Monique Dollin Du Fresnel
Monique Dollin Du Fresnel
1937, Guernica sous les bombes. Juan, avocat idéaliste, et Diego, son frère franquiste, voient leur destin basculer. Soixante-quatre ans plus tard, Camille, généalogiste bordelaise, perce les secrets d’une famille déchirée par l’Histoire.
En 1944, alors que l’Europe est à feu et à sang, le médecin d’origine bordelaise Pierre Castel est chargé par les services secrets britanniques d’une mission cruciale auprès d’Hitler, à Berchtesgaden. Mais tout ne se passe pas comme prévu… et il retourne en Allemagne sous une fausse identité, en avril 1945. Il doit, dans le bunker du Führer, rejoindre un complice au moment où la ville est encerclée par l’Armée rouge. Pendant ce siège, il va se souvenir du Berlin fastueux du début des années 1930, puis de la montée du nazisme qui le sépare de la femme qu’il aime, Hannah Eckstein, violoniste virtuose d’origine juive. À partir de là, sa vie bascule dans une traque impitoyable qui le conduira jusqu’en Argentine. Il faudra attendre près de cinquante ans pour que Camille Moriez, généalogiste successorale à Bordeaux, se lance à sa recherche pour le compte des membres de sa famille, qui ont perdu tout contact avec lui depuis 1947. Que lui est-il arrivé ? Est-il toujours en vie ? Elle ne sera pas au bout de ses surprises lorsqu’elle se rendra à Berlin, Jérusalem et New York pour tenter de retrouver sa trace.
Si la vengeance est un plat qui se mange froid, le capitaine Paul Laborde, de la gendarmerie de Nérac, ne se doute pas de ce qui va lui tomber dessus à quelques mois de la retraite… Alors qu’il pense enfin profiter de la vie et de son beau pays natal d’Albret, un meurtre qui le touche de près va le plonger dans un passé oppressant. Pour tenter de l’élucider, il devra composer avec la jolie commandante Amélie Arismendy, chargée de l’enquête, qui n’entend pas se faire distancer par l’impatience du capitaine à trouver l’assassin. À eux deux, ils vont aller de surprises en surprises, dans cette région de la Ténarèze où l’armagnac leur offrira des caudalies peu ordinaires. Parce que ce meurtre semble lié à l’invention d’un nouveau cocktail, les gendarmes vont bientôt constater que ses ramifications sont bien plus profondes. Qui en veut à Gilbert Caussade ? Qui sont l’Américain John Meyer, Yann Laouen dit « le moine » ou encore Jacques Dourthe, l’ex-taulard ? Et pourquoi paraissent-ils liés par un ancien et terrible secret ?
Le canal des Deux-Mers, devenu canal du Midi sous la Révolution, est l’œuvre d’un homme de génie : Pierre-Paul Riquet. C’est pourtant durant les dernières années de sa vie qu’il s’attela à cet incroyable chantier. Né à Béziers en 1609, il entra dans l’administration de la gabelle royale jusqu’à devenir fermier général pour le Languedoc et le Roussillon. À 49 ans, il avait acquis une immense fortune. Après avoir habité Castres, Mirepoix, Revel et Toulouse, il acheta le château de Bonrepos. De cet endroit stratégique, il prépara son grand projet : joindre l’Atlantique à la Méditerranée par un canal pour faciliter le commerce en Languedoc et le transport de denrées alimentaires dont le blé et le sel. L’avènement du jeune roi Louis XIV et surtout l’appui de son puissant ministre Colbert lui fournirent l’opportunité nécessaire à ce qui va devenir, avant Versailles, le plus grand chantier du règne du Roi-Soleil. L’entreprise dura près de 15 ans et nécessita jusqu’à 12 000 ouvriers et ouvrières dans des conditions de travail uniques et novatrices pour l’époque. Mais Riquet se heurta à de nombreuses difficultés financières, techniques et politiques. Lorsqu’il mourut à Toulouse en 1680, épuisé par la maladie et les vicissitudes, il ne restait que quatre kilomètres à creuser et une dette abyssale pour ses héritiers. Le canal des Deux-Mers fut néanmoins inauguré le 19 mai 1681. Il est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1996.