Nedim Gürsel
Nedim Gürsel
Sans tabous, Nedim Gürsel explore la passion amoureuse et ses voluptés. Il n'hésite pas à défier les interdits moraux et religieux avec humour et esprit. « Les femmes qui sont entrées dans ma vie étaient dures au mal mais impitoyables. À la fois victimes et bourreaux. » Érotisme, amour... Désir qui chemine aux frontières du danger... Rencontres dans des chambres d'hôtels à bon marché... Dans Une saison au paradis, Nedim Gürsel nous raconte l'appel de la chair qui lie l'homme et la femme. Il évoque le sens profond que peut revêtir la relation amoureuse lorsqu'elle est vécue sous l'emprise de la passion et, défiant les pesants interdits de la morale et des religions, renverse l'un après l'autre les tabous sexuels. On trouve aussi dans ces nouvelles la passion, la douleur de la séparation et des amours impossibles qui cherchent à s'épanouir dans des pays lointains.
Imaginez avoir trente-deux choix, trente-deux possibilités de vivre une autre vie avec toutefois une réserve de taille : être enfermé dans un corps étranger, à lissue de la sélection. Cette occasion sétait présentée à Marc Saunier, et il lavait saisie. Hélas pour lui, lexpérience sétait soldée par une perte de repères et plusieurs rendez-vous à lhôpital psychiatrique, où travaillait Yves Schlumberg, psychologue renommé achevant de rédiger une théorie résolument novatrice sur la conscience humaine. Une semaine sétait écoulée depuis leur entrevue, et Yves faisait à présent le lien avec ses travaux. Ce patient nétait pas un cas isolé. Plusieurs personnes souffraient de symptômes identiques. Mais, plus troublant encore, elles avaient toutes le même objet en leur possession : un paquet de trente-deux cartes à jouer.
Plongez dans Le Dernier Passager, un roman poignant où Nedim Gürsel mêle exil, mémoire et quête identitaire.
« Candide avait accumulé les morts, comme on sème les graines : épidémies successives, viols, empalements, tortures, pillages, destructions... Tout en étant brisé, il n'avait rien perdu de son optimisme et avait hâte de rejoindre celle qu'il aimait. C'était dans l'espoir de la retrouver à Istanbul qu'il s'était mis en route, c'était par amour qu'il franchissait toutes ces mers. Lorsqu'il eut quitté l'Adriatique et fut entré dans la mer Égée, le temps se gâta. La mer se déchaîna, de grosses vagues commencèrent à faire tanguer le navire et Candide dut désormais passer son temps en cabine. Il ne pouvait s'empêcher de se demander à quoi ressemblaient Istanbul et les gens qui peuplaient cette cité. »En revisitant le conte de Voltaire, Candide ou l'Optimisme, Nedim Gürsel dépeint un tableau à la fois drôle et impitoyable des moeurs de la dynastie ottomane du XVIIIe siècle. Dans cette fable historique et philosophique, se jouant des clichés et stéréotypes, l'auteur dénonce quelques hypocrisies et entraves toujours d'actualité en Turquie, ainsi que l'ottomania de certains politiciens. Auteur turc, lauréat de nombreux prix, Nedim Gürsel a écrit une quarantaine de romans, de nouvelles, d'essais et de récits de voyage, parmi lesquels aux éditions du Seuil Les Filles d'Allah, L'Ange rouge ou encore Les Écrivains et leurs villes.Linguiste et traductrice, Catherine Érikan a longtemps enseigné à l'université de Strasbourg, au département d'études turques.
Très différent de ce qu'un flâneur pourrait écrire sur ce pays, ce récit, à travers une approche empathique et fouillée, révèle les très nombreux détails de la vie quotidienne iranienne (en particulier celle des écrivains, mais pas seulement) et s'efforce d'éclairer les points obscurs de la religion et de la mentalité.
