Pascal Sevran
Pascal Sevran
Le narrateur du Passé supplémentaire serait, paraît-il, le fils d'un héros de guerre et d'une danseuse de tango, mais rien n'est moins sûr. La fiche d'état civil de cet enfant de l'après guerre ne prouve rien. Il n'a connu ni les années folles ni les années noires. Mais il s'arrange avec la mémoire des autres : mes mains de Cocteau et les mots de Picasso, la voix de Carlos Gardel et les cigarettes de Pierre Laval, les oeillades de Thorez et le chapeau de Lucienne Boyer, et les bières qu'il buvait avec Dieu La Rochelle, une vieille connaissance, dans les tavernes de Berlin... autant de souvenirs imaginaires pour un jeune homme désemparé qui n'accepte pas le conformisme criard de son époque. Dans ce passé supplémentaire qu'il s'invente, tout Pascal Sevran est déjà là : l'insolence, la nostalgie et le style.
C'était un dimanche de Pentecôte à Solutré. Le dernier. "Tant que je monterai ici avec vous, tout ira bien. Quand je ne pourrai plus, je serai mort." Il ne croyait pas si bien dire. Ce fut terrible. Avant, il y avait eu d'autres dimanches moins graves, d'autres jours entre l'ombre et la lumière. J'ai voulu dire au présent François Mitterrand tel qu'il m'est apparu pendant vingt ans, avec ou sans le masque d'empereur romain qu'il mettait pour se protéger parfois du regard de ceux qui l'aimaient trop ou pas assez. Moi, j'ai aimé François Mitterrand pour ce qu'on lui reproche. Sa fidélité parfois dangereuse à l'endroit des siens qui s'égaraient, je l'inscris à son avantage. On n'est pas rien quand on inspire autant de passions que de haines. Non, je n'ai jamais été déçu par François Mitterrand car je n'attendais rien de lui. Je ne m'en remets ni à Dieu ni à Diable pour organiser mon destin. Pour ceux qui ne sont jamais contents de rien, il voulait "changer la vie". Était-ce bien raisonnable ? En tout cas, il a changé la mienne.
Je tutoie des ministres, je pars en week-end chez le Président de la République, j'ai mon nom dans des livres et sur des affiches de music-hall, on me voit à la télévision, on me reconnaît dans la rue, on dit du bien de moi et cela me fait plaisir, on dit du mal de moi et je m'en fous éperdument. J'ai une voiture bleu marine, un chauffeur très gentil et très snob, j'ai "vraiment tout pour être heureux !" disent les journaux. Mais je ne crois pas les journaux quand ils parlent de moi. Je m'organise avec la vie, comme tout le monde. J'ai noté ici et là des émotions, des rencontres, des colères aussi, j'ai daté quelquefois, mais c'était inutile. Je me souviens de tout, ou presque. De mémoire.
Morterolles, 8 août 2004 « Et les cloches de l'église qui ne sonnent plus. Il me semble pourtant les entendre, parfois, au bout de mon silence. Quelle heure est-il exactement ? J'ai dîné seul sur la terrasse. Christiane m'avait laissé des blinis et du saumon. J'ai bu de la vodka et je me demandais : quelle heure est-il dans ma vie ? Sur cette terrasse abritée par le tilleul, les derniers beaux soirs remontent à lui. Tous les étés de sa jeunesse ici se confondent maintenant avec le temps qui passe. » « Sevran a du style, du rythme, une langueur qui flirte entre fanfare et mélancolie. » Pierre Vavasseur, Le Parisien « Des pages magistrales, les mots les plus justes pour dire l'absence. » Richard Cannavo, Le Nouvel Observateur « Des bonheurs d'écriture à toutes les pages. » Gilles Pudlowski, Le Point « Abrupt, choquant, outrancier, péremptoire, mais authentique et toujours juste. Sevran s'inscrit dans la lignée de ses idoles littéraires: Berl, Jouhandeau, Chardonne, Léautaud. » Hugo Marsan, Le Monde
