Pierre Corvol
Pierre Corvol
Climate change has been the source of immense challenges for ethical, economic or political analysts. We are aware of the scale of the action required to be taken and the areas in which that action is needed namely efficient energy use, low carbon technologies or deforestation. We have an idea of which technologies need to be developed. We understand the basic economic policy incentives in favour of reducing emissions, stopping deforestation and promoting more sensible use of our natural environment and its resources. The main challenge today is to obtain political adherence to actually accomplishing these changes. The Chair in Sustainable Development - Environment, Energy and Society is supported by TOTAL.
Ce livre est issu d'un séminaire qui s'est tenu en janvier 2012 au Collège de France, à l'initiative du professeur Pierre Corvol et de la chaire de Médecine expérimentale dont il est le titulaire. Son sous-titre, « d'une approche populationnelle à une approche personnalisée », oppose de façon volontairement schématique la conduite d'une prévention « de masse », appliquée indistinctement à l'ensemble d'une population, à une prévention ciblée, personnalisée, « à la carte ». Celle-ci devient possible grâce à l'analyse des antécédents et des caractéristiques propres d'une personne donnée dans son environnement. Ce passage d'une prévention globale à une prévention individualisée répond aux désirs des médecins et des patients. La prévention du risque en médecine est par essence multidisciplinaire. Elle fait appel aussi bien aux sciences fondamentales qu'aux sciences humaines et sociales, notamment l'économie, la démographie, l'anthropologie et la sociologie. Toute mesure de prévention implique au préalable une réflexion sur le but recherché, sur les moyens alloués et sur la stratégie à utiliser. Elle nécessite une estimation du rapport coût/bénéfice que l'on peut en attendre. Sa mise en oeuvre est in fine une décision éminemment politique.
Bâti sur le principe de la liberté, le Collège de France, fondé par François Ier en 1530, est la seule institution publique à avoir survécu intacte à la Révolution. Au départ consacré à l'étude du grec, de l'hébreu et des mathématiques, enseignements absents de l'Université de Paris, le Collège de France a favorisé l'émergence de nouvelles disciplines dans des champs aussi variés que l'orientalisme, les mathématiques, les sciences expérimentales, la poétique, l'anthropologie sociale, la cosmologie, la physique quantique ou la biologie. Bien que dépendant directement du roi, et de la tutelle des régimes successifs, les "lecteurs royaux", puis "professeurs", ont eu pour mission d'enseigner non pas des programmes établis préparant à des diplômes, mais bien leur libre recherche "en voie de se faire". Cette formule d'Ernest Renan, professeur de langue et de littérature hébraïques à la fin du XIXe siècle, reste pertinente pour caractériser l'activité scientifique des 52 professeurs actuels du Collège, qui se déploie sur trois sites principaux à Paris. L'enseignement, en partie délocalisé dans toute la France et à l'étranger, est aussi largement diffusé à travers le monde par Internet. À travers des portraits de savants, des documents d'archives anciens et actuels inédits, de fonds scientifiques de ses professeurs, le lecteur découvrira le fonctionnement unique d'un des plus hauts lieux de la recherche en France et l'histoire de cette institution, dont "la tradition est le changement". Le Collège de France a en effet perpétué ses traditions séculaires tout en demeurant le lieu de toutes les avancées scientifiques depuis la Renaissance.