Pierre le Vénérable, Dante, Goethe, Voltaire, Hugo, Renan, Assia Djebar, Salman Rushdie : du Moyen Âge à nos jours, ces auteurs ont évoqué Mahomet, faisant du prophète de l'islam tantôt un personnage historique désacralisé, tantôt un héros romanesque fictif. Pierre le Vénérable, Dante, Goethe, Voltaire, Hugo, Renan, Assia Djebar, Salman Rushdie : du Moyen Âge à nos jours, ces auteurs ont évoqué Mahomet, faisant du prophète de l'islam tantôt un personnage historique désacralisé, tantôt un héros romanesque fictif. Au Moyen Âge, au plus fort de la conquête musulmane, l'Occident chrétien voit en Mahomet un imposteur, un faux-prophète, voire un Antéchrist prêt à combattre le Messie. La littérature médiévale peint de grossières caricatures de rituels musulmans, et n'hésite pas à proférer des injures à l'adresse du prophète. C'est au siècle des Lumières, avec Voltaire et Goethe notamment, que l'on tente d'identifier et d'étudier sérieusement le personnage historique. Mais il faut encore attendre les Romantiques, Lamartine et Hugo entre autres, pour que le prophète de l'islam bénéficie d'une image positive en Occident. Il est même alors qualifié de personnage attachant ! Au XXe siècle enfin, de nouveaux auteurs prennent la liberté de faire de lui un personnage de roman. Avec Driss Chraïbi, Assia Djebar, Salim Bachi, Marek Halter et Salman Rushdie, Mahomet devient imaginaire, de plus en plus éloigné de la figure traditionnelle musulmane. La connaissance de la figure de Mahomet à travers la littérature peut éclaircir quelque peu l'horizon assombri par les fanatismes. Car si le prophète de l'islam ne vécut certes qu'une seule vie, les oeuvres littéraires lui ont permis de revêtir divers habits et de montrer de multiples facettes. Un ouvrage courageux, par un auteur qui a fait l'objet d'un procès en Turquie pour blasphème, pour son roman Les Filles d'Allah.
Sur ses vieux jours, un ancien journaliste relate au magnétophone les événements importants de sa vie. Élevé par sa grand-mère sous la férule d'un père militaire, autocratique et bambocheur qui soutiendra le coup d'État de 1960, il passe une grande partie de sa scolarité comme interne boursier au lycée Galatasaray d'Istanbul. Ces souvenirs d'enfance et d'adolescence sont marqués par l'absence de la mère, morte lorsque le narrateur était très jeune, par la tyrannie et parfois la brutalité du père, par la réclusion entre les murs du lycée que la camaraderie, les blagues de potache, l'éveil de la sexualité rendent un peu moins pénibles. Dans ce récit tour à tour drôle, amer et cynique, émaillé de considérations sur la Turquie d'aujourd'hui et sur son président, affleure à chaque page une rébellion à peine voilée contre l'autorité, qu'elle soit paternelle ou étatique. Un livre émouvant, qui plonge dans la mémoire intime d'un homme épris de liberté, et rappelle les premiers romans de l'auteur. Traduit du turc par Jean Descat Né en Turquie en 1951, Nedim Gürsel est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, romans, nouvelles, récits de voyage, essais. Lauréat de plusieurs grands prix littéraires, dont le prix France-Turquie, il occupe une place primordiale dans la littérature de son pays et son œuvre est traduite dans de nombreuses langues. Il vit à Paris, où il est directeur de recherche au CNRS et enseigne à l'École des langues orientales.
Lauréat du Prix Méditerranée Etranger 2013. Le biographe turc de Nâzim Hikmet se rend à Berlin, où un mystérieux personnage lui a donné rendez-vous afin de lui remettre des dossiers très importants concernant le poète. A leur lecture, il comprend qu'il s'agit de documents de police concernant la vie privée et l'engagement de Hikmet, alors réfugié en Europe de l'Est après avoir connu la prison dans son pays, et que son interlocuteur, qui se fait appeler " Ange ", n'est autre qu'un ancien agent de la Stasi.Celui-ci, homosexuel et " vieux fusil " avait été amoureux du poète et de sa cause. Dans une longue évocation de Berlin avant et après la chute du mur, le biographe s'interroge sur ce personnage ambigu et sur les tragédies du 20ème siècle et se souvient aussi de son grand amour, une chanteuse de cabaret dont il ignore qu'elle travaille désormais dans un lupanar sordide de la capitale de l'Allemagne unifiée. Construit en trois parties à la jonction d'Istanbul, Moscou et Berlin, ce roman rassemble tout ce qui traverse l'œuvre de Nedim Gürsel: sa passion pour les villes et leur littérature, pour la Turquie et son histoire, pour l'errance et la poésie. Né en Turquie en 1951, Nedim Gürsel est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, romans, nouvelles, récits de voyage, essais littéraires. Lauréat de plusieurs grands prix littéraires, dont le Prix France-Turquie, il occupe une place primordiale dans la littérature de son pays et son œuvre est traduite dans de nombreuses langues. Il vit à Paris, où il est directeur de recherche au CNRS et enseigne à l'École des langues orientales. Traduit du turc par Jean Descat
