Robert Solé
Robert Solé
Source de multiples passions, de conflits géopolitiques et d'enjeux économiques... Voici l'histoire méconnue de la route la plus importante du monde.
La découverte de la civilisation pharaonique : la plus grande aventure de notre temps !C'est à la Renaissance que les Européens redécouvrent l'Égypte ancienne. Dans un décor de sable et d'eau, des vestiges somptueux révèlent aux rares voyageurs un musée à ciel ouvert, un monde fascinant où semblent se confondre les morts et les vivants, les hommes et les animaux, les pharaons et les dieux. De 1798 à 1801, les savants et artistes emmenés par Bonaparte passent la vallée du Nil au peigne fin. La publication de leur monumentale Description de l'Égypte relancera l'égyptomanie dans toute l'Europe. Mais ce n'est qu'une vingtaine d'années plus tard que l'égyptologie scientifique voit le jour, avec le déchiffrement des hiéroglyphes. Se révèlent alors, peu à peu, les différents aspects d'une civilisation exceptionnelle. Et l'engouement du grand public pour le pays des pharaons s'envole au rythme des découvertes : le Serapeum de Saqqara, les momies royales, la tombe de Toutankhamon, le trésor de Tanis, la barque de Khéops... Amoureux et spécialiste de l'Égypte, Robert Solé se fait le grand ordonnateur de ces recherches, qu'il décrypte en retraçant notamment le parcours de leurs auteurs : Champollion, Lepsius, Wilkinson, Mariette, Belzoni, Brugsch, Carter, Desroches Noblecourt, Ahmed Fakhry... et tant d'autres. Ce récit, dans lequel les rivalités nationales ne sont pas absentes, illustre l'une des plus grandes aventures contemporaines, qui se poursuit aujourd'hui avec des techniques de pointe.
" Une biographie sans complaisance, captivante de bout en bout. " (Le Point)Qui était vraiment Anouar al-Sadate ? Un grand homme d'État, courageux et visionnaire ou un politicien à courte vue qui a conduit son pays dans l'impasse ? Sa vie est un roman. Né dans un village du delta du Nil, au sein d'une famille pauvre, il étudie à l'Académie militaire du Caire. Devenu officier, il complote contre l'occupant britannique, commet des attentats et passe quelques années en prison, avant de s'évader et de vivre dans la clandestinité. Membre de la junte qui renverse le roi Farouk Ier et prend le pouvoir en 1952, il reste longtemps dans l'ombre de Nasser avant de lui succéder en 1970. Il ne cessera ensuite de surprendre le monde - il recevra même le prix Nobel de la paix en 1978. Son assassinat, le 6 octobre 1981, met un terme spectaculaire à une vie pleine de contradictions. Les " années Sadate ", qui ont laissé des traces profondes, sont indispensables pour mieux comprendre l'Égypte d'aujourd'hui et les graves enjeux géopolitiques de la région.
Une biographie de haut vol pour le premier des khédives égyptiens. Pour certains, il a été un désastreux dilapidateur, pour d'autres, un grand réformateur. Alors que retenir d'Ismaïl Pacha, ce khédive singulier que l'on surnommait " le Magnifique ", tant pour ses réalisations que pour son goût du faste ? Né en 1830, le petit-fils du grand Méhémet Ali gouverne l'Égypte de 1863 à 1879. Mais alors que son grand-père, un Turc illettré de Macédoine, conquiert le pouvoir par les armes, Ismaïl se voit offrir sur un plateau une Égypte prospère et stratégiquement bien placée sur la route des Indes. La voie est donc toute tracée pour que ce pays se modernise et se rapproche des grandes puissances européennes : Ismaïl Pacha mène à bien la percée du Canal de Suez en 1869, mais il améliore aussi considérablement l'enseignement, le système judiciaire, les voies de communication et l'équipement urbain. Mais s'il dépense beaucoup d'énergie pour réformer son pays, il dépense bien plus encore en trésorerie ! Gaspillant une fortune pour arracher à la Sublime Porte le titre de khédive qui devient alors héréditaire, il conduit l'Égypte à la ruine financière – ce qui le contraint à abdiquer en 1879. D'une plume enlevée, Robert Solé revient sur la vie de cette figure controversée et paradoxale. Ni hagiographique ni diabolisante, cette biographie passionnante fait la lumière sur la véritable personnalité du grand Ismaïl Pacha.
