy est-il le nom », ses outrances antisarkozystes apposent en réalité le sceau de la réforme à ce qui ne sont finalement que de pâles copies des promesses de révolution du candidat Sarkozy. Sarkozy n'est ni le nom de la peste, ni celui de la barbarie... seulement celui de Nicolas. Il ne représente pas un danger pour la République, comme tant de commentateurs ou d'opposants aimeraient le croire, pour la simple et bonne raison que Nicolas Sarkozy n'est qu'un Président banalement de droite, un libéral pas convaincu, un pragmatique opportuniste dont le ton péremptoire n'a d'égal que sa capacité au revirement. Nicolas Sarkozy n'est donc que le dernier Président du xxe siècle. Une perte de temps pour la modernisation si nécessaire à la vie politique française.