Quel amoureux de la littérature, quel amateur de grands peintres n'a pas rêvé d'aller sur les lieux racontés dans les livres ou admirés sur une toile ? Chevalier errant, Nedim Gürsel s'est rendu pour nous dans les grandes villes d'Europe et d'Amérique. Comme Don Quichotte, il a voulu voir si les livres et les tableaux disaient vrai. Et ses rencontres nous enchantent. Il voit Bruxelles avec les yeux de Baudelaire, Prague à travers ceux de Kafka et de Nâzim Hikmet. La Saint-Pétersbourg d'aujourd'hui n'est pour lui pas moins réelle que celle de Pouchkine ni moins terrible que celle de Dostoïevski. Il hante l'Ukraine et la Bosnie avec Gogol et Ivo Andri¿, l'Albanie avec Kadaré, et part en compagnie de Borges dans les faubourgs mal famés de Buenos Aires. Livre sensible, livre du voyage intérieur qui s'achève, comme toujours chez Nedim Gürsel, sur Istanbul, plantée tel un fer rouge dans la mémoire de l'auteur. Traduit du turc par Esther Heboyan
Attention ! Nous allons vivre de plus en plus vieux, mais il va falloir faire de plus en plus jeune ! Or la jeunesse, c'est avant tout la peau, et surtout celle de votre visage. Ce livre répertorie tous les moyens de la maintenir en bon état et d'éviter les dégâts des ans. L'hygiène de vie à respecter ; les produits esthétiques sans vous ruiner ; la chirurgie des paupières, du double menton, les liftings partiels, les précautions à prendre et les excès à éviter. Vous découvrirez aussi les progrès fulgurants de la médecine esthétique : le laser, le Botox, l'acide hyaluronique, avec leurs avantages et leurs limites... et de nouveaux traitements où l'on n'est même plus obligé de piquer ! Un ouvrage fiable qui vous renseigne sans parti pris et vous permettra de choisir ce qui vous convient en toute sérénité
L'exil, la nostalgie de la Turquie natale et d'Istanbul, la perte d"une femme aimée aux multiples visages, tels sont les thèmes de ce livre qui, traduit en plusieurs langues, a imposé Nedim Gürsel comme un des premier écrivains turcs récompensés.
L'exil loin de la Turquie natale et la passion des femmes : tels sont les deux points communs des héros de ces récits. C'est dans la tendresse des femmes aimées, dans la violence du désir, dans le plaisir, dans la détresse des abandons, dans la lumière d'une passion qui commence qu'ils revivent les bonheurs qu'on leur a arraché et les violences qu'ils ont subies. Les femmes sont l'Orient éternel de Nedim Gürsel. L'amour, c'est faire prisonnier l'autre, ses dit-il. Ou alors, c'est se rendre, songe-t-il dans un ultime élan. N. G.
Un petit garçon, après le décès de son père et le départ de sa mère, est élevé, dans la petite ville de Manisa, par ses grands-parents. Le grand-père, propriétaire terrien, juriste, mutilé de guerre et musulman d'une grande piété, s'efforce d'inculquer à son unique petit-fils les principes de l'islam. L'imaginaire de l'enfant se nourrit ainsi des versets du Coran et des légendes que lui conte inlassablement sa grand-mère. Il se crée sa propre vision, hantée par le bien et le mal et les épisodes de la vie de Mahomet, qu'il partage avec ses camarades, et surtout avec le petit Ismaïl, fils d'un émigré des Balkans, qui l'initie en retour aux aventures de Tarzan. Le récit prend un autre chemin lorsque le narrateur, devenu adulte, découvre, parmi les papiers de son grand-père décédé, un carnet de notes prises pendant la Seconde Guerre mondiale. Envoyé en Arabie, dans le Hedjaz, comme officier de l'Inspection du Ministère de la Marine, en tant que juriste maîtrisant parfaitement la langue arabe, il se trouve amené à combattre d'autres musulmans et à défendre la ville sainte de Médine contre les Arabes insurgés devenus alliés des Anglais. Ce qui aurait pu être un pèlerinage devient une sorte de cauchemar.