Olivier Bourdeaut
Olivier Bourdeaut
Une jeune femme du Sud qui, comme les oies, fait souvent le voyage jusqu'à Salluit, parle à Eva, son amie du Nord disparue, dont le corps est dans l'eau du fjord et l'esprit, partout. Le Nord est dur - «il y a de l'amour violent entre les murs de ces maisons presque identiques» - et la missionnaire aventurière se demande «comment on fait pour guérir son coeur». Elle s'active, s'occupe des enfants qui peuplent ses journées, donne une voix aux petites filles inuites et raconte aussi à Eva ce qu'il advient de son fils Elijah, parce qu'il y a forcément une continuité, une descendance, après la passion, puis la mort. Juliana Léveillé-Trudel livre un récit d'amour et d'amitié beau et rude comme la toundra. Nirliit partage la « beauté en forme de coup de poing dans le ventre » qu'exhale le Nord.
Le jour où il enterre son père, tout le monde félicite Olivier pour le succès de son premier roman. La scène est absurde, presque irréelle. Et pourtant, c'est là que tout commence. Car derrière la consécration de l'écrivain se cache une histoire intime. Celle d'un fils qui a grandi dans l'ombre d'un père aussi impressionnant qu'insaisissable, d'un enfant qui s'est construit contre la violence et sous les coups, d'un adolescent qui les a rendus et d'un homme qui, au moment de devenir père à son tour, choisit de transformer son héritage. De Nantes à l'Espagne, des bancs de la pension aux plateaux de télévision, Olivier Bourdeaut remonte le fil d'une vie faite de chutes, de réconciliations inattendues et de victoires inespérées. Peut-on réécrire son histoire familiale ? Et que reste-t-il, au fond, de nos pères ? Traversé par une émotion et un humour irrésistibles, ce livre raconte la métamorphose d'un mauvais élève en écrivain, d'un fils blessé en un père attentionné. Un récit vibrant sur la filiation, les épreuves, et finalement la joie de trouver enfin sa place.
Une enfance compliquée, une courte scolarité plus que chaotique suivie d'une série de petits boulots calamiteux, rien ne prédestinait Olivier Bourdeaut à devenir écrivain. Alors quand et où a été plantée la petite graine qui allait faire de lui l'auteur des romans à succès que l'on connaît, d'où lui est venue cette drôle d'idée qu'inventer des histoires pouvait être un métier ? C'est ce que raconte ici Olivier Bourdeaut, avec une franchise et une autodérision redoutables, lui qui se décrit volontiers comme un personnage grotesque traversant l'existence en sautillant sous le regard navré de ses proches. De souvenirs heureux en échecs aussi cuisants qu'hilarants, il retrace la trajectoire fort peu linéaire d'un petit cancre nantais qui a toujours eu la curieuse idée de vouloir écrire. Olivier Bourdeaut est né au bord de l'Océan Atlantique en 1980. Il publie son premier roman en 2016, En attendant Bojangles (Finitude), qui devient un best-seller en quelques semaines. Paraissent ensuite, toujours aux éditions Finitude, Pactum salis (2018) et Florida (2021).
Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur Mr. Bojangles de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom. Louis Arene sert avec délice cette histoire triste et drôle, tragique et étincelante, ce petit bijou au style si inventif et poétique.
Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.Celle qui mène le bal, c'est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.
Très improbable, cette amitié entre un paludier misanthrope, ex-Parisien installé près de Guérande, et un agent immobilier ambitieux, prêt à tout pour « réussir ». Le premier mène une vie quasi monacale, déconnecté avec bonheur de toute technologie, tandis que le second gare avec fierté sa Porsche devant les boîtes de nuit. Liés à la fois par une promesse absurde et par une fascination réciproque, ils vont passer une semaine à tenter de s'apprivoiser, au coeur des marais salants. Avant d'entamer sa carrière d'écrivain avec En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut a travaillé dans l'immobilier. Il a également passé une saison à cueillir du sel dans les marais salants de Guérande, et quelques nuits en discothèques. Il a tiré de ces diverses expériences les ingrédients et les paysages de ce second roman.
