Pierre Conesa
Pierre Conesa
On ne peut pas reprocher à un individu lambda de ne pas connaître les réalités géopolitiques des cent quatre-vingt-treize États plus deux observateurs siégeant à l'ONU. Ce livre est destiné à faire comprendre certaines réalités géopolitiques et le décalage constaté par certains décideurs, plus préoccupés par leur propre avenir que par la spécificité de chaque crise. La plupart du temps, cela se traduit par l'envoi de militaires, même si la légitimité est nulle : « Personne n'aime les missionnaires armés », disait déjà Saint-Just. Cet ouvrage est illustré de citations, d'exemples de guerres meurtrières sans enjeu stratégique et d'un argumentaire politique tous usages. Il est le résultat de près de trente ans passés dans les hautes sphères publiques, essentiellement au ministère de la Défense, et s'avère aussi passionnant qu'instructif. Pierre Conesa haut fonctionnaire, énarque, historien, est également spécialiste des questions stratégiques internationales et en particulier militaires. Haut fonctionnaire, énarque, historien, Pierre Conesa est également chercheur associé à l'IRIS, spécialiste des questions stratégiques internationales et en particulier militaires.
Que ce soit par les tragédies actuelles au Moyen-Orient, la persécution des Rohingya par des bouddhistes au Myanmar ou encore la politique antimusulmane du gouvernement indien, l'actualité contemporaine amène légitimement à nous interroger : sommes-nous entrés dans une phase de radicalisation religieuse générale ? Les religions légitiment-elles la violence ou peuvent-elles être, au contraire, porteuses d'espérance et de paix ? Les religions font-elles plus de bien que de mal ? Ces questions s'immiscent dans notre quotidien, suscitant les passions et entraînant les débats les plus virulents.Ce livre, lui, offre un échange apaisé entre Rémi Brague et Pierre Conesa, né de leur rencontre au Collège des Bernardins. De l'étude du radicalisme via une « désislamisation du débat », des liens entre religions et politique, de la notion de « guerre juste », en passant par les thèses de René Girard sur la « violence mimétique », diverses grilles de lecture nous sont ici proposées pour comprendre la manière dont les religions, malgré les risques d'instrumentalisation, continuent de marquer notre temps. Rémi Brague, philosophe, historien de la philosophie, membre de l'Institut de France, auteur de nombreux livres dont Sur l'islam (Gallimard, 2023) ; Sur la religion (Flammarion, 2018).Pierre Conesa, agrégé d'histoire et ancien administrateur civil au ministère de la Défense, est auteur de divers essais sur les fondamentalismes religieux, dont Avec Dieu on ne discute pas (Robert Laffont, 2020) ; État des lieux du salafisme en France (Éditions de l'Aube, 2023).
L'Occident avec la figure de "l'homme blanc" en tant que donneur de leçons face aux guerres du XXe siècle, alors qu'il a lui-même été responsable lors des conflits coloniaux du passé, est un constat qui ne passe plus aujourd'hui. Une crise de conscience pointe chez les intellectuels qui blâment cet homme blanc responsable de tout mais qu'en est-il des autres civilisations ? La bien pensance victimaire des autres civilisations est-elle réellement justifiée ? Pierre Conesa détaille ce mécanisme d'inversion de la charge de la preuve qui tend à faire passer les victimes pour des bourreaux (et inversement) pour enfin déculpabiliser nos sociétés. Pierre Conesa, haut fonctionnaire, énarque, historien, est également spécialiste des questions stratégiques internationales et en particulier militaires. Il a notamment publié, chez le même éditeur, État des lieux de l'islamisme en France.
