Rene Leboutte
Rene Leboutte
Au moment où la quête de nos identités et de nos racines s'impose comme un antidote à la froideur de la globalisation, les sources historiques font surgir une foule humaine bigarrée, à la fois lointaine par son mode de vie et si proche de nous par les sentiments, les émotions. Comment rejoindre, comprendre cette humanité ? René Leboutte a choisi de construire un kaléidoscope d'histoire sociale du pays de Liège entre les années 1530 et 1910 afin de faire scintiller les innombrables facettes du vivre-ensemble de jadis. Découvrons une société profondément humaine qui a tenté de vivre dans un univers dangereux, impitoyable parfois. Essayons de comprendre comment nos ancêtres ont bricolé un « art de survivre » dont nous sommes les héritiers trop souvent ingrats.
La chronique de Gaspard Marnette, ouvrier armurier, livre toute la densité de la vie quotidienne dans un village industriel sur les hauteurs de Liège : Vottem. Gaspard a tenu la plume, au jour le jour, de 1857 jusqu'à sa mort en 1908, afin de sauver de l'oubli tout ce qui fait son monde, celui d'un quartier ouvrier : le Vert-Vinâve. Il convie les improbables « amis lecteurs » que nous sommes aujourd'hui, à franchir le seuil de l'univers de Vottem : des femmes se disputent autour du puits, une catastrophe charbonnière ébranle les familles, son voisin meurt brusquement du choléra... Jamais aucun document d'archives n'a rendu si vivant, si concret, si vif, si brutal, ce monde ouvrier de la seconde moitié du XIXe siècle. Plus qu'un récit, la chronique de Gaspard est une plongée dans un abîme.
Ces trois pays, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, témoignent d'une industrialisation particulière, précoce et classique en Belgique, sectorielle au Luxembourg, moderne et subsidiaire aux Pays-Bas. A la veille de la crise économique de la fin de ce siècle, ils abordent différemment les transformations de la société industrielle. Ils n'en restent pas moins trois pays les plus riches d'Europe. « Copyright Electre »
Entre 1815 et 1870, l’Europe n’était pas seulement celle des nations et des révolutions industrielles : c’était aussi un laboratoire d’idées audacieuses.