Muneyuki Kaneshiro
Muneyuki Kaneshiro
Aldo Brina travaille depuis 2007 au coeur du réseau de défense des réfugiés. Son témoignage, il le puise dans l'expérience quotidienne des permanences juridiques et des mouvements associatifs. Il raconte la beauté miraculeuse d'une politique qui sauve des vies et décrit le labeur héroïque des acteurs de terrain. Mais le tableau serait incomplet sans ses zones d'ombre : il y a aussi l'impuissance avec laquelle chacun doit tôt ou tard composer face aux expulsions et aux situations où des individus sombrent, les doutes qui surgissent et tempèrent la ferveur des discours militants, l'horreur des récits de réfugiés fuyant des pays pas si lointains. De là, l'auteur pose des questions urgentes : qu'est-ce qui motive des êtres humains à en aider d'autres à pouvoir vivre dignement ? Qu'est-ce qui, dans notre époque, fait obstacle à ce geste fondamental ?
Dans les tourbillons drolatiques de cette intrigue littéraire se côtoient les lévitations d'un vieil alcoolo, le premier émoi amoureux d'un garçon de 10 ans, le coma d'une centenaire qui a connu Marcel Proust, autant d'universitaires que de clochards... et une bibliothèque fantôme qui excite toutes les convoitises.Voici donc un roman policier à la prose alerte et au rythme bondissant mais également un livre à la gloire d'une certaine littérature disparue.Un beau matin, les librairies de la ville reçoivent 10 romans, publiés chez autant d'éditeurs mais ayant le même titre, Notre pain quotidien. Qu'ils soient tous signés des initiales F. S. et que l'ensemble paraisse construire une seule et vaste fresque romanesque passe toujours, mais que deux des éditeurs soient assassinés enfume la rentrée littéraire d'un fameux brouillard.Heureusement que l'enquête sera confiée au lieutenant Lemaître, lecteur érudit et grand praticien du subjonctif. On apprendra aussi à connaître la fougueuse Clotilde, brillante étudiante en lettres qui s'est mise en devoir de mettre un visage sur les énigmatiques initiales, le malheureux Flemmar Lheureux, existentiel errant, ex-professeur raté devenu libraire non moins minable, et son employeur, Édouard Masson, le mercantile et véreux propriétaire de la librairie du même nom.
L'existence des Détraqués est désormais connue du grand public. C'est le moment que choisit un étudiant pour apparaître à la télévision et se présenter ouvertement comme un Détra-combattant . Il lance un appel à tous ses semblables, les exhortant à se battre à ses côtés, au nom de la justice ! Autour de ce jeune homme honnête et droit, des individus de tous horizons se rassemblent... et Jagasaki lui-même accepte de rejoindre ce groupe de héros hétéroclites !
Être lent dans un monde agitéDe quoi la lenteur est-elle l'affirmation positive ? Peut-on la penser dans sa propre immanence ? Pourquoi sommes-nous systématiquement amenés à la détester ? N'y a-t-il pas de belles lenteurs ? La lenteur a toujours été définie sous les sceaux du négatif et du manque. Manque de rapidité à réagir, à effectuer une action, à répondre, à avancer... En un mot, la lenteur fait toujours défaut. Il y a comme une impossibilité à la définir pleinement, par et pour elle-même. Ce petit traité philosophique n'est pas un éloge. Son ambition est d'arriver à débusquer les significations de la lenteur et ce qu'elle convoque irrémédiablement -; l'agacement, l'attente, la déception... Mais aussi de faire émerger, par petites touches, un concept de lenteur et le personnage conceptuel de " l'être-lent ".
La cité d'Attilan, qui abrite la famille royale des Inhumains, se trouve désormais sur les ruines de l'ancienne Atlantis. Un dôme protège ses habitants de la pollution, mais également de l'ingérence des humains. Cependant, enfermé dans les entrailles du palais, le prince fou Maximus désire ardemment se venger de son frère, le roi Flèche Noire. Paul Jenkins (Wolverine : Les origines) et Jae Lee (La tour sombre) livrent un récit brillant, lauréat du prix Eisner de la nouvelle meilleure série en 1999. [CET ALBUM CONTIENT LES ÉPISODES INHUMANS (1998) 1 À 12.]
