Stéphane Roques
Stéphane Roques
Le temps s'est arrêté pour Makepeace. Sans âme qui vive sur qui veiller, elle arpente les rues désertes de sa ville-fantôme. Les derniers pionniers venus coloniser ce coin de Sibérie ont disparu avec le cataclysme. Makepeace est seule. Pour survivre, il lui faut un cheval, un fusil, de quoi fondre des balles, quelques graines à semer lorsque le sol aura dégelé, un oeil vif pour repérer les livres à sauver des décombres - et une bonne dose de ruse. Mais quand Ping émerge de la taïga, trahissant une peur sans nom dans une langue inconnue, et qu'un avion déchire le ciel, Makepeace prend la route, l'espoir chevillé au corps. Roman d'aventures ou dystopie, voici LE western du Grand Nord. Un roman déjà culte. « Un bijou post-apocalyptique. » Lire
Le Festin sauvage raconte, de manière truculente et désinvolte, la famille juive russe (et athée) de l'auteur - deux de ses grands-parents, ses parents et lui-même -, sa fuite hors d'URSS, l'émigration à Vienne, puis à Rome, avant d'atteindre les États-Unis en 1988, lorsque l'auteur avait 9 ans. Tout au long du récit, le thème central est la nourriture comme manifestation visible de l'amour. Corollaire naturel : la faim, à la fois la faim réelle vécue par les membres les plus âgés de la famille pendant la guerre, et la faim métaphorique de Fishman adulte, son appétit pour l'indépendance, le succès en tant qu'écrivain et les conquêtes amoureuses. L'auteur devient un homme, il révise peu à peu ses jugements sur le succès ou l'amour romantique, il s'américanise aussi, et s'éloigne malgré lui des générations précédentes. Jusqu'à ce qu'une aide à domicile ukrainienne soit engagée auprès du grand-père, devenu veuf. Par la magie de sa cuisine, elle va provoquer les retrouvailles des trois générations et faire affluer les souvenirs lors de festins sauvages. On évoque la grand-mère Daria, qui « avait un fourneau de la taille d'un lit. Il en sortait des pommes de terre croustillantes, coupées en quatre, saupoudrées d'aneth avant d'être badigeonnées de crème aigre... »
La vie de Damien March est désespérément monotone. Jusqu'à ce que son oncle meurt et lui offre une occasion de repartir à zéro. Ce qu'il ne sait pas c'est qu'il va devoir commencer par réécrire son histoire. Damien March a 35 ans. Il s'ennuie. Des nuits à écrire des voix off pour la BBC alors qu'il se rêvait grand reporter, du temps perdu, de vagues amis et quelques histoires oubliables. Jusqu'à ce télégramme : " Patrick mort. Papa. " Son oncle est mort, il avait presque oublié qu'il était vivant. Pourtant il a fait de lui son unique héritier. Damien plaque tout et s'en va vivre dans la maison de Cape Cod de son oncle, ancien écrivain à succès dont l'originalité et la fantaisie peuplent ses souvenirs d'enfance. C'est un véritable cabinet de curiosités, où il déniche un manuscrit inachevé : Les Confessions de Mycroft Holmes, pastiche savoureux dont le héros est le frère méconnu de Sherlock Holmes. Et qui recèle des indices, menant eux-mêmes, de fausses pistes en détours, à un secret de famille insoupçonné. Jeu de pistes littéraire savamment mené, ce nouveau roman prouve l'étendue des talents de Marcel Theroux, son humour et son goût immodéré et exquis pour l'intrigue.Marcel Theroux est né en Afrique du Sud en 1968, il a grandi aux États-Unis et vit aujourd'hui en Angleterre. Il a déjà publié plusieurs romans des deux côtés de l'Atlantique, dont Au nord du monde (Plon, 2010 ; 10/18, 2011), sélectionné dans la shortlist du National Book Award 2010 et qui a remporté le Prix de l'Inaperçu 2011. Jeu de pistes, distingué par le Prix Somerset Maugham en Angleterre, est son deuxième roman traduit en France. " Une énigme prenante et une histoire lumineuse sur les secrets de famille et l'identité, on gardera longtemps en mémoire les pages qui dépeignent l'enfance chaotique et mêlent avec brio, habileté, humour doux-amer et une pointe d'ironie et de recul. "The Times Traduit de l'anglais par Stéphane Roques