« J'écris cela au début d'un siècle, n'importe lequel, de quelque part en France. Il a gelé la nuit dernière, nous verrons à la Pentecôte, peut-être avant, si les rosiers auront résisté. J'ai retrouvé le pull-over rouge que la femme du Duc avait tricoté pour Stéphane. Je ne prendrai pas froid. Ma mère m'appelle mon grand . Plus rien ne presse. » Le dernier volet du Journal de Pascal Sevran, commencé avec l'immense succès de La Vie sans lui. « Des phrases ciselées, des mots essentiels, des aphorismes qu'on aurait aimé avoir trouvés avant lui. » Maryvonne Ollivry, Madame Figaro « Ceux qui savent aimer à ce degré rendent le monde meilleur. » Christine Arnothy, Le Parisien « Depuis combien de temps n'avait-on pas dit avec des mots aussi justes le vide de l'absence ? La plume ne tremble pas sous le coup de l'émotion. Pascal Sevran montre une rare maîtrise du journal intime. » François Dufay, Le Point « Le sens de la maxime à la Chardonne, la vivacité d'esprit à la Morand. Un constant régal. Un genre superbement dominé. » Gilles Pudlowski, Le Point « Il faut du style pour exprimer cette nostalgie qui va de l'avant. J'appelle cela de la littérature. » Yann Moix, Elle « Dans les bibliothèques, Sevran figurera parmi les plumes les plus brillantes près de Morand, Jules Renard ou Léautaud. » Jérôme Béglé, Paris-Match
On me donnait le bon Dieu sans confession. On avait tort. J'avais les yeux bleus, de bonnes manières avec les dames du patronage, et si j'allais à la messe sans me faire prier, ce n'est pas seulement pour les raisons que l'on croit. Je couchais avec le curé.
Tous les jours de ma vie sont désormais des lendemains de fêtes. Des défaites annoncées. J'habiterai pour Noël quai d'Orléans, la Seine à ma fenêtre, mon chagrin au fil de l'eau. Je ne serai pas plus malheureux sur l'île Saint-Louis. Pas moins. Bouger pour bouger ne sert à rien et il est possible aussi que le fleuve m'emporte. En attendant, je donnerai rendez-vous dans les jardins de Notre-Dame à des garçons gentils qui me prendront pour le Bon Dieu.
« En ce temps-là j'avais une maîtresse et un amant qui, d'ailleurs, s'entendaient fort bien. À les voir courir ensemble les vernissages, on aurait pu imaginer qu'ils s'aimaient. Mais non ! Ils parlaient de moi. Je leur donnais du souci, semble-t-il. » Insolent chroniqueur de la nostalgie tendre, styliste ambigu de l'ironie tranquille, Pascal Sevran nous redonne avec ce roman un petit goût d'enfance oublié... Salué par une presse unanime, l'auteur du Passé supplémentaire connaît un immense succès avec la publication annuelle de son journal commencé avec La Vie sans lui.
"Je ne me suis vraiment intéressé qu'à lui pendant dix-huit ans. Je n'ai eu ni le temps ni l'envie de m'occuper de moi. Jamais, pas un instant il ne m'a quitté des yeux. Dans les romans populaires, on appelle cela "les yeux de l'amour", est-ce si bête ? Privé de lui, de son épaule, j'avance sans savoir où je vais. J'avance, cela veut dire que je me lève, que je me lave, que je réponds oui quand on me demande si ça va. Rien, des réflexes, des convenances. Je ne me laisse pas aller, je vais." Prix Roger Nimier pour Le Passé supplémentaire, Pascal Sevran est l'auteur de Vichy-dancing, Tous les bonheurs sont provisoires, Un garçon de France et Mitterand, les autres jours.
« Un roman implacable, glacial, poignant. Un modèle du genre, une langue sobre terriblement efficace. Pascal Sevran est un écrivain dont les tourments sont profondément communicatifs. » Jérôme Garcin, Les Nouvelles Littéraires« Avec ce beau livre-là, pathétique, sans l’ombre d’un maquillage, Pascal Sevran se place d’emblée au rang des grands écrivains. » Françoise Xenakis, Le Matin« La qualité du regard, le don de la tenue. Le trait ne semble pas sous le coup de l’émotion. Pascal Sevran est un écrivain-né. Vichy-dancing mérite le satisfecit grec : rien de trop. » André Fraigneau, PariscopeAprès Le Passé supplémentaire, prix Roger Nimier en 1979, Vichy-dancing marquait l’entrée en littérature de Pascal Sevran, l’ami d’Emmanuel Berl, l’intime de François Mitterrand et de Charles Trenet. Il a depuis publié Tous les bonheurs sont provisoires et Je me souviens aussi.
