Paul Binic
Paul Binic
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
C'est à ce moment précis de sa méditation, qu'il entendit le bruit, un petit bruit sourd, qui venait de se produire juste derrière son siège, au moment où il prenait un tournant un peu sec. Pourtant, il savait très bien qu'il n'avait rien laissé à l'arrière de la voiture. Il tenta de regarder derrière lui mais, dans l'ombre, il ne distingua rien...
C'est à huit heures que, ce matin-là, Erik Botvik commença son observation à travers le fin voilage de la fenêtre, qui atténuait la pâle lumière venant de la rue. Installé au milieu de sa chambre, dans un fauteuil de bridge, il braqua sa paire de jumelles sur la façade du Spitzberg-Hôtel et, plus précisément, sur une fenêtre dont l'épais rideau venait d'être tiré. (...) Erik Botvik se dit qu'il n'était pas très plaisant d'être le correspondant permanent de la CIA à Troms, ce petit port situé tout au bord de la Norvège, et où il ne se passait jamais rien, mais qu'une mission de surveillance comme celle qu'il assumait présentement, était des plus déprimantes : rien d'autre à faire qu'à suivre l'activité (ou plutôt l'inactivité) de ce banal et corpulent homme d'affaires autrichien, venu de toute évidence dans la région pour se reposer...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.