Théo Klein
Théo Klein
Dans la tradition juive, le « Guetteur », c'est le prophète, celui qui avertit, celui qui éclaire. Le Dieu unique qu'ont célébré les Juifs (au contraire des peuples polythéistes qui les entouraient), aura délivré un message fondateur et une règle de comportement : justice et équité. Toute l'histoire du peuple juif, dans la Diaspora comme dans la création de l'État d'Israël, aurait dû être dominée par ce commandement. En s'appuyant sur un historique de la religion juive et du peuple juif - jusqu'au conflit israélo-palestinien -, en usant à l'occasion de la polémique et d'une diatribe stimulante, Théo Klein, qui se déclare Juif non croyant, démontre que ce principe est un message à l'humanité entière. Pas seulement réservé au peuple juif qui n'en est que le prophète.
" Sortis de leur ghetto, socialement, économiquement, politiquement, les juifs ont du mal cependant à défier la parole rabbinique, largement alourdie d'une foule de coutumes, d'usages et de traditions accumulées et devenues, à leur tour, irréfutables. Si je mets en doute cet enseignement rabbinique aujourd'hui, c'est parce qu'il s'est fortement éloigné de ce que je voudrais montrer comme l'essentiel de la Torah. Et c'est à Moïse de nous faire à nouveau sortir d'Egypte en nous libérant de l'esclavage d'une pensée contraignante. Il nous a jadis proposé un art de vivre, libres et responsables. A nous de le renouveler par un questionnement incessant. A nous surtout de le mettre en pratique " T. Klein Théo Klein est avocat international. Ancien Président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et Président fondateur du Congrès juif européen, il est l'auteur de La Guerre des civils ou le Kippour le plus long ,(Hachette, 1974), Israël aux quatre vents du ciel (Lattès, 1991), L'affaire du Carmel d'Auschwitz (Bertoin, 1991, Oublier vichy ? (Criterion, 1992), Deux vérités en face (avec Hamadi Essid), Lieu Commun, 1988, Le Guetteur, Plon 1997.
Il fallait jeter Jonas à la mer. Les prières des matelots ne parvenaient pas à apaiser la tempête. Jonas devait payer, parce qu'il avait tenté d'échapper à la mission que Dieu avait voulu lui confier. Mais Jonas n'a pas été englouti par les flots...