« Des noms, des musiques, des visages et des voix... des odeurs, des couleurs, des mots, des modes... le grincement d'une porte de jardin. Autant de points de repères à la nostalgie en général et à la mienne en particulier. J'ai écrit ces lignes pour éprouver ma mémoire et mon coeur, pour retenir un peu du temps qui m'emporte. À tout hasard, comme le Petit Poucet, j'ai semé sur mon chemin des cailloux blancs. Qui m'aime me suive ! Ceux qui ont eu vingt ans à la même heure que moi se retrouveront facilement ; que les autres, ceux d'avant et ceux d'après, me croient sur parole : le bonheur c'est seulement quand on se souvient du bonheur. » Reprenant la formule de Georges Pérec, qui la tenait lui-même de l'Anglais Joe Brainard, Pascal Sevran se livre au jeu du « Je me souviens », qui ressuscite des brins de temps perdu mélancoliques ou amusés, et complète le portrait intime de l'auteur du Passé complémentaire (Prix Roger-Nimier 1979) et de Tous les bonheurs sont provisoires (Albin Michel, 1995).
Trois ans. La silhouette vivante de Stéphane s'éloigne. La tristesse et le chagrin masquaient en partie le vrai Pascal Sevran, l'homme et le personnage, qui se confondent parfois, s'opposent souvent. Un homme passionné de solitude, mélancolique, dont le métier est de sourire, chanter, danser. Partisan d'une morale exigeante et hautaine, il passe sa vie à offrir des refrains et du bonheur simple à un public populaire. Adorant les chansons, détestant la fête de la musique. Ennemi du voyage, toujours sur les routes. Fidèle à un amour infini, batifolant avec le premier blue-jean qui passe. Violent, intolérant, mais furieux contre les donneurs de leçons, les juges, les grandes consciences de gauche ou de droite. Hanté par la fuite du temps, la mort de toutes choses et incapables de rester en place. La troisième partie de ce journal, qui est en fait le roman d'une existence, révèle un homme imprévisible dont la vie, les idées, les sentiments ressemblent beaucoup aux nôtres, aussi dangereux qu'agréable à fréquenter.
Chaque anne en hiver, il m'expliquait la diffrence entre les clmentines et les mandarines. Il jetait les corces dans le feu de la chemine, le salon embaumait l'odeur piquante et sucre des fruits, et des ptales de roses sches qu'il conservait dans un panier d'osier pos sur le radiateur de la cuisine. Il y avait des noix de son verger et des branches de houx. Nol approchait. Nous tions heureux et nous savions pourquoi. Un de nos grands mmorialistes contemporains. Nicolas d'Estienne dOrves, Le Figaro Sevran crit un franais parfait. Il est le neveu de Chardonne et le fils naturel de Jouhandeau. Gilles Pudlowski, Le Point Il est impossible de ne pas aimer Pascal Sevran quand on a lu son journal. tphane Hoffmann, Le Figaro Magazine Sevran tait crivain avant dtre clbre. Son style a l'clat d'un pur-sang. Bernard Morlino, Lire
« Jamais je n'ai vécu ce cauchemar avec l'idée d'en faire de la littérature. Mais ce Journal sera, je le veux, la preuve étonnante que je suis toujours en vie. »Pascal Sevran est mort le 9 mai 2008. Jusqu'au bout, au mépris du mal terrible qui le ronge, il reste le témoin lucide et emporté d'une époque qui le passionnait, le chroniqueur amusé de la vie parisienne et de son village de Morterolles, l'observateur ironique d'un monde qui lui convenait mal.Le neuvième volume de ce Journal, entrepris en 2000 avec La vie sans lui, sera le dernier.
