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Olivier Le Cour Grandmaison

Olivier Le Cour Grandmaison

6 livres
Couverture ebook de Les Citoyennetés en révolution (1789-1794), de Olivier Le Cour Grandmaison
Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX) | 24 septembre 2015

Qui doit être membre de la communauté civique ? De quels droits doivent jouir ceux qui sont déclarés citoyens ? Quelles sont les conditions nécessaires à l'exercice effectif et autonome de ces droits ? Éducation, instruction, liberté, égalité. Rapport aux minorités, aux noirs, aux juifs, aux femmes, dont la citoyenneté fut longtemps débattue. Cette liste dit bien l'actualité de ce retour qui ne nous entraîne pas vers un passé mort, sans signification, sans pertinence pour nous, mais vers une sorte de passé présent dans la mesure où les problèmes soulevés et discutés en 1789 et 1793 restent nôtres. Comment l'homme sort-il de sa minorité pour devenir son propre maître ? Comment les citoyens peuvent-ils devenir les agents actifs et conscients de leur propre destin ? Comment, enfin, une collectivité s'émancipe-t-elle pour se donner à elle-même des lois ?

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Couverture ebook de Oradour coloniaux français, de Olivier Le Cour Grandmaison
Éditions Les Liens qui libèrent | 31 octobre 2025

25 février 2025. Sur RTL, le journaliste J-M. Aphatie déclare que la France a commis de nombreux Oradour coloniaux en Algérie. Aussitôt, les Républicains, les extrêmes-droites et des médias de propagande continue forgent un scandale pour cause de crime de lèse-nation. Fille aînée des Lumières et de la Révolution, la France ne saurait perpétrer de tels actes. Révisionnisme et euphémisation sont au principe de cette défense du roman impérial-républicain. Elle occulte de nombreux précédents. Après 1945 et lors du dernier conflit algérien, diverses personnalités ont dénoncé la Gestapo et les Oradour français liés aux violences extrêmes de la guerre contre-révolutionnaire. Olivier Le Cour Grandmaison les analyse et revient sur leurs origines : la guerre totale, menée par le général Bugeaud à partir des années 1840, avec son cortège de massacres de civils, d' « enfumades », d'urbicides répétés et de razzias destructrices.

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Couverture ebook de Coloniser. Exterminer, de Olivier Le Cour Grandmaison
Fayard | 11 janvier 2005

Quelles furent les spécificités des conflits coloniaux engagés par la France en Afrique du Nord et ailleurs ? Que nous apprennent les méthodes singulières - enfumades, massacres de prisonniers et de civils, razzias, destructions de cultures et de villages - couramment employées par les militaires français sur la nature de la guerre conduite pour pacifier l'ancienne Régence d'Alger ? Pourquoi de nombreuses mesures racistes et discriminatoires ont-elles été élaborées puis appliquées au cours de la conquête et de la colonisation de l'Algérie ? Comment furent-elles codifiées sous la Troisième République puis étendues aux nouveaux territoires de l'empire tels que l'Indochine, la Nouvelle-Calédonie et l'Afrique-Occidentale française ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. En effet, la conquête puis la colonisation difficiles et meurtrières de l'Algérie doivent être considérées comme une sorte de vaste laboratoire au sein duquel des concepts - ceux de «races inférieures», de «vie sans valeur» et d'«espace vital», promis à l'avenir et aux usages que l'on sait - furent forgés. De même, on découvre les origines de nouvelles techniques répressives - l'internement administratif et la responsabilité collective notamment - qui, avec le Code de l'indigénat adopté en 1881, firent de l'Etat colonial un état d'exception permanent. Plus tard, l'internement fut même importé en métropole pour s'appliquer, à la fin des années 1930, aux étrangers d'abord, aux communistes ensuite puis aux Juifs après l'arrivée de Pétain au pouvoir. S'appuyant sur quantité de documents peu connus voire oubliés, sur la littérature aussi, cette étude originale et dédisciplinarisée éclaire d'un jour nouveau les particularités du dernier conflit qui s'est déroulé entre 1954 et 1962, mais aussi les violences extrêmes et les guerres totales qui ont ravagé le Vieux Continent au cours du XXe siècle.

