Ramsès Kéfi
Ramsès Kéfi
Un premier roman poignant sur la fugue d'une mère, qui va métamorphoser sa famille. Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s'en va. Pas de dispute, pas de cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné à la hâte : " Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. " Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s'effondre. À trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l'amour et gaspille ses nuits sur un parking avec son meilleur ami, Archie, et d'autres copains cabossés. Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. Alors que Hédi réagit vivement, réaménage l'appartement, enlève son alliance, Salmane met tout en oeuvre pour retrouver sa mère. Son enquête commence avec de maigres indices - une lettre, un chat tigré, une clé rouillée -, et remue un nombre incalculable de regrets. Il pressent que ce départ est lié à l'histoire de ses parents, orphelins émigrés de Tunisie. Il devine aussi que l'événement va tous les transformer, surtout lui, Salmane, qui voit enfin advenir son passage à l'âge adulte. Dans ce premier roman plein de verve et de sensibilité, Ramsès Kefi compose une fresque intime et sociale, où le quartier ouvrier de la Caverne est à lui seul un personnage, avec ses habitants pudiques, son PMU d'antan, ses reproductions de bisons sur les murs... Ce texte est un chant d'amour aux mères qui portent le poids de leur famille, sans bruit et sans reconnaissance, aux hommes fragiles, impétueux mais débordant de tendresse, à ceux qui ont le courage d'aller chercher dans le passé les remèdes aux maux du présent.
5 janvier 2015, dans une chambre d'hôtel à Paris. Un escort boy fait un "massage dénudé" au premier adjoint de la mairie de Saint-Étienne. Une première pour cet élu catholique, soutien de la Manif pour tous. Il ignore qu'une caméra filme la scène. Car au sein de la mairie de Saint-Étienne, des hommes sont déterminés à ruiner sa vie. Derrière ce complot, ils sont quatre. L'adjoint à l'éducation qui a dissimulé la caméra ; le directeur de cabinet qui se targue d'avoir la mentalité d'un criminel ; un ancien voyant persuadé d'être un personnage de roman, et, en haut de la pyramide, un élu de la République : Gaël Perdriau, maire de Sainte-Étienne. Les comploteurs raconte une histoire vraie et lève le voile sur les folles méthodes d'une équipe municipale qui s'inspirait du KGB. Antton Rouget est journaliste au pôle Enquêtes de Mediapart. "Les comploteurs" est son premier livre. Ramsès Kefi est journaliste et romancier. Après avoir travaillé pour le Bondy Blog, Libération et XXI, il est désormais indépendant. Son premier roman, Quatre jours sans ma mère (éditions Philippe Rey, 2025), figure dans la première sélection du prix Renaudot.
Dans son quartier bétonné des Mésanges, on l'appelle " le Roi ". Depuis toujours, Jibril a un talent, celui de raconter tout un tas d'histoires. Des vraies, des presque vraies et des légendes. Gamin, il passe toutes ses vacances d'été chez son cou - sin, à la cité de la Tortue. Un voyage de trois quarts d'heure à bord de la vieille Renault 21 de son père pour esquiver la galère. Il y retrouve chaque année Ibra, Francine, Dahmane, Bilel, St éphane, Yasmine, Joe… En grandissant, Jibril oublie ses vacances d'enfant. Mais, à l'été de ses trente-deux ans, un rêve inattendu le pousse à revenir à la Tortue. Il revoit sa bande. Comme autrefois, ils se donnent rendez-vous dans le hall de la tour F pour écouter les contes de la cité. Pendant toute une nuit, le Roi leur parle destin, amour et évasion. Que cache réellement son retour ? Un roman drôle, tendre et mélancolique. Le Retour du Roi Jibril réunit neuf autrices et auteurs qui, chacun dans son style, rendent hommage aux passeurs d'histoires. Ceux qui transmettent les récits à l'oral d'une génération à une autre et forgent la mémoire des quartiers. Ce roman à plusieurs voix a été imaginé par Rachid Laïreche et Ramsès Kefi, auteurs et journalistes.
Un premier roman poignant sur la fugue d'une mère, qui va métamorphoser sa famille.Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s'en va. Pas de dispute, pas de cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné à la hâte : " Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. " Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s'effondre. À trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l'amour et gaspille ses nuits dans un parking avec son meilleur ami, Archie, et d'autres copains cabossés. Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. Alors que Hédi réagit vivement, réaménage l'appartement, enlève son alliance, Salmane met tout en oeuvre pour retrouver sa mère. Son enquête commence, avec de maigres indices - une lettre, un chat tigré, une clé rouillée -, et remue un nombre incalculable de regrets. Il pressent que ce départ est lié à l'histoire de ses parents, orphelins émigrés de Tunisie. Il devine aussi que l'événement va tous les transformer, surtout lui, Salmane, qui voit enfin advenir son passage à l'âge adulte. Dans ce premier roman plein de verve et de sensibilité, Ramsès Kefi compose une fresque intime et sociale, où le quartier ouvrier de la Caverne est à lui seul un personnage, avec ses habitants pudiques, son PMU d'antan, ses reproductions de bisons sur les murs... Ce texte est un chant d'amour aux mères qui portent le poids de leur famille, sans bruit et sans reconnaissance, aux hommes fragiles, impétueux mais débordant de tendresse, à ceux qui ont le courage d'aller chercher dans le passé les remèdes aux maux du présent.