Ronald McDougall
Ronald McDougall
Léonard de Vinci n'est pas seulement un génie de la science et des arts. C'est son amour du vivant qui crée la cohérence entre ses activités très diverses, nourrit une aspiration spirituelle, libre de toute croyance religieuse ou philosophique. Avant d'aborder son oeuvre picturale en profondeur, ce livre présente une vision globale de l'univers de Léonard. Une large place est laissée à sa passion pour les découvertes scientifiques et son inventivité technologique : il cherchait à unir son propre esprit aux lois de l'univers et sa vénération pour la nature en soi est inséparable de son art. Ainsi s'éclaire le fonctionnement de son imagination et le rôle privilégié qu'il accorda à la peinture : celui d'être le miroir conscient d'un esprit tourné vers l'immensité du monde vivant.
Michel-Ange est universellement admiré, mais méconnu dans sa singularité. Son art témoigne pourtant d'une vie spirituelle a la portée de tous. Porté par le souffle de l'émerveillement devant les sculptures et les peintures mais sans oublier l'architecture et la poésie l'auteur écarte les interprétations encombrantes pour éclairer le chemin de l'artiste et le dégager de la complexité des contingences historiques. Michel-Ange a su s'affranchir des codes de l'époque, rejeter tout ce qui était étranger à sa propre inspiration et transcender les misères de sa propre vie. Il fait sentir que les entraves aux aspirations humaines n'empêchent pas l'épanouissement de la liberté créatrice. C'est un processus qui non seulement exigeait de l'élévation et un horizon très agrandi mais qui l'amenait à se dépasser tout au long de sa vie, jusqu'à ce que la bonté vienne complémenter la beauté. C'est une démarche qui peut nous inspirer aujourd'hui : au lieu de dire la douleur du monde, il a su nous démontrer notre liberté de la transformer.
Pour quelles raisons notre prénom dit-il autant de choses sur nous-même et sur les personnes qui nous l'ont donné ? Comment est-il choisi et utilisé ? Comment l'empire de la mode a-t-il remplacé l'emprise de la parenté ? Pourquoi les Kenza de maintenant seront-elles, demain, les Mauricette d'aujourd'hui ? En deux siècles, le prénom est devenu un support personnel d'identité : le prénom de l'état civil est de plus en plus perçu comme exprimant le moi profond. En même temps, la ronde des prénoms obéit à la mode. Certains prénoms sont propres à une époque ou à une classe sociale : Apolline et Hippolyte n'ont pas les mêmes parents que Cynthia et Sofiane. À l'échelle d'une société, les prénoms permettent d'étudier l'affaiblissement des identités religieuses, la dilution de caractéristiques liées à la migration ou certaines formes de ségrégation. À l'échelle de petits groupes, leurs usages quotidiens permettent de saisir la répartition du pouvoir dans la famille ou dans le monde du travail.