Michelle Perrot
Michelle Perrot
Ce livre est le fruit d'une rencontre inédite entre une historienne française et une avocate algérienne, toutes deux différemment engagées dans le mouvement de libération des femmes. Leurs échanges nourris portent sur les sujets qui traversent le débat intellectuel et la société française?: la France et l'Algérie, la mémoire et l'histoire, la domination masculine, le retour du religieux, le féminisme et les vifs débats qui l'animent autour de la question de la différence et de l'universel. Un texte d'une grande richesse qui renouvelle notre approche du féminisme. Michelle Perrot est historienne, professeure émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris-Diderot. Ses travaux pionniers font d'elle l'une des initiatrices de l'histoire des femmes en France. Elle a notamment dirigé avec Georges Duby L'Histoire des femmes en Occident. Wassyla Tamzali est écrivaine, avocate et intellectuelle féministe algérienne. Elle s'engage au Front des forces socialistes à l'ouverture démocratique en Algérie (1989-2003). Ancienne directrice des droits des femmes à l'Unesco à Paris, elle fonde en 2015 et dirige les Ateliers sauvages, un centre de résidence et de création en art contemporain à Alger.
L'histoire commence un samedi matin chez un bouquiniste du marché aux puces de Saint-Ouen. Sous une reliure soignée, 300 pages d'une écriture régulière, le journal intime d'une jeune fille du faubourg Saint-Germain sous le Second Empire. Lire Caroline, la suivre dans ses occupations quotidiennes, partager ses amitiés, sa vie mondaine, sa pratique religieuse zélée, c'est le premier intérêt du Journal, rare témoignage vécu de l'intérieur sur la sensibilité d'une époque et d'une classe sociale, et la manière dont elle « gérait » ses filles. Mais au-delà de Caroline, de ses émois et de ses inquiétudes face à un avenir qui ne lui appartient guère, le journal nous ouvre à deux battants les portes des salons du Faubourg. Là se joue le théâtre mi-public, mi-privé de relations sociales, associant le rituel nostalgique d'un modèle aristocratique révolu à des stratégies de conquête du pouvoir dont les alliances matrimoniales sont un ressort essentiel.
Entre 1871 et 1890, la France ouvrière s’embrase : les grèves, encore sauvages et spontanées, deviennent l’arme des ateliers et des usines. *Les ouvriers en grève.
France, 1871-1890 : plongez au cœur des luttes ouvrières, quand la grève devenait l’arme des ateliers et des usines. Michelle Perrot y décrypte, avec rigueur et passion, la naissance d’un mouvement social qui a marqué l’Histoire.
1871-1890 : les syndicats ne structurent pas encore la revendication des salariés. Flamboyante, surprenante, dramatique aussi, la grève est l'expression fondamentale d'une classe ouvrière qui passe à cette époque du monde de l'atelier à celui de l'usine. En mobilisant et en exploitant des sources multiples, on s'est efforcé de reconstituer l'histoire des grèves dans la France de la IIIe République, et sans négliger aucune dimension du phénomène. L'évolution et le rythme des grèves, leur développement et leur fluctuation, l'ensemble des composantes d'une grève (les types de revendications, la sociologie de l'engagement ouvrier) font la matière du premier livre. Le « cours d'une grève » - comment elle commence, comment elle dure, comment elle se finit - occupe le second, avec une attention particulière à la diversité des formes d'action, au rôle respectif des organisations et des hommes - qui sont les « meneurs » ? - et à la vie collective des grévistes, à leurs gestes, à leur parole. Cet ouvrage tente d'allier la rigueur d'une approche quantitative d'un fait social aux suggestions d'une littérature foisonnante, et d'aider ainsi à la connaissance d'un monde ouvrier extrêmement mouvant, en quête de lui-même. De la Commune aux premières ébauches de grève générale, le parcours pionnier qu'il nous propose est devenu une pièce maîtresse pour la constitution d'une sociologie historique des conflits du travail.
