Patrice Montagu-Williams
Patrice Montagu-Williams
Arthur est un écrivain bohème qui rêve de liberté et de grands espaces. Seulement voilà : il remporte le prix Goncourt. Passés les premiers moments d'euphorie, il réalise que son avenir est tout tracé, entre plateaux télé et séances de dédicaces... et cette perspective le déprime. Alors il décide de tout plaquer, direction Sumatra, une île au nom exotique dont il ignore tout. Hébergé par son cousin Giovanni qui travaille pour une ONG, il ne tarde pas à faire la connaissance du redoutable Stavros, propriétaire d'une plantation qui produit de l'huile de palme sans aucun respect de l'environnement. Ce dernier, intrigué par Arthur, l'invite à visiter son domaine. Mais Giovanni prévient Arthur : « Ne t'approche pas trop près de sa femme, Lamia, une somptueuse Grecque qui porte le même prénom que la créature guerrière fille de Poséidon : tu risques la brûlure au 3ème degré ! » « La tigresse de Sumatra », c'est une immersion dans l'envoûtante Indonésie. C'est aussi un roman au style percutant, incisif et réaliste, dont vous ne sortirez pas indemne À PROPOS DE L'AUTEUR Petits-fils de deux agents des services secrets britanniques (MI6), mis à la porte du Collège Stanislas de Cannes, comme Guillaume Apollinaire et pour les mêmes raisons (lecture de livres interdits), diplômé de l'ESCP Business School, Patrice Montagu-Williams a exercé ses talents dans le commerce international, ce qui lui a permis de découvrir le monde. Il a vécu à Paris puis à Rio de Janeiro (il est marié à une Brésilienne) avant de s'installer à Athènes où il a pu enfin assouvir sa passion pour l'écriture. Son premier manuscrit, un roman policier intitulé "La porte de Jade", premier opus d'une série consacrée aux enquêtes du commissaire Samarcande, est publié pour la première fois, en 2012, aux éditions Balland. Ce titre est à présent repris chez Otago Editions ainsi que 4 autres tomes de la série du commissaire Samarcande ("African Queens," "Opération Pétrouchka", "Sunrise's song", C'est ainsi que vivent les Anges). En 2014, paraît dans la collection L'Âme des Peuples, "Dans les pas du géant" (réédité deux fois après mise à jour sous le titre "Les colères d'un géant", aux Editions NEVICATA-Bruxelles), un livre conçu comme un décodeur permettant de comprendre ce pays immense qu'est le Brésil. Cet ouvrage est suivi en 2017, toujours dans la collection L'Âme des peuples, d'un second, consacré cette fois à la ville de Nice : "Bien plus qu'une promenade". Patrice Montagu-Williams a par ailleurs publié plusieurs feuilletons sur le site francophone à forte audience Gavroche basé à Bangkok et couvrant l'ensemble de l'Asie du Sud Est. Trois de ces feuilletons sont parus début 2022 sous la forme de micro-romans réunis sous le titre : "La fille qui aimait les nuages" (Gope éditions). En octobre 2022, parait une vraie-fausse biographie complètement déjantée de l'auteur : "Lux Bar Memories" (éditions Non Nobis). En juillet 2024, l'auteur nous emmène cette fois en Indonésie, avec son dernier roman, "La tigresse de Sumatra", qui paraît chez Aesa Editions.
"Boris Samarcande croit aux faits, pas aux idéologies. Il ne voit pas les hommes du monde entier faire gentiment la ronde en se tenant par la main. Il ne croit pas à l'Homme abstrait, celui qui donne bonne conscience à peu de frais. Il croit aux hommes et à la multiplicité des cultures, pas à leur mélange en une sorte de soupe épaisse, indigeste et sans goût. Il pense aussi que ceux qui réfutent la différence provoquent les guerres : pour lui, le racisme est une construction sociale. En un mot, il préfère la Raison à la Tolérance. C'est un flic."
"Le commissaire Boris Samarcande est attablé avec Montoya à la table du fond, à côté du bar. La petite chatte tigrée du patron est assise sur le comptoir et elle les regarde avec bienveillance. Elle est au courant de toutes les histoires du quartier parce que tous les paumés du coin, ils viennent lui faire leurs confidences, à la bestiole. Et c'est précieux ça, pour un flic. Plus tard, à l'heure de la happy hour, la jeunesse débarquera, porteuse d'espoir, comme en juin 1944. Plutôt sympa d'ailleurs, la jeunesse, trouve Boris, qui n'a jamais supporté les vieux qui marchent à reculons vers l'avenir, en béatifiant un passé merveilleux qu'ils ont réinventé."
"Le matin, elle avait relut toute la première partie du livre, provisoirement intitulé en français les Voleurs d'atomes.Tout s'enchaînait avec une logique implacable. Le récit, parfaitement documenté, n'était jamais ennuyeux. Il se contentait de rapporter les faits bruts et sans aucun commentaire. L'analyse politico-économique proprement dite serait développée dans la seconde partie. Cette nuit Tatiana a décidé de dormir rue Lepic, sur le canapé du salon, car elle n'a pas le courage de rentrer chez elle, dans le XIIIe."