Nouveau (contre) pouvoir est un guide sur la création de mouvements sociétaux, le partage et la propagation des idées dans une ère chaotique et hyper connectée. Dans cet essai, Jeremy Heimans et Henry Timms exposent les grands évènements de notre époque - l'apparition de méga plateformes telles que Facebook et Uber, l'inattendue victoire d'Obama et celle totalement improbable de Trump, l'émergence de mouvements tels que #MeToo - et ils révèlent ce qui se cache vraiment derrière eux : l'émergence de nouveaux pouvoirs. Durant une grande partie de l'histoire de l'humanité, les règles du pouvoir étaient claires : le pouvoir traditionnel est détenu par un petit nombre et une fois acquis il est jalousement gardé, hors de portée du plus grand nombre ; il est fondé sur le leadership. Mais notre connectivité omniprésente a rendu possible l'émergence d'un autre type de pouvoir. Ce " nouveau pouvoir " est en fait multiple. Il est ouvert, participatif et fondé sur le partage. Il opère comme un courant et il prend sa puissance dans la circulation. La bataille entre pouvoir traditionnel et ces nouveaux pouvoirs détermine qui nous gouverne, comment nous travaillons et même comment nous pensons et gérons nos émotions. Cet essai amène un éclairage nouveau sur des phénomènes culturels du quotidien tels que #BlackLivesMatter, le Ice Bucket Challenge ou encore sur Airbnb, en révélant les nouveaux pouvoirs qui les ont fait croître. À partir d'exemples concrets sur le milieu des affaires, l'activisme, la pop culture mais aussi l'étude d'organisations telles que Lego, la NASA, Reddit et TED, Heimans et Timms expliquent comment se construisent ces nouveaux pouvoirs. Ils explorent aussi le côté sombre de ces forces comme la manière dont ISIS a co-opté ce nouveau pouvoir à des fins monstrueuses. Dans un siècle de plus en plus construit autour de ces nouveaux pouvoirs, cet ouvrage propose une nouvelle manière de comprendre notre monde et le rôle que nous avons à y jouer.
Et si vous aviez dit oui, que ce serait-il passé ? En 1958, Eva a dix-neuf ans, elle est étudiante à l'université de Cambridge et amoureuse de David, un acteur follement ambitieux. En chemin pour un cours, son vélo roule sur un clou. Un homme, Jim, assiste à la scène. Que va-t-il se passer ? Ce moment sera déterminant pour leur avenir commun. Un point de départ, trois versions possibles de leur histoire : le roman suit les différents chemins que les vies de Jim et d'Eva pourraient prendre après cette première rencontre. Des vies faites de passion, de trahisons, d'ambition et sous-tendues par un lien si puissant qu'il se renforce au fil du temps. Car, quoi qu'il arrive, Eva et Jim vivront une magnifique histoire d'amour. Fine analyse de la complexité du sentiment amoureux, cette comédie romantique moderne et intelligente a été numéro un des ventes en Angleterre. Sélectionné pour le Prix Relay
Que se serait-il passé si Damien Hirst n'avait jamais existé ? Si le jeune artiste britannique le plus célèbre et le plus influent des trente dernières années avait été quelqu'un d'autre ? Quelqu'un d'encore plus provocateur, plus scandaleux et de beaucoup, beaucoup plus drôle ? C'est le scénario que met en scène Randall, formidable premier roman campé dans le Londres des années 1990, de la « Cool Britannia », et de l'émergence des « Young British Artists ». Randall retrace la trajectoire de son héros éponyme - un subversif et génial artiste contemporain -, depuis son diplôme d'école d'art jusqu'aux somptueuses soirées financées par de richissimes banquiers de la City. L'intrigue se noue autour de la découverte, par la veuve et le meilleur ami de Randall, des années après sa mort, d'une cache de dessins et peintures pornographiques qui compromettent l'ensemble des acteurs du monde de l'art et de la finance de l'époque. Que faire de ces brûlots estimés à des millions de dollars et qui révolutionneront sans aucun doute l'histoire de l'art contemporain ? Intrigant portrait d'artistes en devenir, histoire d'amour et d'amitié s'il en est, Randall propose une plongée dans un moment clé de l'histoire de l'art et relate avec humour et cruauté la folie financière contemporaine et l'explosion d'une société où ne fait plus sens que ce qui s'achète, et s'achète cher.