Le chercheur associé à l'IRIS Pierre Conesa établit dans cet ouvrage le relevé des différentes manifestations sociales de rupture et de contestations des lois républicaines dans l'espace public - depuis les refus des minutes de silence en hommage aux victimes aux menaces adressées à des représentants de l'État. Le parti pris de l'auteur est de nous dire qu'à ne s'intéresser qu'aux attentats commis ou aux actes les plus relayés par les médias, nous passons à côté de l'ampleur du phénomène. Or, selon lui, la question de l'islamisme radical dans notre pays est très loin d'être réglée, et elle ne le sera pas tant que nous n'aurons pas une vision claire de ce que cela représente et implique - sans parler de trouver des solutions pour lutter contre ce phénomène. Haut fonctionnaire, énarque, historien, Pierre Conesa est également chercheur associé à l'IRIS, spécialiste des questions stratégiques internationales et en particulier militaires. Il a notamment publié, chez le même éditeur, Vendre la guerre.
La disparition du grand ennemi soviétique a d'abord plongé les cercles stratégiques officiels dans un grand désarroi : c'est la Catastroika. Le risque de l'apocalypse nucléaire disparu, l'interventionnisme militaire redevenait envisageable dans un paysage mondial en ébullition et sans matrice. Après la victoire éclair de la Guerre du Golfe (120 heures), les plateaux télé deviennent le lieu du débat autour « d'experts » qui mandatent l'Occident en gendarme international, médiatisent telle ou telle crise, prétendent désigner le méchant, fustigent l'inaction des politiques et convainquent que telle guerre est « juste » et gagnable. Comment fonctionne ce complexe militaro-intellectuel ? Comment est-il né ? Comment a-t-il bâti son propre pouvoir ? Haut fonctionnaire, énarque, historien, Pierre Conesa est également chercheur associé à l'IRIS, spécialiste des questions stratégiques internationales et en particulier militaires.
« Toi qui hésites encore à partir faire le djihad pour défendre les musulmans persécutés, nous te comprenons : c'est un engagement qui va bouleverser ta vie. Ce guide est conçu pour t'aider avant de faire le grand saut. Il te permettra de ne pas te tromper de destination (elles sont multiples), de connaître les moyens les plus sûrs de t'y rendre (il y a malheureusement dans ce domaine aussi beaucoup de publicité mensongère), de choisir le meilleur prestataire (Al-Qaïda ou Daech)... »Cet essai est écrit au second degré, mais tout ce qui y est relaté est tiré d'exemples réels. Il s'adresse aux parents désemparés face à un enfant qui se radicalise, aux enseignants, parfois confrontés à des élèves qui formulent des contestations d'autant plus irrationnelles qu'elles sont mal informées, enfin à nos décideurs, qui se déchargent de toute responsabilité en qualifiant les candidats au départ de « malades ». On compterait aujourd'hui en Syrie et en Irak quelque 25 000 combattants étrangers venus de plus de 100 pays : à moins d'imaginer une épidémie de démence, il y a lieu de se demander ce qui les attire tant là-bas, et pourquoi l'Occident, toujours si prompt à assurer la stabilité internationale par des moyens militaires, est devenu l'une des cibles des djihadistes. Ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense, spécialiste des questions stratégiques internationales, en particulier militaires, maître de conférences à Sciences Po, Pierre Conesa est l'auteur de La Fabrication de l'ennemi ou comment tuer avec sa conscience pour soi (Robert Laffont, 2011), du Guide du paradis. Publicité comparée des Au-delà (L'Aube, 2011) et du rapport Quelle politique de contre-radicalisation en France ? (www.favt.org, 2014).
«Le monde religieux est en pleine ébullition. Les transcendants de chaque camp peuvent dorénavant se battre en expliquant qu'ils ont un mandat direct de (leur) Dieu. Tous ces nombreux Dieux uniques et miséricordieux empreints de paix et d'amour comme il se doit ont eu à faire face aux délires mortifères de leurs disciples et à l'arrivée massive et incontrôlée de morts aux portes de leur paradis. Ils doivent tous ensemble convoquer les hommes pour les ramener à la raison. Est-ce que quelqu'un a leurs adresses ? » Haut fonctionnaire, énarque, historien, Pierre Conesa est également chercheur associé à l'IRIS.
