Robert Fabre
Robert Fabre
1978 : un homme politique brise le silence et révèle les coulisses de la rupture entre Mitterrand, Marchais et la gauche française.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Partagée entre la nostalgie de l'épopée napoléonienne, et le souvenir des libertés républicaines, la France de la Restauration nourrissait des sociétés secrètes, dont l'ambition était le renversement de la royauté de Louis XVIII et de sa cour d'émigrés revanchards. Rien ne prédestinait un jeune sergent-major, né à Villefranche-de-Rouergue, d'une famille modeste, à jouer un rôle national dans la conspiration des Carbonari, pour être incarcéré dans la tour de la Lanterne et mourir sur l'échafaud en héros de la liberté. Et pourtant...devenu le chef des "Quatre sergents de La Rochelle", Jean-François Bories allait accéder au rang de martyr, et faire l'objet d'un véritable culte de la part des Républicains. Ces pages relatent l'aventure épique et romanesque d'un Rouergat au destin hors du commun.
Qui ne se souvient de cette image : Robert Fabre, un soir de septembre 1977, arrachant le micro des mains de Georges Marchais pour annoncer à des millions de téléspectateurs éberlués la rupture de l'Union de la Gauche ? Le « pharmacien de Villefranche-de-Rouergue », président du Mouvement des Radicaux de Gauche, créait l'événement en se révélant courageux leader politique. Rien ne prédestinait le timide adolescent, issu d'une lignée d'apothicaires républicains à effectuer un parcours politique inattendu, de son officine à la Mairie, puis à la signature du Programme commun de la Gauche, à l'institution du Médiateur, au Conseil constitutionnel. C'est ce cheminement, parsemé d'anecdotes et d'épisodes mal connus, auquel nous invite Robert Fabre, tantôt avec humour, tantôt avec émotion. À ce rappel d'une période déjà entrée dans l'Histoire, il ajoute des réflexions très personnelles et pose, pour l'avenir, des questions essentielles. Tout en exprimant sa foi dans le bon sens des citoyens, qui n'a pas besoin des « quatre grains d'ellébore », prescrits par Molière et La Fontaine, « à ceux dont l'esprit est tourné ».