Frankenstein du 21e siècle, Corps variables a le rythme et l'intensité d'un thriller, savamment combinés à la gourmandise littéraire d'un romancier passionné d'archives, de mystères, et en interrogation constante sur le pouvoir des mots.Frankenstein du 21e siècle, Corps variables a le rythme et l'intensité d'un thriller, savamment combinés à la gourmandise littéraire d'un romancier passionné d'archives, de mystères, et en interrogation constante sur le pouvoir des mots. Un jour, un ancien petit ami passe la porte de la boutique de Susanna, c'est Nicholas Slopen. Vingt ans ont passé, elle a du mal à le reconnaître. Lorsqu'il quitte les lieux, Susanna, curieuse, tape son nom dans Google. Surprise: Nicholas Slopen est mort l'année passée, laissant derrière lui une femme et deux enfants. Il revient. Et il fait alors à Susanna le récit d'une extraordinaire aventure, celle qui lui permet de continuer à exister dans un autre corps. Nicholas est un chercheur, il a été engagé quelques années auparavant pour authentifier des lettres de Samuel Johnson pour le compte d'un collectionneur. Nicholas, consciencieux, a creusé, jusqu'à trouver un faussaire, un savant russe, incroyable imitateur. Fasciné par le fraudeur autant que par le sujet, Nicholas s'est embourbé trop loin dans les enjeux de l'affaire, des recherches scientifiques menées en secret sur les clés de l'identité et la possibilité de dupliquer les êtres humains à travers l'écrit. Architecture du doute et des fausses pistes, le roman de Marcel Theroux n'oublie jamais son héros, les émotions pertubatrices, profondes et puissantes qu'il éprouve, et le mystère de son existence ne l'empêche pas de nous emporter avec lui dans un tourbillon littéraire et dramatique, où les livres permettent de communiquer avec les morts, et peut-être de les rendre éternels ?
"Junot Díaz met le feu aux poudres. Prix Pulitzer avec son premier roman, il prouve une fois encore son incroyable talent pour créer de grands événements et de grandes oeuvres littéraires." Los Angeles TimesLe centre de gravitation de ces histoires, c'est Yunior : jeune tête brûlée, aussi coeur d'artichaut qu'incorrigible désinvolte. Dans chaque histoire, une femme, des femmes - mère, épouse, maîtresse, petite amie - extraordinaires et sans cesse perdues. Et en point de mire : l'amour - l'obsessionnel, l'illicite, le léger, le fou, le périssable, l'éternel amour. Et tandis que Yunior court après les filles, les fantasme, les largue, les adore ou les maudit, ces histoires dessinent peu à peu une radiographie du coeur humain, mettant à nu sa soif infinie et sa faiblesse inexorable. Toujours la passion semble l'emporter sur l'expérience, et l'amour, même échoué, même avorté, même Sali ou raillé, reste irréductible. Déferlante langagière, bourrée d'inventions, tendre et drôle à la fois, la prose de Díaz électrise tout sur son passage.Meilleur livre 2012 du New York Times