Sébastien Roman
Sébastien Roman
Il suffit souvent de peu de chose pour faire d'un simple repas un moment plus particulier encore... Un déjeuner ou un important souper, en amoureux ou entre amis, un jour de semaine comme les autres ou un dimanche en famille, nul besoin d'occasion particulière pour dresser de jolies tables ! L'idée de ce livre ? Partager les détails qui rendront vos dîners inoubliables. Sa vaisselle et ses jolis objets, ses Do it Yourself, ses cadeaux d'invités, et autres astuces fleuries vous redonneront le goût de recevoir.
Peu connue du public, la conception ricoeurienne de l'utopie est pourtant très féconde. Paul Ricoeur lie l'utopie à la question centrale de la créativité dans ses travaux, ce qui explique son lien avec l'imaginaire social. Il n'a pas hésité à en faire le plaidoyer à l'époque même où cette notion, en raison du marxisme et de sa critique, n'avait pas bonne réputation. Contre l'utopisme, il n'a cessé de montrer que la bonne utopie était celle qui acceptait un état de tension entre un absolu souhaitable et un optimum réalisable. L'utopie est vitale en démocratie : par son statut d' « extraterritorialité », elle permet de contester le caractère idéologique de l'ordre social établi.
Il est commun, aujourd'hui, d'associer la démocratie au consensus, et ce d'une double manière : d'une part en admettant qu'elle est le meilleur régime politique possible, d'autre part en considérant que l'accord vaut intrinsèquement mieux que le désaccord, et l'entente que le conflit. La qualité de la démocratie tiendrait à ses débats publics, qui à la fois rendent possible la confrontation des points de vue, tout en y mettant fin par l'obtention de consensus éclairés et légitimés par la règle de la majorité. Et si le conflit, au contraire, dans certaines conditions, devait servir de principe à la vie politique ? Il ne suffit pas de vivre en démocratie pour rendre la démocratie vivante. La démocratie n'est pas un régime mais un questionnement. Elle exige des citoyens une interrogation continue sur le bien commun à suivre. Machiavel n'était pas un démocrate. Mais c'est étrangement en actualisant sa pensée, dans le sillage des travaux de Lefort, qu'il est possible d'associer le conflit civil avec l'imaginaire social pour redynamiser la démocratie par la tension conflictuelle entre l'idéologie et l'utopie. Penser la démocratie à partir de ce que donne à penser Machiavel : voilà ce que s'efforce de faire Sébastien Roman, pour proposer dans une perspective républicaine le modèle d'un espace public dissensuel.
« Je ne suis pas superstitieux : cela porte malheur. » Absurde, la boutade d'Alphonse Allais ? Pas si sûr. Il n'y a pas de définition claire et sûre de la superstition. Mais il existe une multitude de discours destinés à la détruire, la combattre et la disqualifier.D'où cette anthologie sans égale qui, dressant l'histoire et la géographie du mot, établit un panorama complet de la culture globalisée. Qui, de la Renaissance à aujourd'hui, en passant par la Réforme, les Lumières, le Romantisme, la Belle-époque, dessine un tableau exhaustif de la modernité conquérante. Qui, de l'Europe à tous les continents, établit une recension détaillée de la confrontation des civilisations.Une anthologie qui, entre descriptions et caricatures, critiques et injures, découvertes et préjugés, enrôle à son service Montaigne, Spinoza, Descartes, Bayle, Kant, Bergson et Nietzsche, mais aussi Luther, Goethe, Sand et Hugo, et encore les écrivains voyageurs, scientifiques ou polémistes, non sans réserver quelques surprises dont Frazer, l'anthropologue défenseur des « sauvages » et de leurs « crédulités ».Avec, au bout du compte, une belle leçon éthique : si l'on veut aller au-devant de l'autre dans sa différence, alors faut-il se faire une raison de sa croyance.Une somme indispensable, un plaisir de lecture.Tous trois savants, universitaires et chercheurs, Boris Klein (Lyon-II), Philippe Martin (Lyon-II) et Sébastien Roman (ENS) ont allié leurs connaissances historiques, philosophiques et littéraires pour diriger cette anthologie critique des grands textes sur la superstition.