Pierre Breton
Pierre Breton
Une maison cossue en bordure du parc Dessaules a été le théâtre d'un violent incendie, et le corps calciné de son propriétaire est retrouvé à l'intérieur. Il s'agit de nul autre que Danny Dragon, célèbre chanteur des Mégavolts, le groupe yéyé de l'heure. Pour Cyrille Carignan, chef de la police de Saint-Hyacinthe, cela signifie deux choses : 1) qu'il peut dire adieu à son week-end de golf ; 2) que sa fille Sylvie, une mégafan des Mégavolts, sera inconsolable. Lorsqu'on retrouve un petit criminel au volant de la voiture de la victime, Cyrille est bien tenté, comme tous ses collègues, de l'accuser du meurtre et de classer rapidement le dossier. Mais quelque chose lui dit que l'affaire est beaucoup plus compliquée que ça. Avec l'aide du caractériel agent Truchon, il remuera ciel et terre pour retrouver l'assassin pyromane. Premier polar pour Pierre Breton, Le dragon de Saint-Hyacinthe fait revivre la ville qu'on nomma la « Liverpool du Québec » dans les années 1960. Avec humour et acuité, il dresse le portrait de deux générations, l'une qui s'extirpe à peine du joug de la religion en se trémoussant sur des airs yéyé, l'autre encore bien enracinée dans des traditions parfois délétères.
Montréal, 1868 : Séverin Lachapelle, voleur et escroc, se retrouve embarqué malgré lui dans l’aventure des zouaves pontificaux. Entre cambriolage, vélocipèdes et défense du Vatican, ce roman mêle humour, histoire et péripéties rocambolesques.
Au lieu de statuettes du Sacré-Coeur, ce sont des icônes du camarade Staline ou du roublard tovaritch Khrouchtchev que les habitants de ce village de la Beauce auraient dû adopter pour représenter leurs dieux tutélaires. C'est à eux en effet qu'ils devaient leur exceptionnelle prospérité. À eux et au radar qu'on avait construit au sommet de la montagne pour voir venir les missiles atomiques que les Russes auraient pu avoir la fantaisie d'envoyer sur la tête de nos voisins américains. C'était l'époque bénie où les choses étaient claires, il y avait le ciel et l'enfer, les bleus et les rouges, les gars de Sainte-Marie et ceux de Saint-Elzéar. L'été venu, toutefois, les jeunes - et parfois les moins jeunes - prenaient le chemin de l'Ontario pour « faire le tabac » et, du même coup, quelques dollars. Et quel meilleur compagnon de voyage que Tom Higgins dont la soif d'aventures est dangereusement communicative? Dans ce premier roman, dont la fraîcheur n'a d'égale que l'irrésistible drôlerie, Pierre Breton a des allures de Mark Twain beauceron. Mais si vous disiez à Tom Higgins qu'il est le digne héritier d'Huckleberry Finn, il vous enverrait au diable.