Le foot, on adore ou déteste. Parfois même, on adore le détester. C’est en tout cas le sport universel par excellence, de Rio à Paris, de Londres à Tokyo, du Caire à Johannesburg. Sans oublier les terrains du dimanche matin, où les amateurs se défoulent pour le plaisir, loin des milliardaires du ballon rond. L’occasion était trop belle, en cette année de coupe du monde, pour passer le sport roi à la moulinette de l’humour décalé.
Dans l'hebdo Le 1, « Le mot de... » Robert Solé est lecture incontournable. Et ils sont nombreux, ses mots ! Rassemblés ici - d'asile à zoologie, de boulette à valse, de courbe à palmes -, l'écrivain pose son regard sur ce qui nous entoure et nous en propose sa lecture, jouant avec les mots, les images et les concepts. Souvent drôle, toujours juste, Robert Solé nous réjouit, nous alerte et nous donne à penser. Robert Solé, né au Caire où il a vécu jusqu'à l'âge de 17 ans, s'est installé en France en 1964. L'ancien journaliste au Monde a consacré de nombreux livres à son pays et sa ville d'origine. Il est notamment l'auteur d'un Dictionnaire amoureux de l'Égypte (Plon, 2001) et d'une biographie de Sadate (Perrin, 2013). Son dernier roman, Hôtel Mahrajane, a paru au Seuil en 2015.
Un ouvrage essentiel, qui retrace l'histoire du vieil empire mais aussi de la jeune nation qu'est l'Égypte, à travers ses figures de proue.L'Égypte ne se réduit pas à une brillante civilisation antique dont on admire inlassablement les vestiges. C'est aussi le plus grand pays du monde arabe, un pays jeune, dynamique et surprenant, qui a été en 2011, avec son emblématique place Tahrir, au coeur d'un " Printemps " avorté. Après avoir subi plusieurs occupations étrangères, la terre des pharaons s'était en quelque sorte assoupie. Elle a été brutalement confrontée à la modernité en 1798 lorsque Bonaparte y a débarqué, avec ses soldats, ses savants et ses artistes. Dès lors, le sentiment national n'a cessé de s'affirmer. Ce livre raconte l'histoire de ce réveil et des nombreux soubresauts qui en ont résulté, à travers vingt acteurs de premier plan : des dirigeants politiques, comme Méhémet Ali, Nasser ou Sadate ; des intellectuels attirés par les Lumières, comme Tahtawi ou Taha Hussein ; des penseurs musulmans tournés vers la tradition, comme Mohamed Abdou ou Hassan al-Banna ; des écrivains et des artistes novateurs, comme Naguib Mahfouz ou Oum Kalsoum... Avec son style habituel, à la fois fluide et percutant, Robert Solé analyse le legs de ces personnalités en vingt portraits ciselés qui racontent les grandes heures d'un pays charnière et plus que jamais incontournable au Moyen-Orient.
La petite ville de Landerneau n'échappe pas à la vague d'égyptomanie que connaît la France au début des années 1830. Justin Le Guillou, fils de notaire, se fait passer pour ingénieur afin d'être engagé dans l'expédition chargée de transporter à Paris l'obélisque de Louqsor offert à la France par Méhémet-Ali. Traverser les mers, remonter le Nil, s'emparer de l'énorme colonne, vivre au plus près du peuple égyptien, va combler son goût du risque. Mais avant de quitter Paris, il a rencontré une jeune brodeuse dont il est tombé amoureux. En révolte contre son sort d'ouvrière, Clarisse adhère au groupe des saint-simoniens, prophètes d'un monde nouveau, qui partent en Égypte à la recherche de la " Femme-Messie ", avec le projet audacieux de percer l'isthme de Suez. Dans cette aventure fantasque, au milieu des fracas de l'Histoire, elle découvrira à son tour les méandres du Nil... Né en Égypte, longtemps journaliste au Monde, Robert Solé a consacré de nombreux livres à son pays d'origine. Les Méandres du Nil est son septième roman.
