Michel Aucouturier
Michel Aucouturier
De Maïakovski à Soljenitsyne, en passant par Gorki, Pasternak et Boulgakov : voici le portrait saisissant d’une génération d’écrivains marqués à jamais par la révolution russe.
« Ainsi lecteur je suis moi-même la matière de mon livre. » Il n'est guère de façon plus intime de tisser un texte écrit avec la trame du visible de la peinture et la chaîne de l'écriture, du livre auour d'un même sujet, du sujet écrivant et peignant, écrivant avec des images et peignant avec des mots, un sujet s'exposant dans la topique de ses lieux et dont le nom vient occuper un lieu central. Moi dans toute sa transparence et toute son opacité de forme et de matière, pluriel et singulier, écrit pour être donné à voir, peint pour être donné à lire. Un autoportrait de signes, de lettres, de phrases, de lignes, de dessin et de forme. Qu'est-ce que peindre ? Qu'est-ce que s'écrire ? Il s'agit de jouer l'une contre, avec, sur l'autre, ces deux questions.
Ce livre étudie la genèse, le contenu conceptuel et l'évolution de la doctrine qui a servi à intégrer la littérature et l'art au système idéocratique de l'URSS et des autres pays socialistes.