Philippe Sierra
Philippe Sierra
La géographie des animaux a longtemps été le parent pauvre de la géographie française. La géographie physique l'a délaissée aux biologistes et éthologues tandis que la géographie humaine a de moins en moins considéré la place des animaux dans les territoires humains. En géographie, un important mouvement de prise en compte des territorialités animales et de leurs intersections avec celles des sociétés humaines s'opère, avec des études de plus en plus nombreuses. Ce manuel transversal, fait le point sur les acquis et avancées récentes sur la géographie des animaux. Cet ouvrage doit également permettre de poser les jalons d'une approche synthétique et plurielle des rapports entre sociétés humaines et animaux.
Vous avez envie de tester votre culture générale ? Vous avez un examen ou un entretien à passer ou tout simplement envie de briller en société ? Alors n'hésitez plus, Mission culture gé est fait pour vous ! Il vous propose une méthode originale et inédite qui a déjà fait ses preuves, un programme élaboré sur cinq semaines qui vous permettra d'acquérir un maximum de savoirs en un minimum de temps. Semaine après semaine, jour après jour, renforcez vos acquis sur des thématiques aussi diverses que variées : l'histoire contemporaine internationale, la géographie, la géopolitique, l'environnement, la mythologie, la philosophie, sans oublier la musique, le cinéma et la danse... Après la théorie, passez à la pratique avec plus de 400 QCM pour tester vos nouvelles connaissances. Votre mission, si toutefois vous l'acceptez : approfondir votre culture générale en un temps record. Prêt à relever le défi ?
Cet ouvrage propose une introduction transversale et complète à la notion de territoire. Il a pour objectif d'apporter les bases théoriques indispensables pour comprendre les phénomènes de territorialisation. Il en présente d'abord les quatre clés de lecture classiques (géoenvironnementale, géoéconomique, géopolitique et géoculturelle) avant d'interroger les processus qui renouvellent la question territoriale (mondialisation, métropolisation et intégration régionale). Il conclut sur les pratiques des aménageurs à travers la question du rapport entre pouvoirs publics et territoires, et celle des outils et méthodes du diagnostic territorial. Chaque chapitre articule définitions, réflexion géohistorique, références scientifiques et grands débats contemporains, et est assorti d'une étude de cas afin de proposer des exemples diversifiés d'un point de vue géographique et méthodologique.
Le monde actuel vit un paradoxe inouï. D'un côté, la cause semble entendue : il est plongé dans la crise par les comportements erratiques des marchés financiers. De l'autre, des millions d'êtres miséreux rêvent d'avoir accès au marché, au lieu où, à la ville, ils pourraient troquer un petit rien contre un autre qui les tirerait du besoin. Le marché est une institution d'échange dont toute l'histoire est marquée par les dérèglements des usages qu'en firent et en feront des êtres cupides, intéressés par leur seul enrichissement à court terme et aux antipodes de la fiction chère à la théorie économique d'un individu mû par la seule rationalité éclairée. Le marché est aussi un moyen d'émancipation pour les damnés de la terre ou du travail sans qualité. C'est ce que rappelle Laurence Fontaine, historienne qui a le goût de l'archive et de l'anecdote exemplaire et la passion des allers-retours explicatifs entre hier et aujourd'hui. Ici, l'économie est à la hauteur de ces hommes et de ces femmes qui veulent améliorer leur sort par l'échange de menus biens ou de produits coûteux, dans la Lombardie ou le Paris du XVIIIe siècle, comme dans les provinces reculées du Bengale, de la Chine ou de la Mauritanie contemporains. Car le marché est facteur d'émancipation, notamment pour les femmes, qui accèdent à la responsabilité par l'échange, le commerce, la gestion du budget, voire le crédit. Émancipation des pauvres rivés à leur endettement, émancipation de la femme qui desserre l'étau du patriarcat, émancipation globale d'une économie informelle qui accède aux circuits monétaires régulés. Mais émancipation d'une extrême fragilité si elle ne s'accompagne pas de la reconnaissance pour chacun des mêmes droits que pour les autres. N'en déplaise aux repus de la consommation, cette reconnaissance passe aussi par la possibilité d'accéder aux mêmes biens : les exclus demandent une chose première parce qu'ils la savent essentielle pour tout le reste - un accès sans condition au marché.