Roland Mousnier
Roland Mousnier
1840, Bourgogne. Un Parisien las de la capitale et de ses miasmes politiques s’échappe vers sa terre natale, à la recherche des paysages de son enfance et d’un souffle nouveau.
La monarchie absolue ? Mais ce n'est pas seulement celle de Louis XIV et de la France des rois Bourbons. Ce n'est pas seulement le régime où le chef de l'État porte le nom de roi. Il y a monarchie absolue, pouvoir de décision exercé par un seul homme pour tous les autres, chaque fois qu'un grand danger menace une communauté, un corps politique, chaque fois qu'une énorme difficulté d'adaptation à des circonstances nouvelles se présente et qu'il faut choix difficile, décision prompte et concentration des forces au point sensible. Dans quelles conditions, sous quelles formes ? Pour le savoir, lisez ce petit livre.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le pouvoir d'un seul est probablement la forme politique la plus répandue dans le monde terrestre, depuis des temps fort anciens de l'humanité, peut-être depuis le paléolithique supérieur. C'est un des faits qui donnent l'idée la plus forte de l'unité du genre humain, au-delà des différences de races, de civilisations, d'ethnies, de nations. Le monarque, c'est celui qui concentre, en sa personne, tout le pouvoir politique de la société, le souverain. Ce peut être un tyran, un dictateur, un président de la République, un secrétaire général de parti politique, un chef de tribu. Le roi est, en principe, un monarque, mais il détient un pouvoir légitime, institué par consentement, reconnu par la coutume, avec une succession dynastique organisée, et l'obligation de respecter les coutumes et les lois, les droits et les privilèges de ses sujets, sauf le cas de nécessité pressante pour le bien commun. [...] Roland Mousnier démontre dans cet essai, qu'à toute époque, y compris la nôtre, la majorité des peuples a vécu sous une monarchie, héréditaire ou non. Il analyse l'essence, l'exercice et les ressorts de ce pouvoir, aussi bien dans la plus haute Antiquité, en Mésopotamie, en Égypte, en Chine, qu'au sein des royaumes africains entre le XVe et le XIXe siècle, ou chez les Incas, dans les anciennes tribus germaniques, ou dans le système de Frédéric Il de Hohenstaufen, comme dans les royautés constitutionnelles modernes, dans la Ve République et dans les monarchies totalitaires de type communiste. C'est donc un immense sujet, par un de nos historiens les plus importants et les plus indépendants d'esprit.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Pierre de touche des sociétés, des hiérarchies et des valeurs, souvenir déçu ou embelli d'événements vite retombés aux compromis boitillants de l'histoire quotidienne, les révolutions tiennent dans l'aventure humaine et dans la conscience des hommes une place privilégiée. « Les grandes vagues révolutionnaires » présentent sous la plume des meilleurs spécialistes actuels, Français et étrangers, une étude des plus significatifs de ces mouvements, depuis les soulèvements millénaristes du Moyen Age occidental jusqu'aux actuelles convulsions du tiers-monde. Plus qu'un récit pittoresque ou érudit des événements, chaque volume est une réflexion, une méditation sur le phénomène révolutionnaire. Selon une optique neuve, chaque volume regroupe par-delà les frontières politiques les révolutions contemporaines d'un même type. Le XVIIe siècle a été un grand siècle de révoltes et de révolutions, qui ont flambé dans toutes les parties du globe. Tous les groupes sociaux y ont participé, mais les paysans y ont joué un rôle important. Les révolutions d'Angleterre devant être étudiées en comparaison avec la Fronde française dans un autre volume de cette collection, l'auteur de Fureurs paysannes s'est attaché à l'analyse de quelques mouvements paysans typiques, en France, en Russie et en Chine. Ces mouvements, en France et en Chine, n'ont pas pour but une transformation profonde de la société, mais un retour à la société traditionnelle. Ils ont comme but secondaire, des améliorations à la situation des basses couches sociales dans une société d'ensemble dont les paysans acceptent les structures traditionnelles. En Russie, au contraire, les paysans essayent, surtout au temps de Stenka Razine, de détruire l'oeuvre d'un Etat qui immobilise toute la société dans les cadres de plus en plus rigides d'une société d'Ordres, organisée artificiellement pour le service de l'État, et qui condamne les paysans au servage. Partout, sous des formes diverses, il semble que ce soit le développement de l'État moderne, novateur, centralisé et unificateur, la réduction de la mobilité sociale, et de l'espoir social, le sentiment de frustration chez des hommes participant de moins en moins à leur destin, qui soient les causes profondes des mouvements paysans.
L'art d'être monarque, de la préhistoire à nos jours.L'autorité suprême d'un seul est probablement la forme politique la plus répandue à travers le monde et ce depuis la nuit des temps. Le monarque, celui qui concentre tous les pouvoirs en sa personne, peut être chef de tribu, président de la République, tyran, dictateur ou encore roi, légitime ou non. Roland Mousnier analyse ici l'essence, l'exercice et les ressorts du pouvoir d'" un seul " à travers les âges, depuis la préhistoire jusqu'aux " monarchies totalitaires communistes ", englobant toutes les civilisations et tous les continents. En découle un essai synthétique et brillant sur l'histoire du monde.