Martine Gasnier
Martine Gasnier
1920, Normandie. Emilio, jeune Italien fuyant la misère, débarque dans les mines de Soumont-Potigny. Entre solidarité ouvrière et montée du fascisme, son parcours incarne l’espoir et les luttes des immigrés dans une France en reconstruction.
Le Havre 1886 : Tandis que les dockers triment sur le port et que les sans-travail manifestent, la Compagnie générale transatlantique lance ses paquebots à destination de New York. Au Bistrot du port, Marie recueille un vagabond amnésique auquel elle n'aura de cesse de redonner son identité. Entremêlant grande Histoire et destins individuels, Martine Gasnier entraîne le lecteur dans un voyage au coeur des luttes ouvrières pour la dignité.
Ce roman est une descente dans les bas-fonds de l'exploitation humaine où la différence s'exhibait dans les foires ou dans des spectacles burlesques. Julien, « plus petit conscrit de France », mènera cette vie d'exhibé de son Perche natal à Marseille en passant par Luna Park, protégé malgré tout de la cruauté du public par son imprésario bienveillant.
La Grande Guerre a été déclarée, privant le pays de ses hommes partis au front. Pour faire tourner l'industrie de l'armement, on a recours aux femmes. Tandis que ces munitionnettes fournissent un effort de guerre sans précédent, leurs soeurs, les midinettes, triment dans les ateliers de couture... Au travers du destin d'Hélène et de Marguerite, héroïnes chacune à leur manière du roman, nous traversons une période que d'aucuns considèrent comme une première étape dans la libération de la femme, une étape souvent contrariée par le pouvoir politique.
Paris, mai 1871 : la Commune s'achève dans un bain de sang. Les dernières barricades sont tombées. Le temps de la répression est venu. D'interminables cortèges d'insurgés partent pour Versailles où leur sort sera scellé par une justice expéditive. Parmi eux, Henri le relieur et Lucie la blanchisseuse unis par le combat qu'ils ont mené. Lui sera déporté en Nouvelle-Calédonie tandis qu'elle s'établira à Rouen. Au-delà de la page d'Histoire, ce roman nous interroge sur le pouvoir du temps et de l'oubli.
« Quand vous êtes entré dans ma vie, le printemps pluvieux de cette année-là avait capitulé devant l'ardeur d'un bel été. Je vous ai appelé l'Homme Soleil. Quelque chose en vous ressemblait aux jours interminables aveuglés de lumière qui font oublier l'idée de nuit. Était-ce l'éclat de vos yeux ou celui de votre sourire ? Lorsque j'y songe aujourd'hui il me semble que votre rayonnement avait plus à voir avec l'esprit. Vous avez grandi sur les bords de la Méditerranée, là où des voix s'élèvent encore pour raconter mille histoires éternelles. » Dans ce nouveau recueil de nouvelles que l'on pourrait qualifier de trilogie solaire, l'auteur nous offre un voyage initiatique au pays de la lumière, celle de la Méditerranée ou d'une île perdue quelque part, au milieu d'un océan de toutes les audaces. La prose s'y fait poésie et berce le lecteur d'une ensorcelante musicalité.
Petites scènes ordinaires ou comment se distraire quand on vit en province. Du bistrot du village aux incontournables sorties dominicales en passant par les cérémonies officielles, l'auteur vous invite à partager son regard tendrement ironique sur une certaine comédie humaine. Réjouissant !
La presse à sensation relayait, avec une certaine délectation, leurs méfaits. Eux, c'étaient les apaches, des bandes de jeunes qui terrorisaient Paris au début du XXe siècle. Leur credo : la haine de l'ordre établi. Leurs moyens de subsistance : le vol et le proxénétisme. Devenu un des leurs, Satan-Belle-Gueule va faire l'apprentissage d'une existence aventureuse placée sous le signe de la trahison et des femmes, fascinées par son charme vénéneux. Héros dépourvu de morale, il narguera le destin jusqu'au jour où... Martine Gasnier, docteur d'État en histoire du droit et romancière, signe là son dixième roman.
Fuyant la misère de leur terre bretonne, Jules et Antoinette s'exilent à Paris où ils vont contribuer par leur labeur à l'essor de l'industrie dévoreuse d'humanité. Au sein de leur foyer, naissent deux garçons dont le plus jeune, Jean, se révolte très tôt contre toute forme d'exploitation. Un choix qui le conduira de la prison de la Petite Roquette à la colonie pénitentiaire de Soligny-la-Trappe avant un embarquement pour la Martinique. Avec pour toile de fond la révolution de 1848, les ravages du choléra et la pratique de l'engagisme, succédané de l'esclavage, le destin de Jean illustre une page de notre histoire, pas si lointaine, marquée par l'égoïsme forcené des nantis.
La panique s'est emparée d'une ville sans nom, la peste arrive et, avec elle, son lot d'horreurs. Nous sommes au Moyen Âge et la maladie revêt un caractère sacré, elle est une punition divine que l'on s'efforce d'éradiquer en désignant des boucs émissaires. Les juifs d'abord et, avec eux, les lépreux seront ceux-là. Au travers de destins collectifs mais aussi individuels, ce roman est une dénonciation de tous les obscurantismes et de toutes les haines. Il est aussi l'histoire de l'amour tragique entre Matthieu le chrétien et Myriam la juive.
Afin de ne pas succomber à la sinistrose pendant le confinement dû à la pandémie de Coronavirus, les éditions Zinédi ont proposé à ses auteurs une expérience, comme les aimaient les surréalistes : écrire librement, chacun son tour, une page de feuilleton... et cette aventure s'est transformée en livre, dont les droits sont reversés au Secours Populaire. L'histoire commence à la fin de l'épidémie de Covid-19, Juliette Maroy, archéologue spécialiste de l'Arctique, apprend la bonne nouvelle à la radio : dans sa région, le confinement est levé. Enfin, la liberté et le bonheur retrouvés ! Vraiment ? Ont participé à cette histoire collective : Jean-Louis Azencott, Pierre Efratas, André Fanet, Martine Gasnier, Francis Germain, Jacqueline Grand, Yan Kouton, Marie-France de Monneron, Gilles Pivard, Joëlle Tiano-Moussafir.