Nicole Péruisset-Fache
Nicole Péruisset-Fache
À l'ère de la « globalisation » considérée comme la quintessence de la modernité alors qu'elle est multimillénaire, les inégalités entre l'Occident riche et les pays du Sud dévastés par la pauvreté, la guerre, la famine, les bouleversements écologiques, la corruption, les maladies, l'instabilité, entraînent inévitablement des déplacements de population. Cet ouvrage entend montrer que, historiquement, anthropologiquement, l'être humain est par nature migrant, et que le traitement impitoyable des migrant.e.s d'aujourd'hui souligne l'incohérence de l'Occident, idéaliste et moralisateur dans ses grands textes de loi, mais fondamentalement hypocrite dans leur application.
Dans le monde particulièrement troublé de ce premier quart de XXIe siècle, plus que jamais aujourd'hui de nombreux citoyens s'interrogent sur les concepts d'Humain et de Barbare, qui ont pourtant depuis les origines interrogé les groupes humains et plus particulièrement à une date récente à l'échelle de l'Histoire, les penseurs, notamment les penseurs de l'éducation. Ce livre reprend ce questionnement et à la lumière des réflexions de plusieurs spécialistes des sciences humaines, depuis la Renaissance jusqu'à l'époque contemporaine, et tente d'apporter un éclairage documenté sur ces deux notions complexes. Au terme d'une analyse détaillée, il apparaît que ces concepts recouvrent les deux faces de tout être humain, dont en général la pire ne s'actualise qu'accessoirement, dans des circonstances précises.
Il suffit de s'informer ou de se laisser informer pour comprendre que malgré tous les textes de loi, nationaux ou internationaux, censés permettre aux sociétés de vivre en harmonie, malgré toutes les bonnes intentions humanistes, plus que jamais nous vivons dans un monde sans foi ni loi. Dans cet ouvrage, Nicole Péruisset-Fache s'appuie sur de nombreuses analyses de spécialistes dans diverses disciplines pour montrer à quel point l'anomie, c'est-à-dire l'absence de règles, gagne du terrain partout au fil du temps et combien parallèlement le sacré au sens large disparaît. Or le sacré, quel qu'il soit, est ce qui faisait tenir les civilisations qui ont précédé la nôtre, désormais globale. Il est resté source de sagesse, la seule peut-être qui pourrait rendre à notre planète un ordre vivable.
Vivre a toujours été le problème majeur des êtres humains. On aurait voulu voir le XXIe siècle comme une étape de plus dans un hypothétique progrès de l'Histoire. Or ce XXIe siècle n'est que l'ère du capitalocène phallocrate tentaculaire. Les contraintes sont de tous ordres : démographiques, économiques, idéologiques, anthropologiques, climatiques. La démocratie a été dévoyée par le néolibéralisme ; l'effondrement semble universel et le sacri ce des peuples se poursuit invariablement. Ce livre montre que de nos jours vivre ne s'est hélas jamais autant limité à l'espoir de survivre pour l'ensemble des êtres humains, c'est-à-dire bientôt 10 milliards de personnes.
De passage en ce bas monde, les êtres humains ont compris, dès leurs origines probablement, l'importance de transmettre à leurs enfants ce que la vie et leur environnement leur avaient appris. La conscience de cette nécessité ne s'est jamais démentie au cours des âges, même si beaucoup de savoirs ont pu se trouver oubliés, dépassés, anéantis. Plus que jamais aujourd'hui, les êtres humains savent qu'ils doivent transmettre à leurs descendants une culture, une langue, des valeurs, des connaissances, sujet d'interrogation de ce livre. Mais cette transmission s'est toujours heurtée à des difficultés au cours de l'Histoire. Tout se passe pourtant à l'ère de la « globalisation » qui est la nôtre comme si table rase était faite du passé humain et de toute transmission. Ce livre tente donc d'explorer les tenants et les aboutissants de l'acte de transmettre, si tant est que l'humanité ne soit pas rayée de la carte un jour ou l'autre.
La domination masculine est désormais dénoncée par les sociologues comme un fait social majeur, total, voire totalitaire. En effet, elle concerne tous les temps et toutes les sociétés. Et si, dans les sociétés occidentales ou occidentalisées, les femmes ont démontré qu'elles ont au moins les mêmes capacités que les hommes, il n'en reste pas moins que ce que toutes les femmes ont à subir, en tous lieux et en tous temps, s'apparente à une guerre contre leur genre, du type des guerres coloniales. Il est donc temps que nous nous libérions du patriarcat, avec ou sans violence.