Défi à la mort, objet de curiosité, source d'effroi et de fantasmes, les momies égyptiennes ont toujours fasciné les humains. Que dire alors de la momie du plus emblématique des pharaons, exposée au Musée du Caire et quasiment intacte depuis trente-deux siècles ? La tombe de Ramsès II avait été pillée dans l'Antiquité. C'est seulement en 1881 que le corps embaumé du souverain a été retrouvé dans une cachette de la montagne thébaine. La momie royale a connu ensuite diverses tribulations. Victime d'un mal mystérieux, elle a même été " soignée " en France pendant sept mois, dans les années 1970, par plusieurs dizaines d'équipes scientifiques, avant de regagner la vallée du Nil. C'était la première fois qu'un pharaon, accueilli en chef d'Etat à Paris, prenait l'avion ! Auteur de nombreux livres sur l'Egypte, son pays d'origine, Robert Solé se penche ici, en historien et en romancier, sur la vie posthume de Ramsès II. Ce récit minutieux est interrompu de temps en temps par la voix du pharaon : lui seul peut témoigner de ses interrogations et de ses tourments. Si son voyage dans l'outre-tombe ne s'est pas passé comme prévu, le grand Ramsès espère toujours passer devant le tribunal divin pour accéder à la vie éternelle...
L'hôtel Mahrajane est l'un des joyaux de Nari, un petit port arabe de la Méditerranée. Dans cette ville cosmopolite, séparée de la capitale par un désert, chacun – musulman, chrétien ou juif – trouve sa place. On n'y vit pas vraiment ensemble, mais en voisins. Les amours entre personnes de communautés différentes ne vont pas jusqu'au mariage, sauf à provoquer des drames. Depuis la mort du fondateur, c'est son gendre, Haïm Lévy-Hannour, qui dirige l'hôtel, aux côtés de sa séduisante épouse, Nissa. Le Mahrajane fait office de club pour la bonne société locale. La famille du narrateur en est exclue, mais l'oncle Louca y a ses entrées, par la porte de service. Au cours des déjeuners dominicaux, ce personnage fantasque, adoré des enfants, en révèle une partie des secrets. Le narrateur découvrira à son tour les coulisses du Mahrajane. Mais cet hôtel de charme peut-il résister aux bouleversements politiques et religieux qui affectent la région ? Il connaîtra des transformations successives, jusqu'au feu d'artifice final... Robert Solé, né en Égypte, longtemps journaliste au Monde, a consacré nombre d'ouvrages à son pays d'origine. Hôtel Mahrajane est son sixième roman.
Voilà plus de deux siècles que l'Égypte fascine les Français. Ce sont les savants emmenés par Bonaparte qui, en l'étudiant avec passion, l'ont révélée au monde, sinon à elle-même. Un autre Français, Champollion, déchiffrera plus tard les hiéroglyphes ; Auguste Mariette créera le Musée du Caire ; les saint-simoniens venus de Paris rêveront au canal de suez et Ferdinand de Lesseps le réalisera... A cette passion française répond dès le départ une attirance des Égyptiens pour la patrie de Voltaire et de Rousseau. Très tôt naîtra ainsi sur les bords du Nil une " France égyptienne ", avec sa presse florissante, ses salons littéraires et ses établissements scolaires prestigieux. Loin de stopper ce mouvement, l'occupation britannique de la fin du XIXe siècle renforce paradoxalement la francophilie des Égyptiens. Occupée par les Anglais, l'Égypte choisit de rêver en français. C'est cette formidable aventure commune, dont les héros sont des égyptologues, des ingénieurs, des écrivains, des enseignants, des malfrats mais d'abord les peuples eux-mêmes que Robert Solé raconte ici. Né égyptien, arrivé en France à l'âge de dix-huit ans, aujourd'hui directeur adjoint de la rédaction du Monde et romancier, il était l'un des mieux placés pour le faire. Les personnages de chair et de sang qu'il ressuscite dans ces pages, de Soliman pacha à Gaston Maspero, de Vivant Denon à Clot bey, Gérard de Nerval ou Dalida, sont ceux-là mêmes qui ont fait le succès de ses romans : Le Tarbouche, Le Sémaphore d'Alexandrie et La Mamelouka. Sur un tel sujet, on n'avait jamais balayé un champ aussi vaste ni rassemblé une documentation aussi précise. Elle nourrit un récit dont l'ampleur fait déjà de L'Égypte, passion française un livre de référence.
Un regard très subjectif et passionné sur l'Egypte d'hier et d'aujourd'hui : une seule Egypte sous mille facettes.
