Mathias Waelli
Mathias Waelli
Les organisations de santé ont joué un rôle majeur pendant la pandémie. Pourtant, beaucoup qualifient les hôpitaux comme étant en crise. Savons-nous vraiment ce qu'est une organisation de santé ? un hôpital ? un réseau de soins à domicile ? savons-nous gérer et coordonner tous ces services entre eux ? comment faire en sorte que le patient revienne au centre des organisations de santé ? et est-ce nos organisations de santé sont adaptées aux défis de demain : le changement climatique et l'intelligence artificielle ? Autant de questions que cet ouvrage propose d'explorer à travers des théories et des cas d'études actuels prenant le soin de comparaisons avec d'autres pays. De plus aujourd'hui, les livres sur ce sujet ne répondent pas complètement aux besoins des professionnels de santé, ni aux grandes questions sur l'avenir du système de santé. L'ouvrage mettra ainsi l'accent sur des aspects innovants des transformations du système de santé : l'écoresponsabilité des organisations de santé, la place et le rôle du patient expert dans la gestion des parcours et dans la recherche clinique, l'usage de nouvelles technologies pour la coordination des parcours et la réalisation des soins.
Fruit d'une longue enquête sociologique dans des hypermarchés de France et aux États-Unis, cet ouvrage se présente comme un témoignage ethnographique qui démontre que, loin de se réduire à un état objectif, la précarité se situe à la rencontre d'une trajectoire (fondement d'une subjectivité) et de conditions de travail et d'emploi. De nombreux thèmes - des plus classiques aux plus singuliers - émergent de cette recherche sur la grande distribution : surveillance, routine, intensification des cadences, instrumentalisation du client par la maîtrise, rapports sociaux de sexe, mais aussi sentiment collectif au travail, résistance au changement, relation de service, espaces de travail... Les liens interindividuels interrogent la relation entre le nouveau capitalisme et la baisse des solidarités professionnelles. De cette analyse, il ressort que les travailleurs accordent une part de plus en plus importante à l'articulation des temps de vie et la considèrent même comme un enjeu majeur de bien-être au travail, les activités situées en dehors de la sphère professionnelle étant considérées comme "vitales" en tant que formes alternatives de réalisation de soi. L'un des enjeux majeurs du rapport au travail, pour les femmes en particulier, réside donc dans la réappropropriation du temps.