Pierre Marie
Pierre Marie
Notions clés de diverses disciplines, le transfert de pensée et la télépathie sont au coeur de cet ouvrage qui vient les réactualiser. Véritable hommage au psychiatre qu'était Daniel Widlcher, ce livre explore également diverses autres théories liées à l'oeuvre de ce visionnaire.Cet ouvrage aborde les énigmes de la transmission de pensée d'une manière inédite en confrontant plusieurs points de vue : neurobiologique, psychanalytique, philosophique... en développant les mécanismes de la co-pensée et de l'intersubjectivité
La compréhension des mécanismes du plaisir et du déplaisir impose de saisir à la fois leurs origines somatiques et cérébrales et leur inscription historique et sociale. En réunissant un ensemble transdisciplinaire de chercheurs et de jeunes cliniciens, "Actualités sur le plaisir" permet d'accéder à un panorama global, pédagogique et synthétique de la question en 2022. Le texte de Freud, "Au-delà du principe de plaisir", sert de fil rouge aux contributions. Publié en 1920, il permet de mesurer les progrès réalisés depuis cent ans dans les connaissances, la découverte du circuit de la récompense par Olds et Milner en 1954 n'étant qu'une des étapes de la moisson de nouvelles données acquises en un siècle.Le moment est venu d'en faire le bilan pour expliquer bien des paradoxes comme la compulsion de répétition, le masochisme ou le travail du négatif. L'ambition fixée par ce livre à la croisée des sciences dures et des sciences humaines est d'articuler les modèles théoriques avec des présentations cliniques élaborées par des groupes de jeunes cliniciens : psychologues, psychiatres, psychanalystes.Il s'agit bien de poursuivre sur la voie d'une "Éthique du décloisonnement entre psychanalyse, psychiatrie et neurosciences", pour aborder les mystères de l'intrication du plaisir et du déplaisir et leurs liens à la douleur et à la volonté, pour redonner tout leur tranchant à l'expérience psychanalytique et à la pratique d'une psychiatrie psychodynamique.
Depuis toujours la philosophie pratique se limite à l'étude des conduites communes ou morales en faisant appel à des principes métaphysiques et renvoie l'étude des autres au médecin ou au psychologue, sans s'arrêter sur la cohérence de sa démarche, mais comment le pouvait-elle si n'avait pas été saisi le modus operandi de nos conduites qui repose sur la distinction de nos énoncés entre les cognitifs, au ressort de la connaissance, et les autres dictant ce que nous devons faire, apprécier, souhaiter, énoncés modaux ou énoncés de croyance au ressort de nos conduites, des usages et des symptômes ou des désirs. Mais, ce modus operandi donné, c'est la conception de l'homme qui en est bouleversée, non plus monade disposant d'un moi et d'une volonté, mais « sujet » comme effet des discours qui le concernent, « sujet » que nous n'avons pas cessé d'être, malgré notre prétention à être autre.