La vie et les pensées, au jour le jour, de Jean-François Champollion (1790-1832), le célèbre égyptologue qui perça le secret des hiéroglyphes, à travers sa correspondance et ses plus grandes oeuvres. La collection " Autoportraits ", dirigée par Laurent Greilsamer, est née du désir d'offrir au public le miroir fidèle de ce que furent et pensèrent les plus grands génies de notre histoire. Pour composer ces autobiographies uniques et idéales, elle puise dans leurs écrits les plus personnels - correspondances, journaux, carnets intimes -, où philosophes, savants, artistes et homme d'État se racontent. Loin des confessions ordinaires rédigées pour la postérité. Champollion, ce fou d'Égypte mort à 41 ans, a entretenu une correspondance quasi quotidienne avec son frère aîné. Robert Solé puise en priorité dans ce matériau, mais aussi dans d'autres documents, parfois inattendus, pour nous dévoiler l'autoportrait d'un savant farouche, passionné dès le plus jeune âge par les langues anciennes. On le découvre amoureux, stratège, fin politique, sans pitié pour ses rivaux, à genoux devant l'Égypte qu'il admire et connaît par coeur avant même d'y aborder. Sa vie est un combat. Combat contre les puissants, contre Paris et ses élites, contre l'Académie qui le boude, contre la pénurie de moyens, contre la maladie. Nous suivons à chaque étape de sa vie cet infatigable épistolier, saisi de stupeur et d'admiration devant chacune des statues qu'il découvre, et nous décryptons, par-dessus son épaule, les hiéroglyphes dont il a percé les mystères.Né au Caire, Robert Solé a exercé son métier de journaliste au Monde pendant une quarantaine d'années. Auteur de plusieurs romans à succès, comme Le Tarbouche ou La Mamelouka, il a également publié des ouvrages remarqués sur son pays d'origine, parmi lesquels L'Égypte, passion française, Dictionnaire amoureux de l'Égypte, Le Pharaon renversé et La Vie éternelle de Ramsès II.
Ni éditorial, ni analyse : le billet est tout juste un clin d'œil, une manière d'aborder l'actualité... de biais. Je me suis livré à cet exercice d'octobre 2006 à février 2011, quotidiennement, en dernière page du Monde. Parmi ces quelque 1100 billets, j'en ai choisi 180 qui continuent à illustrer nos soucis et nos manies. Car rien n'a l'air de changer : nous patinons sur des écrans, le portable collé à l'oreille, " Allô, t'es où ? " ; le réchauffement climatique n'a pas fini de nous donner froid dans le dos ; le tabac tue, mais ce criminel court toujours ; au Moyen-Orient, la guerre de Cent Ans est prête à entamer un siècle supplémentaire ; et nous sommes plus que jamais à la merci des marchés, qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses... R.S.
Ce soir-là, au Caire, Dina reçoit. Une petite société cosmopolite se presse dans l'ancienne maison de son beau-père, Georges bey Batrakani, qui fut le roi du tarbouche. L'Égypte, en pleine effervescence sociale et religieuse, a beaucoup changé depuis les années 1960. La plupart des membres de la famille Batrakani, dispersés aux quatre coins du monde, n'y sont jamais revenus, préférant vivre avec leurs souvenirs. Ce n'est pas le cas de Charles, le narrateur, qui, après une longue période d'amnésie volontaire, séjourne régulièrement au Caire. " Notre monde a disparu, constate-t-il, et je continue pourtant à guetter les battements de son cœur et ses sourires. " Mais pourquoi revient-il en Égypte une deuxième fois cette année, " avec un faux passeport " ? Il est confronté à Dina, qui le subjuguait naguère ; à Negm El-Wardani, le séducteur à la hussarde ; à Josselin, l'égyptologue français en chasse de vestiges et de mécènes ; à Yassa, le chauffeur copte, qui a toujours un mot pour adoucir les malheurs de l'existence... Au milieu de la soirée, apparaît une jeune femme, Amira, et un voile se déchire. Le présent aurait-il autant de force que le paradis perdu ? Robert Solé, né en Égypte, est arrivé en France à l'âge de 18 ans. Il a publié plusieurs essais sur son pays d'origine, ainsi que quatre romans aux Éditions du Seuil : Le Tarbouche, Le Sémaphore d'Alexandrie, La Mamelouka et Mazag.