Pascal Dessaint
Pascal Dessaint
- Un homme est mort. - Il en meurt tous les jours, c'est pas pour ça qu'on en fait toute une montagne. - Justement, ça s'est produit à la montagne. Gérard soupira, s'il recevait une carte postale des Pyrénées dans les prochains jours, faudrait pas qu'il s'étonne. Il jouait à faire sa mauvaise tête mais, au fond, ça le rassurait que Gabriel, d'une certaine façon, prenne le bon côté des choses. - Il est mort de quoi, ton homme ? - On l'a retrouvé déchiqueté à deux pas de sa porte, une paluche immense semble lui avoir écrabouillé la tête, il y avait de la cervelle sur deux mètres à la ronde, sa mère ne l'aurait pas reconnu, et ne le reconnaîtra pas. Seul un ours a pu faire un truc pareil.
En 2008, une femme disparaît dans les Cévennes pour y vivre quinze ans en pleine nature. Pascal Dessaint, spécialiste des récits naturalistes, part sur ses traces et nous livre une enquête poétique et sauvage sur la liberté et l’isolement.
Dans un quartier périphérique de Toulouse, des gens mènent leur vie, se côtoient et s'observent. Il y Gaspard, chargé de la vidéo surveillance d'un carrefour, Pierre le chauffeur routier et sa compagne (qui se serait montrée nue à son balcon), un botaniste sourcilleux qui répertorie toutes les espèces végétales croissant entre les murs et les trottoirs, et l'homme à la girafe. A la manière de Robert Altman dans Short Cuts, Pascal Dessaint orchestre les chassés-croisés de personnages au bord de la crise de nerfs, jusqu'au drame prévisible... et inattendu.
Et si la vraie beauté se révélait à chaque pas ? Vers la beauté, toujours ! est une ode joyeuse et engagée à la marche, où Pascal Dessaint, auteur de polars naturalistes, partage ses randonnées.
Dans un appartement toulousain, un écrivain public désargenté a trouvé ses repères. Episodiquement, Lou vient illuminer sa vie.
Les hommes ne sont pas toujours courageux mais, quand ils le sont, ils nous étonnent.
Pascal Dessaint ressucite avec vigueur l'idée de l'harmonie de l'être humain et de la nature en en démontrant l'absolue pertinence dans notre monde qui croit à la suprématie de la technoscience, parfois jusqu'à l'absurde.
Notre vie avait des hauts et des bas, pas des hauts vraiment hauts, ni des bas vraiment bas, non, c'était somme toute une petite houle, pas de quoi retourner un canot pneumatique. Je me disais que si une tempête en venait à bouleverser la donne, à retourner le canot avec nous dedans, ça ne serait pas de notre faute, à moins d'avoir consulté la météo avant et de n'avoir pas pris en compte les conseils de prudence. Et puis, dans ce cas, il se pouvait aussi que d'autres paramètres, d'autres interventions entrent en jeu sans qu'on y puisse quoi que ce soit. Que la nuit tombe et qu'un autre bateau, plus costaud, nous percute et nous envoie par le fond, par exemple. C'est en gros ce qui arriva.
On y va tout droit est un blues qui parle, sans en avoir l'air, de la confusion des sentiments, de la difficulté d'aimer et de la peur de vivre.
Elvire collait au pare-brise et je me gardais bien de poser ma main sur sa cuisse. Elle était entièrement à sa conduite et je pouvais sentir la tension dans ses maxillaires, observer à loisir les cernes sous ses yeux, le renflement de son ventre qu'elle ne cherchait plus à dissimuler. Elvire était peut-être déjà fixée sur le sexe de l'enfant mais cela m'importait peu, et puis elle m'en parlerait lorsqu'elle en aurait envie, il suffisait aussi que je lui demande de quoi il retournait pour qu'elle joue aux devinettes, et je ne me sentais pas d'humeur, les circonstances ne me semblaient pas non plus favoriser les confidences. Il arrive parfois qu'un homme veuille se racheter ; cela lui serait peut-être permis si, pour d'autres, il n'avait dépassé depuis trop longtemps l'acceptable. Trois personnages, deux femmes et un homme, donnent leur version d'un même drame. Trois confessions, trois points de vue composent le portrait d'un être abject qui, vu dans son quotidien, se rattache de manière trouble au genre humain.
Decazeville, fin du XIXe siècle. Les houillères de l'Aveyron ayant mis en place un système qui rend les ouvriers prisonniers du patronat et les oblige s'endetter, une grève éclate en janvier 1886 : 2000 mineurs cessent le travail et envoient une délégation auprès de l'ingénieur en chef Jules Watrin, mais celui-ci reste sourd à leurs revendications. Les travailleurs en colère le poursuivent dans le bâtiment où il s'est réfugié et, dans l'émeute qui s'ensuit, Watrin est défenestré. Dix ouvriers dont deux femmes seront jugés aux Assises pour meurtre... Pascal Dessaint a déjà dépeint dans certains de ses romans noirs les injustices et drames sociaux provoqués par le capitalisme débridé. Il signe ici une passionnante fresque sociale sur un pan de l'histoire ouvrière aujourd'hui oublié.