Michelle Perrot nous invite à une véritable traversée féminine du XX e siècle. Si Michelle Perrot est avant tout connue pour ses travaux sur l'histoire des femmes, ses thèmes de prédilection et de recherche dépassent pourtant largement ce champ. Initiée d'abord à l'histoire du mouvement ouvrier et à l'étude des grèves au XIXe siècle par son maître Ernest Labrousse, elle s'est aussi intéressée aux prisons, à l'histoire de l'intimité et à celle de la vie privée. C'est-à-dire à la périphérie des zones de pouvoir, avec un regard enraciné dans le présent. Revenant sur son parcours intellectuel au sein duquel s'entremêlent enseignements, projets éditoriaux, séminaires, mobilisations et combats, elle rend compte de sa trajectoire singulière et nous invite à une véritable traversée féminine du XXe siècle.
Les femmes font aujourd'hui du bruit ? C'est en regard du silence dans lequel les a tenues la société pendant des siècles. Silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, silence surtout du récit historique qu'interroge justement l'historienne. Car derrière les murs des couvents ou des maisons bourgeoises, dans l'intimité de leurs journaux ou dans leurs confidences distraites, dans les murmures de l'atelier ou du marché, dans les interstices d'un espace public peu à peu investi, les femmes ont agi, vécu, souffert et travaillé à changer leurs destinées. Qui mieux que Michelle Perrot pouvait nous le montrer ? Historienne des grèves ouvrières, du monde du travail et des prisons, Michelle Perrot s'est attachée très tôt à l'histoire des femmes. Elle les a suivies au long du XIXe et du XXe siècles, traquant les silences de l'histoire et les moments où ils se dissipaient. Ce sont quelques-unes de ces étapes que nous restitue ce livre.
Les femmes font aujourd'hui du bruit ? C'est en regard du silence dans lequel les a tenues la société pendant des siècles. Silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, silence surtout du récit historique qu'interroge justement l'historienne. Car derrière les murs des couvents ou des maisons bourgeoises, dans l'intimité de leurs journaux ou dans leurs confidences distraites, dans les murmures de l'atelier ou du marché, dans les interstices d'un espace public peu à peu investi, les femmes ont agi, vécu, souffert et travaillé à changer leurs destinées. Qui mieux que Michelle Perrot pouvait nous le montrer ? Historienne des grèves ouvrières, du monde du travail et des prisons, Michelle Perrot s'est attachée très tôt à l'histoire des femmes. Elle les a suivies au long du XIXe et du XXe siècles, traquant les silences de l'histoire et les moments où ils se dissipaient. Ce sont quelques-unes de ces étapes que nous restitue ce livre.
On ne naît pas féministe, alors comment le devient-on ? Précurseure de l'histoire des femmes, Michelle Perrot, 94 ans, livre ici un magnifique texte à la fois intime et théorique, livre d'histoire et autobiographie. Celle à qui son père conseillait de ne pas se mettre trop tôt un homme sur le dos, qui se rappelle avoir toujours voulu être comme les autres, abolir les différences avec les hommes, aborde son cheminement, de l'engagement chrétien au féminisme en passant par le communisme. Son itinéraire intellectuel, depuis sa thèse où elle voit rétrospectivement un regard presque masculin sur les femmes, donne à voir un siècle de changements sociétaux et la profondeur historique des luttes qui agitent aujourd'hui nos sociétés. Première historienne à enseigner l'histoire des femmes en France, en 1973, Michelle Perrot nous emmène dans une épopée au féminin en explorant toutes ses ramifications : l'histoire de l'accession à l'égalité, l'histoire du patriarcat, l'histoire du mouvement féministe et des grands débats qui l'ont parcouru et structuré, sur le corps, le genre, l'universalisme contre le différentialisme, la sororité, MeToo. Dans ces pages, la grande histoire se mêle au destin des femmes qui ont porté leur cause et l'on voisine avec Artemisia Gentileschi, Olympe de Gouges, Lucie Baud, Christine Bard, Hubertine Auclert ; l'on dialogue avec Monique Wittig, Arlette Farge, Yvette Roudy, Antoinette Fouque... La pensée lumineuse de Michelle Perrot, sans rien omettre des sujets les plus épineux, permet de déconstruire et parfois même de dépasser les clivages du féminisme contemporain. Le livre essentiel d'une pionnière, témoin d'un siècle de féminisme, dont l'engagement n'a d'égal que sa hauteur de vue.
Nohant, bien plus qu’une maison : un manifeste de liberté et de création. Michelle Perrot y révèle comment George Sand a transformé sa demeure en un phalanstère d’artistes, où musique.