Sur la question de la radicalisation du religieux, les salafistes djihadistes concentrent toute notre attention. Or ils ne sont pas les seuls à constituer une menace : il faut aussi s'intéresser aux téléprédicateurs du Conseil évangélique de Trump, aux juifs radicaux du " Grand Israël ", aux extrémistes bouddhistes et hindouistes... Dans notre monde globalisé, on doit en réalité parler des radicalismes religieux au pluriel.Tous reposent sur le même triptyque d'intolérance : une foi, une terre, un peuple, s'appuyant sur une réécriture victimaire de l'Histoire et légitimant une violence vengeresse " sanctifiante " - à l'instar des kamikazes salafistes qui se croient promis au paradis ou de ces pasteurs et prêtres américains justifiant le meurtre de médecins avorteurs.S'ils partagent de nombreux points communs, tous ne visent pas un objectif planétaire. Mais tous redessinent la géopolitique moderne, tandis qu'au sein des sociétés, les poussées radicales sapent chaque jour un peu plus l'égalité entre les hommes, les droits des femmes, des minorités, excluant l'" Autre " du champ politique quand il ne s'agit pas purement et simplement d'épuration ethnique...Face à ces dangers, il est temps de cesser de traiter les religions sous l'angle de la liberté de conscience et de les considérer en termes politiques. Les mêmes appels à l'exclusion proférés par des néonazis ou des suprémacistes seraient immédiatement condamnés : pourquoi faudrait-il les tolérer quand ils sont tenus par des religieux, quelle que soit leur " chapelle " ?
L'Arabie saoudite rivalise avec la Corée du Nord en matière d'atteintes aux droits de l'homme ; d'absence totale de droits de la femme ; d'usage de la torture ; d'intolérance religieuse absolue ; d'interventions militaires extérieures (Bahreïn, Yémen) ; d'absence de liberté de conscience, de la presse et de liberté d'opinion, etc. Une spécificité supplémentaire propre à l'Arabie : la peine de mort pour ' blasphème ' et l'athéisme assimilé à du terrorisme. Longtemps le régime s'est recroquevillé dans sa superbe indifférence avant que la guerre au Yémen ou l'assassinat de Khashoggi ne l'obligent à soigner son image. La solution a donc consisté à contracter avec toutes les sociétés internationales de relations publiques et les cabinets de lobbying, en particulier aux États-Unis et en France.
L'Arabie saoudite rivalise avec la Corée du Nord en matière d'atteintes aux droits de l'homme ; d'absence totale de droits de la femme ; d'usage de la torture ; d'intolérance religieuse absolue ; d'interventions militaires extérieures (Bahreïn, Yémen) ; d'absence de liberté de conscience, de la presse et de liberté d'opinion, etc. Une spécificité supplémentaire propre à l'Arabie : la peine de mort pour ' blasphème ' et l'athéisme assimilé à du terrorisme. Longtemps le régime s'est recroquevillé dans sa superbe indifférence avant que la guerre au Yémen ou l'assassinat de Khashoggi ne l'obligent à soigner son image. La solution a donc consisté à contracter avec toutes les sociétés internationales de relations publiques et les cabinets de lobbying, en particulier aux États-Unis et en France.
Une étude exceptionnelle sur les dessous du royaume le plus puissant et le plus secret au monde. La diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite constitue un étrange trou noir dans l'analyse du radicalisme qui affecte l'islam aujourd'hui. Pourquoi le salafisme, mouvance la plus intolérante et sectaire de l'islam, est-il devenu si conquérant ? Parce que parmi tous les radicalismes religieux qui pourrissent la planète, il est le seul à bénéficier d'un appui constant de la part d'un pays doté d'immenses moyens : le royaume saoudien. Cette étude, dont les collaborateurs ont souhaité conserver l'anonymat, révèle comment ce royaume aux deux visages, celui conciliant de la dynastie Saoud et celui plus agressif du salafisme, propagandiste du djihad, a depuis des décennies développé une stratégie religieuse pour conquérir la communauté musulmane, mais aussi l'Occident, sans apparaître comme un ennemi grâce à un soft power original, hybride des systèmes américain et soviétique. Aujourd'hui, ce pays longtemps protégé se retrouve menacé sur son propre territoire par le salafisme djihadiste qu'il a propagé ailleurs.
