Sylvain Copvante
Sylvain Copvante
La notion de adab est très importante dès lors qu'on aborde le monde arabe dans sa période dite classique. Le terme est généralement traduit par « littérature », mais à l'origine il recouvre un sens plus large, davantage lié à un savoir-être courtois et urbain, comprenant notamment la maîtrise de la prose par des auteurs qui furent en premier lieu de hauts fonctionnaires oeuvrant aussi bien à l'administration qu'aux domaines juridiques et religieux. C'est principalement leurs écrits narratifs ou ceux renvoyant à la morale et à l'éthique que la tradition académique a retenus comme étant le noyau dur à partir duquel se sont développés les canons du adab. Mais qu'en est-il de la riche production qui existe en dehors de ces domaines ? Le présent ouvrage s'inscrit dans une nouvelle orientation des études arabes visant à redessiner les frontières du littéraire dans le domaine des sources arabes. Le parti pris est ainsi de s'intéresser aux écrits classiques dont on considère, à tort ou à raison, qu'ils ne relèvent pas de ce registre. Neuf contributions issues des études littéraires, islamologiques et historiques sont rassemblées ici afin de permettre à des textes, pourtant différents par leur nature, leur genre ou leurs origines intellectuelles, d'entrer en interaction, révélant ainsi des territoires dont l'approche par des outils littéraires est encore rare, voire inédite.
Montréal, 2050. Dans ce futur proche, tous les citoyens peuvent avoir accès à la mémoire des morts si ces derniers en ont autorisé, de leur vivant, la consultation libre. Mais est-ce une bonne chose ? Cette possibilité ne cache-t-elle pas un secret lourd de conséquences pour la société ? C'est ce que Calips, le propriétaire d'une agence de suicide assisté, va découvrir, bien malgré lui, lorsqu'il va se retrouver au coeur d'une lutte aux dimensions insoupçonnées. Écrit au tournant du nouveau millénaire, ce roman dystopique décrit un monde qui pourrait bien être un jour le nôtre et qui reflète plusieurs préoccupations de notre époque.
Montréal, automne 2038. Sur fond d'élection municipale déterminante pour l'avenir de l'île, de scandales médiatico-politiques et de guerre des gangs, Xavier Lauriol, inspecteur mémoriel de la cité, se voit confier la charge d'enquêter sur plusieurs morts suspectes. Ce faisant, une jeune femme va lui ravir son coeur et il va découvrir que la frontière entre le bien et le mal n'est pas si nette qu'il y paraît. Sylvain Copvante, l'auteur du roman In memoria publié en 2021, nous offre ici, par le truchement de sa plume incisive, les prémices d'un univers dystopique préoccupant.