« Je suis entrée comme apprentie chez MM. Durand frères. J'avais alors douze ans ». Ainsi commence le témoignage de Lucie Baud (1870-1913), ouvrière en soie du Dauphiné, femme rebelle et oubliée, en dépit de grèves mémorables. Une ouvrière méconnue peut-elle être une héroïne ? Michelle Perrot s'efforce de comprendre son itinéraire en renouant les fils d'une histoire pleine de bruits et d'ombres, énigmatique et mélancolique. Mélancolie d'un mouvement ouvrier qui échoue, d'une femme acculée au départ et peut-être au suicide, de l'historienne enfin, confrontée à l'opacité des sources et à l'incertitude des interprétations.
« Même s'il est beaucoup question d'égalité dans cet ouvrage, osons écrire que les pages réunies ici nous offrent une manière de privilège : entendre ces trois voix exceptionnelles que sont les historiennes Mona Ozouf et Michelle Perrot, avec la philosophe et psy-cha-na-lyste Cynthia Fleury. À force de concentrer l'essentiel de nos existences derrière des écrans, notre humanité techno-logique aura mesuré les limites du "distanciel", et les vertus du "présentiel". Lire les entretiens des trois personnalités réunies dans ce recueil procure beaucoup d'apaisement par la profondeur de la réflexion comme par l'huma-nité des réponses, par la combativité aussi que suppose la défense de chaque terme de la devise républicaine. Voilà pourquoi, nous lecteurs, sommes des privilégiés. » Éric Fottorino Cynthia Fleury est professeure titulaire de la chaire Humanités et santé au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), elle est également psychanalyste et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Mona Ozouf est spécialiste de la Révolution française et de l'école publique. Michelle Perrot est professeure émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris-Diderot. Pascal Lemaître est illustrateur.
Ce livre rassemble trois grands entretiens menés par l'hebdo Le 1 avec trois brillantes intellectuelles. "La liberté a deux ennemis : les circonstances extraordinaires et le salut public", nous dit Mona Ozouf. "L'égalité est un but, un chemin, une bataille", complète Michelle Perrot. "Ce sont les inégalités qui menacent la fraternité", conclut Cynthia Fleury. Une lecture vivifiante, revisitant la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité » qui orne officiellement nos édifices publics depuis le 14 juillet 1880. Cynthia Fleury est professeure titulaire de la chaire Humanités et santé au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), elle est également psychanalyste et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Mona Ozouf est spécialiste de la Révolution française et de l'école publique. Michelle Perrot est professeure émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris-Diderot.
Etre femme ? Comment vivre en femme sur la planète des hommes ? A chaque époque, sa réponse. Mais toujours le même présupposé : ce sexe-là est le faible, le « deuxième », l’inférieur, le subordonné. Y eut-il un temps béni où une nature féminine se serait exprimée en toute liberté ? Comment nos lointaines grand-mères vivaient-elles leurs amours et leurs maternités ? Quand les hommes ont-ils voulu contrôler le ventre de leurs compagnes ? Comment, au fil des siècles, les femmes traversaient-elles l’enfance, l’adolescence, la maturité, la vieillesse ? Quel regard a-t-on porté sur elles ? Où en sommes-nous maintenant, à l’heure paradoxale des fécondations assistées et des crimes dits « d’honneur » ? Voici donc le grand roman des femmes. Dans un dialogue audacieux qui fait tomber nombre d’idées reçues, quatre femmes d’exception racontent, sans jargon ni tabous, l’histoire de la condition féminine. Ce qu’elles révèlent ici, c’est ce combat inouï contre l’ordre - moral, social et sexuel - imposé par des générations de monarques, prêtres, pères, maris, une longue marche qui est loin d’être terminée. Aujourd’hui, dans la société, la famille, le couple, l’intimité du lit, sommes-nous aussi dégagés des vieux préjugés que nous le prétendons ? Françoise Héritier est anthropologue, professeure honoraire au Collège de France. Michelle Perrot est historienne, spécialiste de l’histoire des femmes. Sylviane Agacinski est philosophe. Nicole Bacharan est historienne et politologue.