Comment les hommes en viennent-ils à se massacrer légalement ? "Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d'ennemi !" avait prédit en 1989 Arbatov, conseiller diplomatique de Gorbatchev. L'ennemi soviétique avait toutes les qualités d'un "bon" ennemi : solide, constant, cohérent. Sa disparition a en effet entamé la cohésion de l'Occident et rendu plus vaine sa puissance. L'ennemi est-il une nécessité ? Il est très utile en tout cas pour souder une nation, asseoir sa puissance et occuper son secteur militaro-industriel. C'est pourquoi les États, les services de renseignements, les think tanks stratégiques et autres faiseurs d'opinion "fabriquent" consciencieusement de l'ennemi, qu'il soit rival planétaire (Chine), ennemi proche (Inde-Pakistan), ennemi intime (Rwanda), Mal absolu, ennemi conceptuel ou médiatique. Certains ennemis sont bien réels, d'autres, cependant, analysés avec le recul du temps, se révèlent étonnamment artificiels. Conséquence : si l'ennemi est une construction, pour le vaincre, il faut non pas le battre, mais le déconstruire. Il s'agit moins au final d'une affaire militaire que d'une question politique.
Le Noir, le Rouge, le Jaune, le communiste, le barbu... : quand Hollywood fabrique des ennemis, ce n'est pas que du cinéma. Hollywood est une usine à rêves mais aussi une formidable machine à créer des méchants. À chaque époque sa cible. D'abord incarné par le Noir, représenté comme un illettré, un paresseux obsédé par la femme blanche, l'ennemi a ensuite pris les traits de l'Indien, sauvage et agressif, puis du Chinois cruel, du basané - bandit mexicain, gras et transpirant, ou trafiquant colombien -, du nazi ou du communiste... Plus récemment, lors de la deuxième guerre du Golfe, c'est le " Frenchie " qui a cristallisé la rancoeur des États-Unis, avant qu'il soit remplacé par l'Arabo-Irano-terroristo-musulman. Pour mener l'enquête, l'auteur a passé au crible plus de trois mille films, le plus souvent des objets cinématographiques de consommation courante, ceux qui forgent l'opinion publique bien plus que les chefs-d'oeuvre. De manière implacable, il démontre comment Hollywood, en jouant de la confusion entre fiction et réalité, cinéma et géopolitique, est devenu une arme de propagande massive, capable de transformer les ennemis des États-Unis en menaces planétaires.
" Je ne connais pas de problèmes qu'une absence suffisamment prolongée de réponse n'ait fini par résoudre ", Henri Queuille, président du Conseil.L'art suprême en politique ? Ne rien décider tout en donnant l'illusion de l'action. CONSEILS PRATIQUES POUR SE MAINTENIR AU POUVOIR - Différer l'urgence - Contourner les obstacles - Ne se fâcher avec personne - Subventionner sans réformer - Créer de la complexité - Consulter les commissions supérieures Enseigner l'art ultime de ne pas prendre de décision en laissant une trace dans l'Histoire, tel est l'objet de ce petit ouvrage qui livre clés en main techniques et conseils pratiques à nos dirigeants. Le lecteur pourra s'entraîner avec des travaux dirigés (tracts pré-rédigés, sondages multiusages, clichés et platitudes prêtes pour tout discours) et jouer avec ses amis au Jeu de la non-décision. En polique le ridicule ne tue pas, seule la réforme est létale. PRIX DE L'IMPERTINENCE 2013.
Où vont les Américains tués en Irak ? Au paradis des chrétiens ou dans l'enfer des musulmans ? Y a-t-il un paradis pour les femmes, étant donné leur responsabilité dans les tourments dont souffre l'humanité depuis le jardin d'Éden ? Dans un style jubilatoire qui lui vaudra l'excommunication la plus oecuménique qui soit, Pierre Conesa a tenté, à partir de textes sacrés mais aussi de sites internet les plus importants, de répondre à ces questions.