Paul Janet
Paul Janet
A toutes les grandes époques de liberté intellectuelle, on a vu la philosophie s'unir à la politique, lui prêter ou en recevoir des lumières... Parmi les nobles esprits, il faut placer au premier rang l'illustre publiciste dont le nom grandira de plus en plus avec le temps, M. de Tocqueville. Pour bien comprendre la philosophie politique de M. de Tocqueville, il importe d'abord de le placer au milieu des écoles politiques de son temps. C'est un tableau dont les traits généraux sont assez connus, mais qui n'a pas encore été dessiné dans toutes ses parties avec toute la précision désirable... Lorsque M. de Tocqueville aborda la science politique, un très grand nombre d'écoles ou plutôt de partis contraires et hostiles se partageaient l'empire des esprits. Le jeune publiciste se fit remarquer tout d'abord par son désintéressement et sa neutralité entre toutes les écoles opposées. Nulle part il n'en gage de polémique contre aucune d'entre elles, et il semble presque les ignorer toutes. C'était l'homme qui oubliait le plus les pensées des autres pour se concentrer dans les siennes. « Il faut rester soi », disait-il. Cette méthode est sans doute très-favorable à l'originalité. On pourrait croire seulement qu'elle est funeste à la largeur des vues et doit conduire à une doctrine étroite : c'est là un écueil que M. de Tocqueville a su éviter. Peu d'esprits ont su concilier avec une semblable impartialité les idées les plus diverses et en apparence même les plus opposées.
La Philosophie de la Révolution française : en comprendre l'essence au-delà des faits. Paul Janet, éminent philosophe, spécialiste de l'histoire des idées politiques, nous propose d'étudier la légitimité philosophique des idées révolutionnaires et d'explorer le travail des historiens sur ce moment clé. En proposant une lecture philosophique de la Révolution, il permet l'éclairage autant des idéaux de 1789 que de ses critiques. Cet essai se divise en deux parties : I. Les théoriciens de l'idée révolutionnaire et II. Les historiens républicains et les critiques de la Révolution. Plongeant au coeur des fondements intellectuels de la Révolution, période de profondes transformations sociales et politiques pour la France, il questionne l'influence des idées sur la réalité historique.
Notre volonté peut-elle favoriser notre entendement ou, au contraire, lui faire obstacle dans la perception de la vérité ? Pouvons-nous, par un simple acte de volonté, croire que l'existence de Lincoln n'est qu'un mythe et que les portraits que l'on a publiés de lui représentent quelqu'un d'autre ? Pouvons-nous, par un effort de notre vouloir, ou par la force de notre désir, nous persuader que nous nous portons bien lorsqu'un rhumatisme nous cloue dans notre lit, ou croire encore que les deux billets d'un dollar qui sont dans notre poche forment un total de cent dollars ? Nous pouvons affirmer tout cela, mais nous sommes impuissants à y ajouter foi. Et il en est ainsi de tout l'édifice des vérités sur lesquelles portent nos croyances, qu'il s'agisse de données de fait immédiates ou médiates, suivant l'expression de Hume, ou de rapports entre des idées ; la présence comme l'absence de ces données et de ces rapports nous est attestée par l'entendement, et leur absence ne saurait être changée en présence par la seule force de notre action...
Après la domination toute puissante exercée par Hegel pendant un quart de siècle, après le règne de la philosophie de l'Idée, un autre principe, une autre formule a commencé à prévaloir : c'est le principe de la Volonté. La Pensée, que la philosophie de Hegel avait mise au premier rang, est descendue au second. La priorité de la volonté sur l'idée est la formule commune de deux écoles de philosophie, peu d'accord d'ailleurs sur bien d'autres points : d'un côté, l'école de Schelling, redevenu le successeur de Hegel après avoir été son prédécesseur; de l'autre, l'école de Schopenhauer. Ces deux philosophes ont trouvé des disciples, mieux que des disciples, qui ont exposé et développé leur pensée en y mêlant d'importantes vues personnelles, et qui peuvent être à leur tour considérés comme des philosophes originaux. Cette philosophie de la volonté, comme on l'appelle, a commencé à pénétrer parmi nous... Nous étudierons donc la philosophie de la volonté sous les deux formes qu'elle a prises, l'une à la suite de Schelling, l'autre à la suite de Schopenhauer : la première expliquée et développée dans la Philosophie de la liberté, de M. Secrétan, de Lausanne ; la seconde, corrigée et remarquablement enrichie par M. de Hartmann, dans sa Philosophie de l'inconscient.