Bien des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l'amour, la méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion, voulue ou subie. De l'accouchement à l'agonie, elle est le théâtre de l'existence, là où le corps dévêtu, nu, las, désirant, s'abandonne. On y passe près de la moitié de sa vie, la plus charnelle, celle de l'insomnie, des pensées vagabondes, du rêve, fenêtre sur l'inconscient, sinon sur l'au-delà. La chambre est une boîte, réelle et imaginaire. Quatre murs, plafond, plancher, porte, fenêtre structurent sa matérialité. Ses dimensions, son décor varient selon les époques et les milieux sociaux. De l'Antiquité à nos jours, Michelle Perrot esquisse une généalogie de la chambre, creuset de la culture occidentale, et explore quelques-unes de ses formes, traversées par le temps : la chambre du Roi (Louis XIV à Versailles), la chambre d'hôtel, du garni au palace, la chambre conjugale, la chambre d'enfant, celle de la jeune fille, des domestiques, ou encore du malade et du mourant. Puis les diverses chambres solitaires : la cellule du religieux, celle de la prison ; la chambre de l'étudiant, de l'écrivain. Nid et nœud, la chambre est un tissu de secrets. Dans ce livre, Michelle Perrot contribue à l'histoire des Chambres. Nuit et jour. Michelle Perrot, historienne, professeure émérite des Universités, a codirigé, avec Georges Duby, les cinq volumes de l'Histoire des femmes en Occident, Plon, 1991-1992 (Perrin, coll. " Tempus ", 2002). Parmi ses nombreuses publications : Les Femmes ou les silences de l'Histoire, Flammarion, 1998 (" Champs ", 2001) et Mon histoire des femmes, Seuil/France-Culture, 2006 (" Points Histoire ", 2008).
Le moment historien de la trajectoire de Jacques Rancière a influencé sa philosophie en profondeur, non seulement par la connaissance qu'il en tire sur le monde ouvrier du XIXe siècle, mais aussi par ce qu'il trouve dans les textes qu'il exhume : une aspiration démocratique qui déborde des identités sociales assignées. Il a aussi marqué pour longtemps l'historiographie des classes populaires, questionnant les pratiques du métier, travaillant l'archive de façon inédite. En témoignent le long entretien qu'il a accordé à Vianney Griffaton au centre de cet ouvrage, mais aussi un texte inédit du philosophe et les contributions de Déborah Cohen, Arlette Farge, Geneviève Fraisse, Samuel Hayat et Michelle Perrot qui évoquent leur relation à son oeuvre. Jacques Rancière est philosophe. Vianney Griffaton est agrégé d'histoire et doctorant au Centre d'histoire de Sciences Po. Samuel Hayat, chargé de recherche CNRS, est hitorien et politologue. Déborah Cohen, maître de conférence à l'Université de Provence, est historienne. Arlette Farge est historienne Michelle Perrot est historienne Geneviève Fraisse est philosophe.
On ne naît pas féministe, alors comment le devient-on ? Et comment les vagues féministes se sont-elles succédé ? Première universitaire à enseigner l'histoire des femmes en France au début des années 70, Michelle Perrot revient ici avec Eduardo Castillo, initiateur de ce dialogue, sur ce qui l'a construite, ses lectures, son engagement. Elle donne à voir un siècle de bouleversements et la profondeur des luttes qui agitent aujourd'hui nos sociétés. Pas à pas, l'ouvrage nous guide dans cette épopée en explorant toutes ses ramifications : l'histoire du patriarcat et des progrès de l'égalité, celle des grands débats féministes sur le corps, le genre, l'universalisme face au différentialisme, la sororité, MeToo. La grande histoire se mêle au destin des femmes qui l'ont portée et l'on dialogue avec Olympe de Gouges, Hubertine Auclert, Simone de Beauvoir, Monique Wittig ou encore Arlette Farge, ainsi qu'avec toute la nouvelle génération de penseuses et de militantes. Intime et théorique, livre d'histoire et autobiographie, Le Temps des féminismes met en perspective tous les clivages du féminisme contemporain, avec la générosité et la distance d'historienne de Michelle Perrot. En compagnie de Claude Mathieu de la Comédie-Française, Michelle Perrot prête sa voix à cet ouvrage marquant.« La pilule d'or », paroles et musique de Jeanne-Paule Marie Deckers, interprété par Soeur Sourire, Philips, 1967. Durée : 06H09
