Myriam Watthee-delmotte
Myriam Watthee-delmotte
Le chaos peut être envisagé tel un creuset où tout est virtuellement possible. Mais il peut aussi être pensé comme une rupture de l'équilibre... Alors devinez qui les anges accusent de mettre en péril l'ordre des choses du simple fait de son existence ? À les écouter, je suis le diable en personne ! Cela aurait peut-être été drôle si ces individus ne s'étaient pas ingéniés à transformer ma vie en un désordre indescriptible. Heureusement, je possédais quelques atouts de taille dans tout ce fatras: trois démons scandaleusement attirants et une entité aussi adorable que puissante. De vrais amis. Et même un peu plus.
Le concept d'idole n'en a pas fini de hanter l'imaginaire occidental (Dieu, l'Art, l'Argent, la Patrie, l'Etat). L'idolâtrie est bien une question de point de vue, et relève à ce titre du domaine de la croyance et de l'imaginaire ; cet ouvrage propose d'envisager l'histoire de ces représentations et d'observer leur survivance comme leurs métamorphoses et leurs déplacements depuis les racines judéo-chrétienne et gréco-romaine jusqu'au monde contemporain, cela en traversant les champs théologique, philosophique, artistique, politique, scientifique et littéraire.
Un livre circule de 1851 à nos jours, de New York à la Belgique via la France et Saint-Pétersbourg, entre autres. Comme Aladin dans sa lampe merveilleuse, le narrateur du roman suit les pérégrinations de son ouvrage qui passe de mains en mains, est vendu, offert, perdu, trouvé, volé, caché, prêté, enseigné, traduit, illustré, oublié ou mis au rebut ; parfois aussi, il sert de talisman ou de reliquaire. Il traverse les époques et les vicissitudes du monde en observateur et côtoie d'autres livres sur les rayonnages avec lesquels il entre en dialogue. Celui qui parle, c'est Ishmaël, le seul rescapé du naufrage que relate le roman. Il sait qu'il n'est pas innocent, ni intact, mais indemne : il a échappé à la damnation. Témoin de la cruauté du destin, de la gangrène de la violence, de l'étouffement des consciences par la peur, il entrevoit ce qui permet de les surmonter, et qui l'a sauvé.
Vie et oeuvre d'Henry Bauchau interrogés par une figure essentielle de son cheminement intérieur, la Sibylle.