Pierre Enckell
Pierre Enckell
Les dictionnaires classiques ignorent les prénoms familiers. Pas cet ouvrage récréatif qui recense ces inventions de langage, drôles, inattendues, gaies et souvent insolites, en s'appuyant sur des extraits de textes d'écrivains et des annonces parues dans "Le Monde" et "Libération". « Copyright Electre »
Les années se suivent toutes plus mauvaises les unes que les autres. En pessimiste conséquent qui sait que le pire est à venir, Pierre Enckell a concocté, avec l'aide involontaire d'écrivains, une manière d'agenda de la consolation que tout amateur de catastrophes se devra bientôt de posséder. Au fil des citations, ce puzzle d'humour noir se lit comme un roman.
Il y a des chiens présidentiels, Baltique et Jugurtha, et ceux des bandes dessinées, Milou et Rantanplan. Il y a le chien Brusquet qu'on trouve chez Molière, et le chien Kyne de Rabelais. Il y a Bouboule dont le portrait a été peint par Toulouse-Lautrec, Miko qui a donné son nom aux glaces des cinémas, Julius le chien puant de la famille Malaussène, Mabrouk qui faisait de la télé... Mais il y a surtout les autres, les familiers, Mirza et Tosca, Azor et Médor, Pompon et Papillon, Rex et Sultan, Chaussette et Pépète, Bijou et Nouchka, Pataud et Fido, Black qui est parfois blanc et Aspro qui est parfois noir... Tous ces noms de chiens français font partie, à leur niveau modeste, de notre culture. Les voici attestés par des citations inattendues, commentés, expliqués par l'histoire, la littérature, l'étymologie. L'auteur s'est donné un mal de chien - évidemment - pour rechercher et réunir mille renseignements à la fois intéressants et amusants.