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Couverture ebook de L'Empire des hygiénistes, de Olivier Le Cour Grandmaison
Fayard | 12 novembre 2014

Au lendemain de la Commune de Paris, la France devient la deuxième puissance coloniale du monde. À la conquête succède l'exploitation des colonies, réputée profiter à la fois aux colons, à la métropole et aux « indigènes ». C'est dans ce contexte que se développent les sciences dites « coloniales », qui prospèrent comme des disciplines spécialisées au sein de la sociologie, de l'ethnologie, du droit, de la géographie, de l'histoire et de la médecine, en prenant pour objet spécifique les colonies et les autochtones qui y vivent. Marquées par des paradigmes biologiques et racistes - inégalité des races, transmission héréditaire des caractéristiques physiques et psychologiques... -, ces sciences contribuent à la diffusion d'une conception hiérarchisée du genre humain qui se traduit de manière très concrète : par une séparation stricte entre Européens et « indigènes » en vertu de considérations hygiénistes, par la pratique courante du travail forcé ou encore par le maintien de l'esclavage domestique malgré son abolition en 1848. Comme dans les deux premiers volumes de sa trilogie (Coloniser. Exterminer et La République impériale), l'auteur met au jour des aspects peu connus de la colonisation française en s'appuyant sur un corpus souvent négligé - ouvrages de médecine, manuels universitaires... - et en analysant les débats politiques qui eurent lieu tout au long de la période.

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Couverture ebook de La République impériale. Politique et racisme d'état, de Olivier Le Cour Grandmaison
Fayard | 10 février 2009

Au tournant du XIXe siècle, les républicains favorables aux conquêtes coloniales ont réussi là où leurs prédécesseurs avaient échoué. Entre 1871 et 1913, les possessions françaises en outre-mer sont passées de moins d'un million de kilomètres carrés à treize millions. Quant aux « indigènes », leur nombre a progressé de sept à soixante-dix millions en 1938. Extraordinaire expansion. Elle est sans précédent dans l'histoire du pays qui, devenu la seconde puissance impériale du monde après la Grande-Bretagne, est confronté à des tâches multiples et complexes. Comment diriger un empire aussi vaste ? De quels instruments politiques, administratifs, juridiques - le droit colonial par exemple - et scientifiques la métropole a-t-elle besoin pour remplir les missions nouvelles qui sont les siennes désormais ? Quelles orientations - assimilation ou association - mettre en oeuvre dans les territoires de la « Plus Grande France » ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. En effet, les conséquences de cette construction impériale sur les institutions, la vie politique, l'enseignement supérieur et secondaire, les sciences humaines, qui voient se développer en leur sein des sciences dites coloniales consacrées par la création d'une Académie ad hoc, et la littérature, mobilisée à des fins de propagande notamment, sont nombreuses. De là le surgissement inédit d'une véritable République impériale dotée de structures diverses, qui vivent par et pour les colonies, et d'un espace vital impérial jugé indispensable au développement de la métropole et à la vie de ses habitants. Pour rendre compte de ce processus complexe et multiforme qui a longtemps affecté l'État et la société civile, nous avons forgé le concept d'impérialisation et eu recours à une approche dédisciplinarisée qui fait appel à de nombreux textes philosophiques, politiques, juridiques et littéraires. Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l'université d'Évry-Val-d'Essonne. Il a notamment publié Les Citoyennetés en Révolution 1789-1794 (PUF, 1992), 17 octobre 1961 : un crime d'État à Paris (collectif, La Dispute, 2001), Haine(s). Philosophie et politique (PUF, 2002), Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l'État colonial (Fayard, 2005), et, avec G. Lhuilier et J. Valluy, Le Retour des camps ? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo... (Autrement, 2007).

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Couverture ebook de Haine(s) : Philosophie et politique, de Olivier Le Cour Grandmaison
PUF | 3 juillet 2014

Sur un sujet peu étudié, et si contemporain, à savoir la haine et les différentes passions qu'elle engendre et qui l'engendrent (indignation, colère, mépris, envie), une étude originale et pluridisciplinaire mobilisant approches philosophiques, politiques et historiques sur des événements passés et contemporains. Une analyse des haines du passé, de leurs effets individuels et collectifs pour mieux comprendre les haines actuelles, tel est l'enjeu de cet ouvrage. SOMMAIRE Préface -- IntroductionChap I -- De la haine1 -- Définition 2 -- Tempérance affective et connaissance adéquate 3 -- La haine ne peut jamais être bonneChap II -- Exacerbation et généralisation de la haine1 -- Imagination et vie affective 2 -- Illusion du libre arbitre et vie affective 3 -- Quelques mécanismes d'extension des affectsChap III -- De quelques passions réputées mineures1 -- Brève histoire philosophique et politique de la colère : de l'"Ethique" à l'"Iliade" et retour 2 -- Critique de la raillerie, éloge du rire, éthique, religion et politique 3 -- Le méprisChap IV -- " L'indignation est une haine..." 1 -- Mauvaise ou bonne indignation ? 2 -- Indignation, tyrannie et terreurChap V -- "L'envie est la haine..."1 -- Des envies à l'Envie 2 -- De l'Envie 3 -- "Le sentiment démocratique de l'envie" A. de TocquevilleIndex

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