Philippe Gilles
Philippe Gilles
Cet ouvrage se situe dans le prolongement de l'ouvrage d'André Philip et Loïc Philip, Histoire des faits économiques et sociaux de 1800 à 1945. Il couvre la seconde moitié du xxe siècle et le premier quart du xxie siècle, de 1945 à nos jours. La première partie présente la fresque historique des grands blocs des lendemains de la Seconde Guerre mondiale à ce premier quart du xxie siècle.La deuxième partie traite de manière plus transversale les enjeux et défis de la mondialisation et de la globalisation L'ouvrage se conclut par une analyse de l'évolution des rapports entre États, les unions régionales, où l'Union européenne occupe sa juste place, et les tentatives d'instauration d'une société universelle malgré les remises en cause actuelles du multilatéralisme et la montée des nationalismes.Il s'adresse principalement aux étudiants en économie, en histoire, en sciences politiques, aux élèves des classes préparatoires aux Grandes écoles, des IEP et aux candidats aux concours.
Cet ouvrage couvre la période de 1945 à nos jours : des grands blocs des lendemains de la guerre (partie 1) aux enjeux et défis de la mondialisation et de la globalisation (partie 2). Cette cinquième édition, sans modifier le plan initial de l'ouvrage, intègre les données macro-économiques les plus récentes et introduit de nouveaux développements notamment sur le Brexit et la Crise actuelle du COVID 19. Elle complète et actualise différents points : élargissement européen et montée des populismes, Trump, Johnson et les PECO, sans oublier d'évoquer les " tensions " contemporaines entre multilatéralisme et protectionnisme.
L'observation des crises financières et monétaires récentes, singulièrement celle de 2008-2009, témoigne du basculement d'un système régi par les gouvernements à un système mondialisé mû par les marchés internationaux de capitaux, soit la fin du « système de Bretton Woods » et l'avènement de la Globalisation financière. La première partie de cet ouvrage, qui couvre la période 1944-1973, concerne le Système Monétaire International puis son effondrement précipité par les chocs pétroliers. L'essor des « euromarchés de capitaux », dès la fin de cette période, constitue le premier temps de la globalisation financière. La seconde partie est consacrée à l'émergence de la « sphère financière », de 1974 au début de la décennie 1990, comme conséquence de la désintermédiation des financements, de la déréglementation et du décloisonnement des marchés. La globalisation financière se traduit, alors, par une accélération de la croissance des volumes des marchés financiers internationaux, second temps de la globalisation financière. La troisième partie renvoie à la période contemporaine, marquée par l'apparition des «marchés émergents » et les crises s'y rapportant. Durant les années 2000, l'origine de l'instabilité financière se déplace : elle n'émane plus des pays en développement ou émergents, mais des États-Unis, coeur du système. C'est le troisième temps de la globalisation financière.