Patricia Dizy
Patricia Dizy
Hún settist aftur yfir hann, nuddaði sér upp að honum, upp að stinnu typpinu. Stundi hátt þar til hann gleypti stunurnar í djúpum kossi. Hann virtist algerlega í eigin heimi.---Hvað dreymir konu um að gera með nktum karli þegar annað fólk horfir á? ---Hún fann augu þeirra hvíla á sér, en allt ðru vísi en áður. Þau vildu sjá, þau voru á hennar valdi. Hún varð svo æst af athygli þeirra. Hún var komin yfir ll mrk. Af því hún þorði, og vegna þess að hún var á lífi.Fatapóker og fleiri sgur um magnaða kynóra sem rætast í djrfum leik. Stundum á ystu nf. Hfundar:B.J. HermannssonMalin EdholmElena LundCecilie RosdahlVanessa SaltSandra NorrbinAlexandra Sdergran
Hún settist aftur yfir hann, nuddaði sér upp að honum, upp að stinnu typpinu. Stundi hátt þar til hann gleypti stunurnar í djúpum kossi. Hann virtist algerlega í eigin heimi.---Hvað dreymir konu um að gera með nktum karli þegar annað fólk horfir á? ---Hún fann augu þeirra hvíla á sér, en allt ðru vísi en áður. Þau vildu sjá, þau voru á hennar valdi. Hún varð svo æst af athygli þeirra. Hún var komin yfir ll mrk. Af því hún þorði, og vegna þess að hún var á lífi.Fatapóker og fleiri sgur um magnaða kynóra sem rætast í djrfum leik. Stundum á ystu nf. Hfundar:B.J. HermannssonMalin EdholmElena LundCecilie RosdahlVanessa SaltSandra NorrbinAlexandra Sdergran
Mes journées s'alignaient comme des maisons semblables, dans lesquelles j'entrais rarement. Les années ont glissé, telles des pas de danseurs sur un parquet ciré. Des danseurs maladroits, qui tournent vite et mal ; qui tournent court. La vie n'était-elle qu'une erreur, un hasard prétentieux, une hésitation vaine ? N'étais-je donc, moi-même, qu'un pauvre résidu biologique, sécrétant la pensée par un jeu de réflexes, condamné à finir sa course dans un petit coin de cimetière ? Et l'univers entier un mouvement absurde ? Alors, pourquoi - au fond de moi - cette aspiration à être, à aimer, à vivre ? La revendication d'une destinée autre ? Cette soif chronique de cohérence et de justice, de vérité ? Fatiguée des verres renversés avant que d'être bus, il me fallait trouver la source. Par nécessité, je devins ramasseuse de clefs, à la recherche de serrures... Je fus souvent déçue. Une porte qui cède peut en cacher une autre, plus solidement verrouillée encore. Je me heurtai aux murs de mes propres limites. Jusqu'à ce qu'enfin, elle émerge de ma conscience : La Porte ; celle qui fait lâcher toutes les autres. La seule, qui déclose, ouvre un chemin où la lumière va croissant, chemin qui ne se révèle pas être - à terme - une impasse. Le récit de ma découverte aurait quelque chose d'indécent, si je n'avais aussi cette intime conviction : la porte que j'indique, voie d'accès à tous les possibles, est pour quiconque cherche et désire pour sa vie la dimension qu'elle offre. Je ne livre pas de recettes. Chaque être humain est unique, son cheminement inédit. J'apporte un simple témoignage, l'éclairage d'une expérience, peut-être l'occasion d'un tout petit "déclic", mais de ceux qui suffisent à faire naître l'espoir, et saisir que la clef, longtemps cherchée partout, était - depuis toujours - à l'intérieur de soi.