Philippe de Commynes
Philippe de Commynes
Geoffroi de Villehardouin occupe dans notre histoire littéraire une place à part, parce qu'il est le premier chroniqueur qui nous ait laissé un ouvrage rédigé en prose française. Sans doute beaucoup d'écrivains s'étaient essayés avant lui dans le genre historique, et plus d'un l'avait abordé avec succès. Mais presque tous s'étaient servis de la langue latine. Et ils l'avaient fait, non pas seulement au temps où cette langue était exclusivement parlée dans notre pays, ou bien à l'époque où elle accomplissait l'évolution qui devait en faire la langue française, mais même au moment où notre idiome national était suffisamment formé pour exprimer la pensée avec toutes ses nuances. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
La quatrième croisade est un des faits historiques les plus curieux du moyen âge. Entreprise sous l'impulsion du pape Innocent III qui employa toute son énergie et toute sa passion à la faire réussir, elle avait pour but, comme les précédentes croisades, la conquête de la Terre Sainte et la délivrance du Saint-Sépulcre. Elle échappa à la direction pontificale et aboutit à la conquête par les croisés d'un empire schismatique mais chrétien, l'empire de Constantinople.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Geoffroi de Villehardouin occupe dans notre histoire littéraire une place à part, parce qu'il est le premier chroniqueur qui nous ait laissé un ouvrage rédigé en prose française.Sans doute beaucoup d'écrivains s'étaient essayés avant lui dans le genre historique, et plus d'un l'avait abordé avec succès. Mais presque tous s'étaient servis de la langue latine. Et ils l'avaient fait, non pas seulement au temps où cette langue était exclusivement parlée dans notre pays, ou bien à l'époque où elle accomplissait l'évolution qui devait en faire la langue française, mais même au moment où notre idiome national était suffisamment formé pour exprimer la pensée avec toutes ses nuances.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
« Les grandes choses qu'elle a opérées, et dont Tite-Live nous a conservé la mémoire, ont été l'ouvrage du gouvernement ou celui des particuliers ; elles ont trait aux affaires du dedans ou à celles du dehors. » Nicolas Machiavel
Au départ simple matériau destiné à l'archevêque Angelo Cato, les souvenirs de Philippe de Commynes, au fil de leur rédaction, sont devenus une oeuvre autonome, marquant la naissance d'un genre inédit : celui des Mémoires, où l'historien, non seulement acteur et témoin de l'Histoire, s'en fait aussi le juge et l'arbitre. Dans les six premiers livres, qui relatent le règne de Louis XI, trois portraits se détachent et s'entrelacent : ceux de Louis XI, de Charles de Bourgogne, dit le Téméraire, et du mémorialiste en personne. À travers le duel entre la force du Téméraire, que Commynes abandonna en 1472, et la ruse de Louis XI, qu'il rejoignit alors et dont il fut le conseiller pendant plus de dix ans, c'est le destin tragique de la maison de Bourgogne qui est suivi pas à pas. Tout à la fois récit historique, autojustification, recueil de conseils politiques, de maximes et de réflexions sur la conditions humaine, cette somme autobiographique annonçant les Essais de Montaigne livre un éclairage irremplaçable sur la seconde moitié du XVe siècle.
Au départ simple matériau destiné à l'archevêque Angelo Cato, les souvenirs de Philippe de Commynes, au fil de leur rédaction, sont devenus une oeuvre autonome, marquant la naissance d'un genre inédit : celui des Mémoires, où l'historien, non seulement acteur et témoin de l'Histoire, s'en fait aussi le juge et l'arbitre. Dans les six premiers livres, qui relatent le règne de Louis XI, trois portraits se détachent et s'entrelacent : ceux de Louis XI, de Charles de Bourgogne, dit le Téméraire, et du mémorialiste en personne. À travers le duel entre la force du Téméraire, que Commynes abandonna en 1472, et la ruse de Louis XI, qu'il rejoignit alors et dont il fut le conseiller pendant plus de dix ans, c'est le destin tragique de la maison de Bourgogne qui est suivi pas à pas. Tout à la fois récit historique, autojustification, recueil de conseils politiques, de maximes et de réflexions sur la condition humaine, cette somme autobiographique annonçant les Essais de Montaigne livre un éclairage irremplaçable sur la seconde moitié du XVe siècle.
D'abord conseiller de Charles le Téméraire, Commynes rencontre Louis XI lors de la fameuse entrevue de Péronne : le roi le remarque mais Commynes remarque plus encore le monarque dont il pressent le génie. Dans la nuit du 7 au 8 août 1472, il quitte le territoire bourguignon pour rejoindre Louis XI aux Ponts-de-Cé. C'est le début d'une carrière qui fera de lui un des principaux acteurs de la politique européenne, familier de tous les princes dont il décrit avec une cynique allégresse les ambitions, la cruauté ou la grandeur souvent dérisoire. Les Mémoires de Commynes sont à la fois la confession d'un 'traître' et un bréviaire de sagesse politique dont Charles Quint et Henri IV firent leur livre de chevet. Commynes a été notre Machiavel et, par son expérience des hommes et ses dons de moraliste, le génial précurseur de Montaigne.
D'abord conseiller de Charles le Téméraire, Commynes rencontre Louis XI lors de la fameuse entrevue de Péronne : le roi le remarque mais Commynes remarque plus encore le monarque dont il pressent le génie. Dans la nuit du 7 au 8 août 1472, il quitte le territoire bourguignon pour rejoindre Louis XI aux Ponts-de-Cé. C'est le début d'une carrière qui fera de lui un des principaux acteurs de la politique européenne, familier de tous les princes dont il décrit avec une cynique allégresse les ambitions, la cruauté ou la grandeur souvent dérisoire. Les Mémoires de Commynes sont à la fois la confession d'un 'traître' et un bréviaire de sagesse politique dont Charles Quint et Henri IV firent leur livre de chevet. Commynes a été notre Machiavel et, par son expérience des hommes et ses dons de moraliste, le génial précurseur de Montaigne.
« Que les états faibles balancent toujours à prendre une décision et que les décisions tardives sont toujours nuisibles. [...] En sorte que le peuple, trompé ou contraint, en vint à ne plus délibérer que sur sa propre ruine. » Dans ce « Discours sur la première Décade de Tite-Live », Machiavel donne son interprétation d'une période cruciale de l'histoire romaine, et nous fait découvrir les éléments fondamentaux de sa conception du politique. Traduit de l'Italien par Toussaint Guiraudet. Format professionnel électronique © Ink Book édition.