Sebastien Fournier
Sebastien Fournier
Il peut paraître paradoxal de s'intéresser au secteur du tourisme alors que nos mobilités, même les plus basiques, sont réduites à cause de la pandémie liée au coronavirus qui a provoqué un choc mondial particulièrement brutal et profond, tant sur le plan social que dans le domaine des affaires. Au-delà d'une phase de « réanimation économique », une stratégie de sortie de crise doit être déployée dans tous les secteurs, notamment celui du tourisme, en promouvant massivement les atouts de nos destinations et offres de services auprès des clientèles nationales et étrangères qui ont besoin d'être rassurées, même si les pratiques touristiques se trouvent modifiées par cette dépression exceptionnelle. Il est donc plus que nécessaire de s'interroger sur le développement et l'avenir des territoires touristiques, mission des Organismes de Gestion de Destination (OGD) qui savent que si le « tourisme d'après » est susceptible d'être différent du « tourisme d'avant », ils doivent tout faire pour le rendre meilleur.
Les nombreuses réformes qui s'abattent depuis quelques années sur le champ de l'éducation spécialisée provoquent de profonds bouleversements dans le domaine de la praxis si bien que les professionnels du secteur ont parfois l'impression de se trouver face à une tâche de plus en plus impossible. Injonctions paradoxales, perte de repères (et de sens), sentiment d'impuissance, clivage dans l'articulation entre le singulier et le collectif qui constitue pourtant la pierre angulaire du travail éducatif. Bref, les maux ne manquent pas. Ils viennent traduire un ensemble de souffrances qu'il s'agit d'entendre. Et pour cause, au-delà des professionnels qui traversent ces difficultés, il y a aussi des « usagers » qui sont également impactés.
Toute existence s'inscrit dans le temps. Du jour de sa naissance jusqu'à celui de sa mort, l'Homme ne peut pas s'affranchir de cette contrainte métaphysique. Il est comme « embarqué » dans un mouvement qui lui échappe. Mais contrairement à d'autres êtres vivants, il ne se contente pas de subir la temporalité ; il a le privilège d'apprendre au cours de son développement, à en saisir consciemment et/ou inconsciemment certaines lois. L'étude que nous avons menée démontre que cette relation au temps débute très tôt pendant la petite enfance et probablement même avant, au stade de la vie foetale. Elle se renforce ensuite, grâce aux expériences réalisées par le nourrisson (interactions, rythmes, principe de causalité, etc.) suivant l'évolution de ses capacités psychoaffectives et cognitives.