« Ma mère s'emmerdait, elle m'a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s'est vengée. » Olivier Bourdeaut est né au bord de l'Océan Atlantique en 1980. Il ne s'est pas attardé sur les bancs de l'école, il préférait lire et rêvasser. Il a ensuite travaillé quelques années dans l'immobilier, avant d'accumuler les petits boulots, allant de fiascos en échecs avec un enthousiasme constant. En 2016, il publie son premier roman, En attendant Bojangles (Finitude), qui devient un best-seller en quelques semaines. Son deuxième roman, Pactum salis (Finitude), paraît deux ans plus tard.
Né de la contemplation du réel, ce diptyque cherche à saisir un lieu, les Landes de Gascogne, exaltant ainsi l'esprit des géographies éprouvée et imaginaire. Polyphonie landaise, écrit dans une prose lyrique mais sobre, défie le temps, les étendues solitaires et la lumière solaire, chantant le paysage qui échappe à toute temporalité. Ancrée dans la terre, réservoir de la mémoire, cette polyphonie combat l'inachevé et la disparition. Paratge, en vers libres, étudie la subtile question de l'être-au-monde, de la recherche d'une "noblesse d'âme" chère aux troubadours occitans. L'unité de ces deux parties procède de la langue elle-même, aiguë, dense et cependant vibrante, de la constance d'une écriture qui se transforme en voix, presque silencieuse.
Né de la contemplation du réel, ce diptyque cherche à saisir un lieu, les Landes de Gascogne, exaltant ainsi l'esprit des géographies éprouvée et imaginaire. Polyphonie landaise, écrit dans une prose lyrique mais sobre, défie le temps, les étendues solitaires et la lumière solaire, chantant le paysage qui échappe à toute temporalité. Ancrée dans la terre, réservoir de la mémoire, cette polyphonie combat l'inachevé et la disparition. Paratge, en vers libres, étudie la subtile question de l'être-au-monde, de la recherche d'une "noblesse d'âme" chère aux troubadours occitans. L'unité de ces deux parties procède de la langue elle-même, aiguë, dense et cependant vibrante, de la constance d'une écriture qui se transforme en voix, presque silencieuse.
Olivier Bourdeaut explore son enfance, marquée par un père tyrannique. Longtemps, il a intégré coups et humiliations, transformant la violence en mode de vie. Pour lui, il n'a jamais eu le sentiment d'être une victime : tout relevait de la normale.Au centre du livre, Pierre Bourdeaut, notaire ruiné, figure autoritaire, cruelle et imprévisible, règne sur sa famille comme un despote. Chaque éclat de joie d'Olivier devient prétexte à punition : gifles, humiliations, isolement. Noël passé au coin, vacances transformées en supplices, interdiction de sortir : l'enfant vit sous la menace constante. Sa soeur Anne subit aussi ces châtiments, enfermée jusqu'à l'évanouissement. Leur mère, résignée, s'efface. Tout le monde développe ses propres stratégies de survie. Entre admiration et haine, entre filiation et révolte, Olivier interroge l'héritage et la peur de reproduire ce qu'on a subi. Stéphane Ronchewski offre une lecture juste et sensible de ce témoignage douloureux et bouleversant. © Éditions Gallimard, 2026 Couverture : d'après photo, archives de l'auteur
« Ma mère s'emmerdait, elle m'a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s'est vengée. »
Très improbable, cette amitié entre un paludier misanthrope, ex-Parisien installé près de Guérande, et un agent immobilier ambitieux, prêt à tout pour 'réussir'. Le premier mène une vie quasi monacale, déconnecté avec bonheur de toute technologie, tandis que le second gare avec fierté sa Porsche devant des boîtes de nuit. Liés à la fois par une promesse absurde et par une fascination réciproque, ils vont passer une semaine à tenter de s'apprivoiser, au coeur des marais salants. Frédéric Gorny restitue tout le sel de cette rencontre rocambolesque entre deux hommes que tout oppose, au coeur des marais de Guérande. L'écoute en classe de ce CD est autorisée par l'éditeur.