Solange Deyon
Solange Deyon
Une vague iconoclaste déferle en août 1566 sur la Flandre, le Hainaut, les environs de Lille et de Douai. Les protestants, qui y avaient de nombreux adeptes, veulent transformer les églises en temples ; la « nouvelle religion » semble supplanter l'ancienne. Mais Philippe II d'Espagne, qui commande en ces territoires, n'accepte aucun compromis et envoie le duc d'Albe et ses troupes rétablir l'ordre et châtier les Flamands. Le comte d'Egmont est décapité. Une lourde répression s'abat sur les habitants : c'est le temps des martyrs. Bannis et émigrés gagnent les refuges hollandais ou anglais. Après avoir retracé l'essentiel de cette histoire, les auteurs s'efforcent de répondre à quelques grandes interrogations. Pourquoi cette résurgence de l'iconodasme ? Y-a-t-il une pédagogie de la destruction ? Quel est le lien entre ce mouvement et la conjoncture ? Qui sont les casseurs ? Le mouvement est-il spontané ou prémédité ? Quel est le rôle des seigneurs dans cette révolte ? Ce travail, qui repose essentiellement sur des sources d'archives ou imprimées, reste un « classique » sur le sujet.
Né en 1579 dans une famille réformée de la haute noblesse bretonne et poitevine, Henri de Rohan fut, très jeune, l'un des compagnons préférés d'Henri IV, qui le fit duc et pair, et favorisa son mariage avec l'intrépide Marguerite de Béthune, la fille de Sully. L'assassinat de son protecteur en 1610 fut pour lui une catastrophe irrémédiable. Il devint bientôt, face à Marie de Médicis et à Louis XIII, le champion de l'intransigeance protestante. En 1629, la paix d'Alès le contraint à l'exil à Venise, dont il devint le commandant des armées. Ses talents militaires, ses relations dans toute l'Europe - il était le parrain de Charles Ier d'Angleterre - conduisirent Richelieu et le roi à lui confier d'importantes missions diplomatiques et militaires en Suisse, puis en Allemagne contre les Habsbourg. En 1638, l'ancien rebelle trouva au combat une mort héroïque.