Qu'est-ce que l'histoire culturelle ? Pascal Ory - Historien o Le passé est-il vraiment derrière nous ? aux origines de l'archéologie Alain Schnapp - Professeur d'Archéologie o L'histoire saisie par le genre et la différence des sexes Michelle Perrot - Historienne o L'histoire dans les subjectivités individuelles Alain Corbin - Historien o Qu'est-ce que l'histoire sociale ? Geoffrey Crossick - Historien o L'histoire vue d'ailleurs Abdallah Laroui - Historien. "Cet enregistrement propose une réflexion inédite sur l'histoire, discipline qui, parce qu'elle est science et récit, mêle le plaisir de comprendre au plaisir des mots. L'histoire est confrontée à une demande de vérité, qui suppose de saisir le passé dans sa complexité, et la vie des hommes dans toutes ses dimensions. Elle doit aussi répondre, et ceci sans se trahir, à une demande sociale - le devoir de mémoire -, afin de forger une culture commune à notre société. Car on ne peut penser un avenir commun sans partager une vision du passé." Patrick Frémeaux
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Sur la scène politique, la nation est devenue à nouveau un enjeu politique majeur. Pour les uns, et pas seulement à l'extrême droite, celle-ci serait gravement menacée par le rôle croissant des ensembles supranationaux et le « multiculturalisme ». Pour d'autres, face à cette vision « nationaliste » de la nation, il importe d'en restaurer une vision « humaniste », soucieuse de concilier ouverture et culture. Pour cela, quelle meilleure voie que de revisiter les multiples apports qui, au fil de l'histoire, ont peu à peu constitué et enrichi le patrimoine commun des Français ? C'est dans cette perspective que la Ligue de l'enseignement a demandé à des intellectuels éminents de présenter, à l'intention d'un large public, les grands héritages historiques qui ont contribué à forger l'imaginaire républicain. Que nous reste-t-il de la culture gréco-latine, si présente aux siècles classiques de notre histoire (Claude Nicolet) ? Quel a été l'apport des religions, notamment chrétienne, et qu'en subsiste-t-il dans la culture de la plupart des Français (Emile Poulat) ? Quelle est aujourd'hui la trace laissée par le mouvement des sciences, si important depuis deux siècles (Dominique Lecourt) ? Et que retrouve-t-on, dans la vie des Français actuels, des deux siècles de combats culturels, politiques et sociaux qui viennent de s'écouler (Michelle Perrot) ? Aux réponses apportées par ces historiens et philosophes, Paul Ricoeur apporte un utile complément en s'interrogeant sur la diversité constitutive de la France et sur le dialogue entre les cultures. Ce bref essai propose ainsi de précieux axes de réflexion à tous ceux qui ont le souci, en interrogeant l'histoire de la culture politique française, de maintenir une certaine idée de la nation contre le nationalisme.
" Mon " histoire des femmes est en réalité " notre " histoire des femmes. L'histoire des relations entre les hommes et les femmes. Comment changent les apparences, la sexualité, la maternité ? Quand est né le désir d'enfant ? Les histoires d'amour ont-elles une histoire ? La prostitution est-elle vraiment le " plus vieux métier du monde " ? Quel rôle ont joué les religions dans la vie des femmes ? Pourquoi a-t-on brûlé les sorcières ? Pourquoi l'accès au savoir, à la lecture et à l'écriture a-t-il été si difficile ? Comment ont changé les formes du travail ? Pourquoi la politique et la création, artistique surtout, sont-elles si hermétiques aux femmes ? Peut-on parler de " révolution sexuelle " dans le dernier demi-siècle ? Celle-ci est-elle le fruit de la modernité ? du désir des femmes ? Quel rôle ces dernières ont-elles joué dans ces mutations ? Quel est le poids du (des) féminisme(s) ? Ce livre, accompagné d'un CD-MP3 regroupant une série d'émissions diffusées sur France Culture, propose de retracer le combat des femmes pour exister à part entière, à égalité avec les hommes, un combat aujourd'hui encore nécessaire à mener... Michelle Perrot est professeure émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris-VII. Elle a notamment dirigé avec Georges Duby l'Histoire des femmes en Occident, de l'Antiquité à nos jours.