Olivier Charneux
Olivier Charneux
Sur la côte atlantique, une fillette de douze ans observe avec lucidité le manège amoureux de sa mère, veuve en quête d’un nouveau mari.
Maintenant, je voudrais aller en Arctique. - En Arctique ? - Oui, près du pôle Nord. - Le pôle Nord ? C'est loin. - En bateau à moteur, rien de plus facile. Je remonte la Meuse jusqu'à la mer du Nord. Ensuite, je longe la côte est du Royaume-Uni, je passe les îles Orcade au nord de l'Écosse, Shetland puis, à mi-parcours entre Shetland et l'Islande, j'arrive au Feroé. Je regarde le cercle polaire et là, sur ce petit bout de terre au milieu de l'océan glacé, je me dis : Ici, la nuit ressemble à un battement de cils ; ici, il n'y a plus d'avant, plus d'après et les anniversaires sont impossibles à fêter. Les jeunes ressemblent aux vieux, les vieux aux jeunes. Les morts ressemblent aux vivants et les vivants aux morts. Au terme d'une vie sans bonheur, Angèle rencontre un ouvrier plus jeune qu'elle. Il a tout juste le temps de lui confier son rêve d'un dernier voyage avant de mourir. C'est ce rêve, simple et merveilleux, que la vieille femme va accomplir pour lui, entreprenant, de péniche en cargo, une véritable promenade avec l'amour et la mort. Dans ce deuxième roman, grave, poétique, dépouillé, Olivier Charneux poursuit une oeuvre singulière où les êtres se rencontrent et s'aiment, loin de toute convention, chacun révélant à l'autre sa part essentielle d'humanité.
Plongez dans Une vie probable, le roman poignant d’Olivier Charneux, où l’auteur retrace l’histoire tragique de sa sœur disparue à 18 ans en 1970.
Après la mort de Radiguet, Jean Cocteau rencontre un jeune provincial surdoué dont les textes et la personnalité le séduisent. Ils vont vivre sept ans ensemble. Lorsque Jean Desbordes le quitte, Cocteau écrira La Voix humaine, déchirante transposition de leur rupture. De son côté, Desbordes poursuit sa carrière de romancier et dramaturge, avant de se détacher du monde culturel et mondain. Il se marie. La guerre éclate. Il s’engage dans la Résistance et deviendra un héros. Arrêté par la Gestapo, il refuse de donner ses compagnons et meurt sous la torture. Un livre militant, sur une figure injustement oubliée de l’histoire littéraire, de l’Histoire tout court. Et un nouveau regard sur Cocteau. Olivier Charneux a publié au Seuil : L’Enfant de la pluie, Être un homme. Chez Stock : Les Dernières Volontés, La Grande Vie, Nous vivons des vies héroïques. Chez Robert Laffont : Les guérir. Chez Grasset : Tant que je serai en vie. Chez Séguier : Le Prix de la joie.
«J'ai treize ans. L'enfance ne veut pas finir. En rentrant de l'école où je m'efforce de jouer les gros bras, je fais rouler mes petites voitures. Suis-je le seul de mon âge à m'amuser encore de ces jeux enfantins ? Je ne sais pas. On parle d'autres choses avec les copains. On se croit entre hommes. C'est quoi être un homme ?» Je poursuis dans ce livre le récit, commencé avec L'Enfant de la pluie, de tout ce qui constitue l'homme de trente-sept ans que je suis aujourd'hui : ma famille, les rencontres déterminantes, ma sexualité, les deuils, le théâtre, les voyages, l'écriture.
Charles Trenet et le scandale des " ballets bleus " de 1963 : le premier roman consacré à cet épisode noir de la vie du chanteur-star.
Quand, au début des années 1980, un mal étrange et encore innommé décima nombre d'homosexuels, Olivier Charneux vit mourir beaucoup de ses proches.Bien qu'épargné par ce fléau, il chercha dans ce face-à-face avec la mort précoce des raisons de comprendre et d'espérer.Jeune écrivain, il se tourna vers des « Phares » qui balisèrent alors son chemin de survie. Ces « Phares », pour lui, se nommèrent Racine, Pina Bausch, Marguerite Duras, Barbara, Violette Leduc, Jim Jarmusch, Christian Boltanski, Gus Van Sant, Nan Goldin, Coppola, Bram Van Velde, Hervé Guibert et quelques autres...Avec eux, grâce à eux, il a surmonté le chaos.Ces artistes lui ont surtout appris à aimer par temps de détresse.Voici le livre qui détaille avec minutie cette aventure aussi douloureuse que lumineuse.
" L'homme le plus important du Reich après Hitler avait affrété spécialement un avion militaire pour acheminer le docteur Carl Værnet et sa famille du Danemark à Berlin. Himmler l'avait reçu dans son bureau en pleine guerre, le 15 février 1944, entouré de ses principaux collaborateurs. Il lui avait ouvert les portes du camp de concentration de Buchenwald. Il l'avait financé. Carl Værnet n'en revenait toujours pas de leur complicité. Il entendait encore le Reichsführer évoquer son père éleveur de chevaux dans le Jütland, comme si Himmler l'avait connu au Danemark et qu'il était de la famille. Il l'entendait aussi parler des paysans, dont il se sentait proche, et de l'élevage, qui était son premier métier. Sa préoccupation de la question homosexuelle les avait définitivement rapprochés. Était-ce un crime de vouloir les guérir? " Dans cette biographie romancée, Olivier Charneux révèle l'entreprise délirante et monstrueuse d'un médecin danois, Carl Værnet, obsédé par l'idée de régler la question de l'homosexualité pour " le bien de l'humanité ". Porté par une écriture sobre et rigoureuse, ce récit restitue dans sa terrible vérité le parcours d'un homme presque ordinaire guidé par une vision moralisatrice et régulatrice de la société qui conduit encore aujourd'hui dans certains pays du monde à exclure, voire à exterminer tous ceux qui sont perçus comme " différents ".
En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire de janvier 2016 des éditions Robert Laffont: - Sophie Fontanel, La Vocation - Phrères, Claire Barré - Sanguinaires, Denis Parent - Les Affreux, Jacques Sarthor - Les Guérir, Olivier Charneux - Terre déchue, Patrick Flanery
Voici quarante portraits, quarante hommes et femmes rencontrés au gré du hasard ou des envies. Olivier Charneux est écrivain et se présente comme tel à ces inconnus qui acceptent de se confier. Certains ont taillé leur route pour découvrir le monde, certains ont perdu des plumes, d'autres se sont usés au travail ou révélés à travers lui. La vie les a parfois meurtris, l'amour les a illuminés ou le militantisme les a transcendés. Chacun révèle son énergie, son courage ou sa folie. Car le miracle de ces rencontres, c'est qu'elles affirment « la force de la vie qui passe ». Tenir bon pour ne pas couler, croire en ses rêves, ne pas avoir peur, c'est ainsi qu'ils cheminent héroïquement et que nous cheminons avec eux. Les gens qu'Olivier Charneux a rencontrés composent la France d'aujourd'hui, ils sont de tous milieux sociaux, de tous âges, de toutes confessions et de toutes origines. L'écrivain n'a fait que passer dans leur vie, mais ces récits témoignent d'une extrême attention et d'une curiosité généreuse envers la condition humaine.