1802 : un livre change le cours de l’histoire des idées. Le Génie du christianisme de Chateaubriand, analysé ici par Paul Janet et Victor Giraud, redéfinit la place de la religion dans la société postrévolutionnaire.
Qu'est-ce que le bien ? S'il est une réponse à cette question universellement admise par les hommes, il semble que ce soit celle-ci : le bien, c'est ce que tous recherchent et poursuivent, c'est ce que tous voudraient posséder, s'ils le pouvaient. Or, cet objet que tous poursuivent, avec ou sans réflexion, mais partout et toujours, qu'est-ce autre chose que le plaisir ? Le plaisir est le bien, voilà le cri de la nature. Tous les animaux recherchent le plaisir, et ne connaissent pas d'autre principe d'action.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Quelle a été la part des sociétés secrètes qui, depuis le moyen âge, s'étaient perpétuées jusqu'au XVIIIe siècle, la sainte Vehme, les rose-croix, les illuminés et enfin les francs-maçons ; quelle a été dis-je, leur part dans la révolution française ? Quelques auteurs ont cru qu'elle a été très grande. L'abbé Barruel, dans ses Mémoires secrets sur l'histoire du jacobinisme, Mounier, dans son livre sur l'Influence des illuminés pendant la Révolution, ont attribué en grande partie à des conspirations secrètes et depuis longtemps préparées, à une explosion de sectes antisociales, les succès de la Révolution. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Découvrez comment le matérialisme allemand du XIXe siècle a bouleversé la philosophie européenne. Le Matérialisme contemporain en Allemagne de Paul Janet offre une analyse critique percutante des idées de Büchner.
Au cœur du XIXe siècle, La Crise philosophique de Paul Janet interroge les fondements mêmes de la pensée moderne.
En publiant ces études, je sais que je vais contre la tendance du moment, qui paraît de moins en moins favorable à la métaphysique et à la philosophie pure. Cependant je persiste à croire que ces recherches sont le plus haut et le plus digne objet des investigations humaines, et que leur abandon serait un grand signe d'abaissement intellectuel... La philosophie de Platon a été relevée de nos jours du discrédit où le dix-huitième siècle l'avait fait tomber. De nombreux écrits, en France et en Allemagne, en ont éclairci plusieurs parties obscures et expliqué les plus fécondes vérités. Les travaux d'un écrivain illustre ont rendu populaires les Dialogues de Platon, et jeté une lumière éclatante sur l'esprit vrai de cette philosophie antique et sur quelques-uns de ses points essentiels. Depuis, de grandes études ont été entreprises sur les philosophies qui ont suivi Platon. Aristote et les Alexandrins ont à leur tour occupé les efforts d'une critique savante et profonde ; et l'intelligence de la doctrine de Platon a dû gagner à l'étude de ce disciple si éminent et de ces continuateurs pleins de génie. Toutefois il est permis de dire que la méthode dialectique de Platon, c'est-à-dire, la base de tout son système, n'a peut-être pas été présentée encore dans toute son étendue, sa rigueur, sa fidélité. Nous nous proposons de faire connaître exactement cette méthode, de la décrire dans toutes ses parties et sous toutes ses faces... L'étude de la méthode dialectique dans ses origines historiques d'une part, et de l'autre dans ses conséquences métaphysiques, mais surtout en elle-même ; la recherche de tous les éléments si complexes de cette méthode riche et simple, comme l'esprit humain, et du lien qui les unit ; en un mot, la restitution fidèle de la dialectique platonicienne, d'après Platon, tel est l'objet de ce travail.