Akû poursuit une existence solitaire et amère, il est devenu monstrueusement fort et ne vit que dans un seul but, celui d'exterminer tous les grash qui croiseront sa route. Pendant ce temps-là, Îpin se retrouve aux prises avec d'autres enjeux bien plus frivoles, mais tout aussi pesants pour le jeune homme... Prisonnier de la bande de farouches amazones de Dame Obalcon, il n'est là que pour satisfaire les désirs de cette troupe de femmes, sans discontinuer, et à longueur de journée...
Le village d'Akû est décimé par l'attaque du « Grash », un gigantesque animal. Seuls survivants avec son ami Îpin, et confrontés à une nature hostile, les deux garçons entament un périple parsemé de dangers. Lorsque Akû est victime d'une chute, les voilà séparés. Heureusement, il fait la connaissance de Shuri et Shurava, un frère et une soeur qui deviendront ses nouveaux compagnons de route...
Akû, petit homme des âges farouches naît un soir de lune rouge. L'ancêtre du village lui prédit un destin funeste, synonyme de destruction, et presse ses parents de sacrifier l'enfant. Mais Dadâ, son père, meilleur chasseur de la tribu est du genre à braver le destin et se moque des superstitions, il décide alors d'affronter une bête terrible pour racheter la vie de son fils...
Akû, dont la naissance a appelé la destruction, poursuit son voyage en quête du Grash. Au bout de longues recherches, il parvient enfin à trouver la trace du terrible monstre qui a détruit son village et sa famille. Laissant Shuri et Îpin derrière lui, il entreprend la dernière partie de son périple seul. Mais que restera-t-il à cet homme s'il atteint l'unique objectif dans sa vie ?
Akû qui porte sur ses épaules une destinée de destruction retrouve Shurava. Il promet à ce dernier de mettre fin à ses jours une fois qu'il aura abattu le grash responsable de la destruction de son village. Le voilà ainsi parti pour un voyage dont on ne revient pas.
La souveraineté, régulièrement identifiée comme un sujet de philosophie politique dérangeant pour notre modernité, est une notion dont le caractère abstrait constitue la condition de la pertinence comme arbitre de la régulation imposée par la figure de l'État et par la légitimité que celui-ci acquiert dans les structures de type moderne et démocratique. C'est parce que la souveraineté est abstraite que l'autorité est légitime. L'idée que la souveraineté ne fonctionne pas sans un soupçon...
Le thème de la connaissance de soi - thème privilégié de la philosophie et de la spiritualité - pose question à de nombreux égards. Par exemple : quel est le « soi » à connaître ? Est-ce l'âme, le moi, l'individu, la personne ? Comment, d'ailleurs, les Anciens comprenaient-ils cette exigence, alors même qu'ils ignoraient notre conception moderne du « moi », du « sujet » ? On demandera également : quelle peut être la nature d'une telle connaissance et comment un « sujet » (moi) pourrait-il être en même temps « objet » de connaissance ? Et puis, se connaître soi-même, à supposer que cela soit possible, est-ce vraiment souhaitable ? Dans cet ouvrage, la philosophe Anne Devarieux démêle minutieusement la pelote de ces diverses questions et nous entraîne avec elle dans l'exploration passionnante de notre histoire philosophique et spirituelle. Anne Devarieux est actuellement maître de conférences, habilitée à diriger des recherches en philosophie, à l'Université de Caen Basse-Normandie. Membre de l'équipe Identité et subjectivité (EA 2129) et membre associée au CIRPHLES USR 3308, CIEPFC. Spécialiste de la pensée Maine de Biran sur lequel elle a écrit de nombreux articles, elle a notamment publié Maine de Biran, l'individualité persévérante(Grenoble, Édition Jérôme Millon, 2004) ; édité et préfacé De l'aperception immédiate, de Maine de Biran (Librairie générale française, coll. Classiques de la philosophie, 2005). Elle a soutenu son habilitation à diriger des recherches sur la lecture henryenne de Maine de Biran, L'intériorité réciproque. L'hérésie biranienne de Michel Henry, en décembre 2014. Son domaine de recherches : philosophie et phénoménologie française, philosophie anglaise.