L'histoire incroyable de Jean-Pierre Mazas, lutteur sensationnel qui galvanisa les foules, monstre de foire inouï qui suscita tous les fantasmes, curiosité médicale que les plus grands scientifiques étudièrent à la Pitié-Salpêtrière. Pascal Dessaint s'est plongé dans les registres de l'État-civil, dans les archives départementales de la Haute-Garonne. Il a réuni des dizaines d'articles de presse, des témoignages, des rapports médicaux, des photos, des biographies, des récits, des romans, pour reconstituer le parcours du Colosse, et faire émerger l'homme derrière la figure du héros populaire.
Boris, naturaliste, est expert auprès des industriels qui veulent installer des projets controversés dans certains territoires. Il s'arrange pour que ses rapports soient favorables aux projets. Autrement dit, il a plus ou moins vendu son âme au diable. Dans un paysage de mer, de dunes et de pins, qui ressemble à Hossegor, une maison futuriste et cossue se dresse. Son propriétaire a imposé cette construction dans une nature sauvage, grâce au pouvoir de son compte en banque. Dans cette même contrée, un groupe industriel veut implanter une unité de stockage de matières dangereuses. Pour les opposants, c'est une Zone A Défendre, un conflit qui couve. Par ailleurs une menace rôde : celle d'une tempête qui va éclater et bouleverser le paysage et les hommes. C'est un roman noir plein de bruit et de fureur.
La montagne, le grand air, ce n'est pas toujours aussi sain et bucolique qu'il y paraît. Quelque part dans la vallée, les vestiges d'une ancienne usine de tungstène sont encore visibles. Mais surtout, il y a le village. Et ses habitants. C'est ça le pire, à commencer par ce combinard de Michel, le maire, qui ne montre pas vraiment le bon exemple à ses administrés. Alors, comment s'étonner que ceux qui ne sont pas obsédés par le sexe ne pensent qu'à l'argent, quand ce n'est pas les deux à la fois ? Dans ce village de l'Ariège, l'ours n'est pas l'animal le plus dangereux. Amoureux de la nature, Pascal Dessaint nous montre une toute autre facette de la vie des bêtes avec cette farce drôle et cruelle qui rappelle Siniac ou le Charles Williams de Fantasia chez les ploucs.
Jacques Lafleur a été égorgé d'un coup de sécateur dans le jardin de sa soeur Jeanne, chez qui il s'était réfugié après l'explosion de l'usine AZF à Toulouse.
Un commissaire de police parcourt les rues de Toulouse à la recherche d'un tueur en série, secondé par un inspecteur plus préoccupé par son frère qui croit avoir une pieuvre dans la tête.
la jungle de Calais vient d'être démantelée et Lucille, qui avait plaqué son métier d'enseignante pour venir en aide aux migrants, se retrouve désemparée. Cherchant un "point de chute", elle arrive chez un vieux loup solitaire nommé Anatole. Ce dernier lui loue une caravane sur son terrain. Anatole est chasseur. Il passe des heures à bricoler des oiseaux en bois destinés à servir de leurre. Il n'attrape jamais grand chose, mais rêver lui suffit. Une étrange relation se noue entre la jeune femme et le chasseur solitaire. Leur modus vivendi est bientôt bouleversé par l'arrivée de Loïk. Un gars qui a fait de la prison. Un impulsif. Imprévisialbe.
Sur une côte nordiste fantomatique, des hommes survivent au jour le jour, hantés par un passé mortifère. Mais qui sont ces laissés-pour-compte de notre époque, qui semblent camper dans un temps suspendu ? Des êtres qui, derrière l'apparence de normalité qu'ils essayent de préserver, ont été broyés ou souillés, à l'image du pays qu'ils habitent, marqué par les stigmates d'une industrie lourde moribonde et d'une nature qui reprend ses droits, de plus en plus inquiétante. Pascal Dessaint dépeint la fragilité des êtres et la confusion des sentiments, sur fond de questions sociales et environnementales. Originaire du Nord, dont l'ambiance imprègne une partie de son oeuvre, il a remporté de nombreux prix (Prix Mystère de la critique 1997 et 2008, Grand Prix de littérature policière 2000, Prix du roman noir français 2006).
S'il fait beau dans votre vie mais si quelques nuages traînent ça et là, vous pouvez être sûr que le ciel va vous tomber sur le groin.
Antoine écologue jadis renommé mène une existence recluse dans la Brenne.
Dans une ville sidérurgique du nord, deux voix se répondent à quinze ans d'intervalle.
La disparition troublante d'un homme va changer le regard que ses amis portent sur eux-mêmes, perturber l'équilibre l'équilibre déjà fragile d'une petite communauté qui voit son existence contrariée par un projet de route.
Toulouse, juin 2000. Madame Jourda ne sait que faire de l'iguane que lui a confié sa voisine. La jeune femme n'est pas revenue le chercher et n'a pas donné signé de vie.
Le capitaine de police Félix Dutrey broie du noir en l'absence de sa compagne mais une affaire insolite va bientôt le sortir de sa torpeur.
Février 1997. Maurice Tamboréro, demi de mêlée du Racing Club toulousain, est abattu d'une balle en plein coeur. Le meurtre a été commis dans la rue. La victime est une star. L'enquête est confiée à deux hommes : Elie Verlande, commissaire principal, né à Dunkerque, fraîchement débarqué à Toulouse, peu sensible aux subtilités d'un sport dont il ignore tout, et Benoît Terrancle, capitaine de police, né dans le sud-ouest, ancien rugbyman.