Il est impossible de prévoir l'avenir mais les grandes lignes de force présentes à un moment donné de l'histoire laissent cependant présager certaines caractéristiques du monde à venir. Aujourd'hui, nos connaissances concernant la situation et les prévisions démographiques, l'état des ressources disponibles, le recensement des diverses pollutions qui affectent l'environnement, laissent déjà entrevoir des perspectives pour 2050. Si ces connaissances ne permettent pas tout à fait de répondre à la question « Le monde sera-t-il encore vivable en 2050 ? » et sans préjuger de l'imprévisible toujours possible, elles mettent néanmoins en relief les problèmes à résoudre d'urgence pour qu'il le soit encore. C'est ce que cet ouvrage tente de résumer en donnant une image sans concession de la réalité d'aujourd'hui qui engendrera nécessairement celle de demain.
L'enfance est souvent considérée comme un âge d'or dans la vie de chacun. On va jusqu'à parler de « l'enfant-roi », aujourd'hui, dans les sociétés de type occidental. Un texte de loi international promu par l'ONU, la Convention de New York, semble parachever la protection de la condition enfantine et comme reléguer à des âges lointains et révolus l'exploitation des enfants des classes populaires. Qu'en est-il dans la réalité ? Les enfants ont-ils vraiment accédé à une place enviable dans la société ? Ce livre propose un état des lieux qui n'a rien d'enchanté.
Depuis l'aube des temps, entreprise improbable, les humains cherchent à comprendre qui ils sont. Cet ouvrage tente de faire le point sur l'état des connaissances concernant « l'humanité » de notre espèce, tellement mise à mal au cours de l'Histoire, récente notamment, et plus que jamais mise en question aujourd'hui, dans les conditions de vie qui nous sont imposées, à l'échelle de la planète, par une modernité sous l'emprise du néolibéralisme.
Le concept de civilisation a depuis toujours été largement utilisé sans mise en question, comme s'il allait de soi et correspondait, notamment en Occident, à un état supérieur atteint depuis longtemps qu'il s'agit juste d'améliorer à la marge. Et pourtant il ne semble pas coïncider avec la réalité autant qu'on le souhaiterait, bien au contraire. Ce livre tente donc de l'interroger à la lumière de l'histoire, de la sociologie et de l'anthropologie et, sans donner de recette, l'invoque comme utopie désirable et accessible.
Nous vivons une époque de confusion, alors que l'économie, devenue une fin en soi, n'est pas mise au service des humains, assujettis dans leur grande majorité par une oligarchie de puissants. Ce sont alors toutes les valeurs traditionnelles qui se trouvent mises à mal, voire inversées ou même annulées, au coeur d'une civilisation qui, sous la menace nucléaire, porte mal son nom. Il est peut-être encore temps de mettre l'homme au centre des valeurs...
Les médias et la doxa nous donnent à croire que nous vivons dans le meilleur des mondes, celui que raconte la publicité par exemple, un monde de progrès illimité, notamment en matière de technologie, favorisé par l'idéologie néolibérale mise en place par les puissants depuis les années 1980 et désormais adoptée par tous les puissants du monde. S'appuyant sur de nombreux travaux scientifiques, souvent les plus récents, issus des domaines de la sociologie, de la linguistique, de l'économie, de la philosophie, des sciences politiques, cet essai conduit à comprendre qu'il s'agit d'un mythe entretenu par les « élites », que la réalité se charge de démentir chaque jour, au détriment du plus grand nombre. Tout se passe comme si, en fin de compte, les peuples étaient les victimes naïves, parfois résistantes, d'illusionnistes experts en manipulation, qui entraînent l'humanité d'impasse en impasse jusqu'à la catastrophe qui se profile, sauf possibles résilience et résistance.
De toute éternité, confrontés à l'éphémère, la « transience » de leur condition, les humains ont tenté de conjurer ce destin inexorable. Pour ce faire, ils ont inventé puis convoqué tous les moyens possibles et imaginables, le dessin, l'écriture, l'architecture, la sculpture, la peinture, la musique, la littérature, la poésie, soit les Beaux-Arts, apportant à André Malraux l'illustration de sa célèbre phrase « l'Art est un anti destin ». Sans prétention à l'exhaustivité, cette réflexion tente donc de retracer quelques-uns des résultats obtenus par les moyens à la disposition des êtres d'essence éphémère, instables, largement illusoires que nous sommes et ainsi de répertorier les diverses façons dont les civilisations, la nôtre y compris, ont eu à coeur de penser l'éphémère. Cet ouvrage est donc aussi l'occasion d'un voyage de l'Egypte à la Grèce, du Mexique à la Birmanie, en passant par la Chine.
Plus que jamais l'éducation se trouve au centre des préoccupations des humains. Pour autant l'histoire récente se caractérise par toujours plus de violence et de folie. Est-ce à dire que l'éducation d'homo sapiens, l'homme sage, a fait fausse route? Est-ce à dire que la tradition humaniste, qui nous vient des mondes antiques, s'est trouvée dévoyée par la logique capitaliste, laquelle subvertit toutes les valeurs sur son passage?