Comment passer de Pascal à Kant ? Quelle transition liera l'un à l'autre deux personnages si dissemblables, et qui paraissent appartenir à deux mondes ? Chez l'un, toutes les pensées ont traversé le coeur et se sont échauffées de toutes les ardeurs de la passion. Troublé par le problème de la destinée humaine jusqu'au point d'en perdre presque la raison, sceptique et croyant à la fois, portant une sorte de fanatisme dans le doute comme dans la dévotion, maudissant la vie avec tant d'exagération qu'on pourrait croire qu'il l'avait trop aimée et qu'il lui en voulait de ne pas lui avoir donné ce qu'il en espérait, ayant jeté des éclairs dans la science comme dans la philosophie, mais par-dessus tout grand écrivain, apologiste original et paradoxal de la religion, mais, malgré tous ses efforts, ayant contribué pour sa part à la dissolution des antiques croyances, tel a été Pascal, qu'on peut définir d'un mot : un homme, une âme, une flamme. Transportons-nous maintenant... à l'extrémité orientale de la Prusse, dans cette ville froide et lointaine de Koenigsberg où bien peu de voyageurs ont la curiosité d'aller chercher les vestiges et les souvenirs de la Critique de la raison pure. C'est là qu'est né, c'est là qu'est mort, c'est là qu'a enseigné pendant trente ans l'immortel Kant, le maître et le roi des philosophes allemands... Comme Pascal, Kant associe à un scepticisme illimité une foi austère, et il rend à la pratique ce qu'il refuse à la raison spéculative ; mais il n'obéit jamais qu'à la science pure, et la passion n'a aucune part à ses raisonnements : ce n'est pas une personne, c'est une idée...
« On prétend que Paul Janet ne serait pas un philosophe original. C'est peut-être vrai mais c'est tout à son honneur. Il appartient à la catégorie des grands pédagogues de la philosophie. Comme son maître Victor Cousin, c'est un génie de la synthèse, de l'exposé clair et rigoureux, du style limpide et sans fioritures. On regrette de ne pas trouver d'équivalent au XXe siècle, comme si la capacité à penser dans un langage clair s'était perdue dans les brumes de la nouveauté, de l'originalité à tout prix. » ( Damien Theillier) Suivi de: Liberté de penser par Voltaire Format professionnel électronique © Ink Book édition.
Nouvelle édition 2019 sans DRM de Spinoza et le spinozisme d'après les travaux récents de Paul Janet. ERGONOMIE AMÉLIORÉE : L'ouvrage a été spécifiquement mis en forme pour votre liseuse. - Naviguez par simple clic de chapitre à chapitre ou de livre à livre. - Accédez instantanément à la table des matières hyperliée globale. - Une table des matières est placée également au début de chaque titre. A PROPOS DE L'ÉDITEUR : Les éditions Arvensa, leaders de la littérature classique numérique, ont l'objectif de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique à un prix abordable, tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Tous les titres sont produits avec le plus grand soin et bénéficient d'un système de navigation optimale. Le service qualité s'engage à vous répondre dans les 48h.
Maîtrisez l'art de la colorisation numérique pour donner vie à vos planches de BD avec Photoshop. Ce guide pratique, enrichi de vidéos et d'études de cas.
SOMMAIRE. - Objet, motifs et plan du cours. - Sujet de la première leçon : De la famille en général. - Ses bienfaits : double besoin de la nature humaine : vivre en autrui, revivre en autrui, amour conjugal, amour paternel. - Ses difficultés : 1° servitudes inséparables de la famille ; 2° complications accidentelles ; 3° opposition des caractères. - La douleur dans la famille. Pourquoi ? La douleur, expiation et avertissement. - Bonheur domestique.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
BnF collection ebooks - "Tous les hommes distinguent le bien et le mal, les actions bonnes et les actions mauvaises : par exemple, aimer ses parents, respecter le bien d'autrui, être fidèle à sa parole, etc., - voilà qui est bien ; faire du mal à qui ne nous en a pas fait, tromper et mentir, être ingrat envers ses bienfaiteurs, et infidèle à ses amis, etc., - voilà qui est mal."