19 mars 78, la majorité a gagné les élections ; deux jours plus tard, le Président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, s'adresse aux Français : "Bonsoir Madame, Bonsoir Mademoiselle, Bonsoir Monsieur, vous avez fait le bon choix pour la France. Vous vous êtes prononcés, en toute liberté, pour la continuité mais pas, je le sais, pour l'immobilisme. Vous m'avez élu, voilà 4 ans, pour mener à bien une politique de réformes. Je la poursuivrai. Vous avez préféré le changement sans risque, au risque du changement. Le futur gouvernement de la France sera à l'image de l'Assemblée que vous venez d'élire..."
Please note: This is a companion version & not the original book. Sample Book Insights: #1 John Wayne Walding, a medic who was born in Texas, was medevaced in from Shok Valley, Afghanistan, after a horrendous firefight. He had a big problem: his leg was folded over, hanging by an inch of flesh. He had to fix it. #2 John Wayne Walding, founder of the Special Forces Sniper School, was also the first amputee to become a Green Beret sniper. He served in the US Army for twelve years, seven of which he was a Green Beret and member of the 3rd Special Forces Group at Fort Bragg, North Carolina. #3 John Wayne wanted to be better once again. He joined the army, and within thirty days, he had a selection date for the Green Berets. He was assigned to the 3rd Special Forces group, and was sent to Afghanistan on April 6, 2008, to kill or capture a high-value target named Haji Ghafour. #4 The mission was to capture a village that was built into the side of a mountain. The terrain was so rough that the helicopters couldn't land, so the soldiers had to climb up to the village. Within the first five minutes, over the comms, I heard that C. K. , our lead interpreter, had taken a round in the throat and died on impact.
April runt een hondenuitlaatservice in North Carolina en neemt haar vrolijke viervoeters elke dag mee naar het landgoed van haar opa en oma. April vindt het heerlijk toeven in de natuur, dicht bij de plek waar ze opgroeide. Tot ze op een dag een sexy maar botte vreemdeling tegen het lijf loopt, die haar van het landgoed wegstuurt. Wie denkt hij wel niet dat hij is? Makelaar Austin heeft zich door zijn neef weer eens met een onmogelijk project op laten zadelen. Een landgoed met een vervallen boerderij? Dat krijgt hij nooit verkocht. Bovendien zwerft de kleindochter van de eigenaren er nog rond en die is woest als ze hoort dat het landgoed verkocht gaat worden. Austin kan het bijna niet over zijn hart verkrijgen haar weg te jagen, want die combinatie van rode haren en opvliegendheid maakt haar voor hem onweerstaanbaar. Kan hij dit alles wel zomaar van haar afpakken? April doet op haar beurt enorm haar best het landgoed te behouden, maar daarvoor zal ze op zoek moeten naar de mysterieuze Z.W., die het landgoed te koop heeft gezet. Wie is deze persoon en hoe heeft hij of zij het recht verkregen het land zomaar te verkopen? En wat moet ze aan met Austin... is hij een vriend of een vijand...? Een heerlijk feelgoodverhaal van de auteur van de Twin Bridges-serie en nieuw talent Olivia Hill. Debra Eliza Mane is een Zeeuwse schrijfster die romans voor volwassenen schrijft. Onder haar echte naam, Debora Elisabeth, schrijft ze weliswaar ook Young Adultverhalen. Ondanks dat ze als dyslectisch kind niks met boeken te maken wilde hebben, is ze tegen alle verwachtingen in toch schrijver geworden. Ze weet nu dat ze ergens talent voor heeft en dat mensen genieten van haar hersenspinsels. Debra Eliza Mane is vooral bekend van haar Twin Bridges-serie, een western romance-serie waarbij het hoofdpersonage voornamelijk op haarzelf is geïnspireerd. Samen met kersvers talent Olivia Hill, schreef ze het heerlijke feelgoodverhaal Sweet Home Carolina.
1955-1977 : entre ces deux dates, il y a le long chemin, qui conduit des faubourgs du Caire à la gloire, une petite fille pauvre d'émigrés italiens : Dalida. Pascal Sevran fait de la chanteuse, et de la femme, un portrait saisissant. Il raconte la vraie Dalida, celle qui aime, qui souffre, qui se fâche, qui pleure ou qui rit quand le spectacle est terminé.