Simone Balazard
Simone Balazard
Zita Sol habite Paris avec sa mère, critique de rock. Lorsque son père américain vient lui rendre visite, ils parcourent la capitale, les nouveaux chantiers, les quartiers qui changent. Zita décide de rencontrer les habitants de sa tour du XIIIe arrondissement et, pour cela, organise un club littéraire dans son salon...
Que se passe-t-il dans cette espèce de château, ce manoir plutôt, qui date de la fin du siècle dernier ? Madame Fa - Fa Dièse disent les plaisantins - règne sur un peuple de tortues, de chiens, et de curieux pensionnaires, tantôt soumis, tantôt goguenards. Le nouvel ordre du monde se met en place derrière ces murs d'apparence anodine où les lettres CAVIM (Centre d'Adaptation à la Vie Moderne) se détachent en noir sur fond blanc. Marin, un résident permanent du château, entretient, avec une créature de rêve, un rapport amoureux. Mais quand vient le temps de la vie assistée par ordinateur, l'amour est-il encore au programme ?
Une petite ville de province à la quiétude mystérieuse, un jeune professeur de philo rêvant sa vie, vivant son rêve, une fille étrange et très belle, un homme qu'on ne voit jamais mais dont cependant la présence est au coeur du récit... voilà ce que l'on trouvera d'abord dans le roman de Simone Balazard. Le lecteur attentif y percevra en outre un charme très secret qui défie l'analyse autant qu'il enchante l'esprit. Après l'Été prochain Simone Balazard affirme, dans Quatre saisons à Château-Mercy, l'originalité d'un talent et la justesse d'une voix également prenantes.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Tendrement profond, Le Rocher rouge est un roman qui exerce un charme quelque peu magique. On s'y laisse prendre sans s'en apercevoir et l'auteur, ensuite, nous tient prisonniers de son étrange pouvoir d'évocation, qui ne ressemble à rien de connu dans la littérature d'aujourd'hui.
Dix ans après, les rêves et les espoirs de Mai 68 s'estompent peu à peu. Bénédicte, qui va avoir quarante ans, lasse de son amant François, mène une existence repliée dans son appartement du 14e arrondissement. Peu à peu, elle découvre les rapports qui se peuvent entretenir avec les objets les plus simples de la vie et se met à cultiver des roses. Un soir comme les autres, en rentrant de voyage, elle trouve son appartement cambriolé. Peu de choses de valeur ont été volées mais elle a le sentiment d'avoir été violée et décide de déménager. C'est alors qu'elle fera connaissance d'Henri, faux Norvégien et patron de bistrot, homme mystérieux et séduisant qui défend son territoire contre la peste de l'immobilier. L'amour surgit pour Bénédicte comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Henri sera-t-il la rencontre miraculeuse ou l'amour sans suite, qui ressuscitera Bénédicte ou la replongera dans un quotidien insipide. Un nouvel art de vivre se dégage de ce roman teinté par le désespoir mais aussi par cette obstination à vivre, avec un coeur {réaliste}, dans un monde où le passé et l'avenir sont récusés au profit du présent.
Hélène Boulanger, c'est une femme de 35 ans, parisienne, épouse, mère de deux enfants : une femme moyenne, ni meilleure ni pire qu'une autre, avec pourtant quelque chose en plus, la conscience que la vie qu'elle mène est médiocre, comme celle de tous les gens qu'elle fréquente, comme celle de tous les Parisiens aliénés par le quotidien. Hélène découvre qu'elle n'existe pas vraiment ; aussi se met-elle à rêver d'une autre vie plus pleine et moins inutile. Employée dans les services de rédaction d'une encyclopédie, elle écrit un jour à la femme sur laquelle elle a d- rédiger une notice : une ancienne star de cinéma, retirée en Écosse où elle écrit des romans.Cette Marguerite Fontaine, et la biographie que décide de lui consacrer Hélène Boulanger, deviennent peu à peu pour celle-ci l'élément catalyseur qui va lui permettre de se réaliser elle-même. Elle part pour l'Écosse, séjourne chez son modèle et, sous l'apparence un peu fantasque de cette vieille dame, perce son véritable secret : avoir toujours su être une femme, une femme dans le sens plein du mot, et c'est tout. Hélène, à travers l'admiration et l'identification, découvrira elle aussi qu'il ne tient qu'à elle-même de trouver son accomplissement.Deux femmes à la rencontre est ainsi un roman d'initiation qui permettra à toutes les femmes écrasées par la vie quotidienne et les menues tâches aliénantes de s'engager dans la voie étroite mais stimulante de la repersonnalisation. Une étude de moeurs qui est aussi un message d'espoir.